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De la piste d'athlétisme à l'arène politique

Quelque 200 médailles plus tard France Gagné tire sa révérence

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 13 août 2008 à 12:52
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De la piste d'athlétisme à l'arène politique
Au cours des 20 dernières années, France Gagné a mis la main sur quelque 200 médailles, dont cinq des Jeux paralympiques. (Photo François Simard)
De la piste d'athlétisme à l'arène politique
Quelque 200 médailles plus tard France Gagné tire sa révérence
Après 20 ans dans le monde du sport de haut niveau et une récolte de près de 200 médailles, France Gagné tire sa révérence avec un léger pincement au cœur, mais emballé par les nouveaux défis qui s'offrent à lui. S'il a troqué la piste d'athlétisme pour l'arène politique, sa vaste expérience pourrait aussi lui ouvrir la porte d'une carrière d'entraîneur.
«Le plan de match initial était de me retirer après les Jeux paralympiques de Pékin mais malheureusement, les choses n'ont pas tourné comme prévu, explique l'athlète handicapé visuel. Les deux compétitions qui m'auraient permis de me qualifier se sont déroulées dans des conditions exécrables et je n'ai pas réussi à obtenir mes standards.»

Les Jeux de Pékin auraient été les cinquièmes Paralympiques de France Gagné. Ce dernier avait notamment remporté une médaille de bronze au lancer du javelot à Athènes en 2004, une d'argent (javelot) et une de bronze (disque) à Sydney en 2000, une d'argent au javelot à Atlanta en 1996 et une d'argent au disque à Barcelone en 1992. À ce palmarès s'ajoutent plusieurs Jeux panaméricains et Championnats du monde marqués par de nombreux records.

«J'ai fait un sacré beau bout de chemin et je suis très fier de ce que j'ai accompli, souligne celui qui a fait ses premiers pas en athlétisme il y a une trentaine d'années à la polyvalente de Charlesbourg. Mes premières années avec l'élite ont été plutôt difficiles financièrement, mais par la suite, j'ai eu la chance de pouvoir compter sur l'appui de plusieurs commanditaires importants ce qui a évidemment facilité les choses.»

S'il a voyagé à travers la planète, c'est toutefois à Québec en 2003, à l'occasion du Championnat du monde, que l'athlète dit avoir a vécu son plus beau moment sportif. «J'y ai remporté une médaille d'or au javelot devant tous mes proches, mentionne-t-il. C'était vraiment spécial et je n'oublierai jamais cette journée.»

Ce dernier ne cache pas son intérêt pour un poste au sein de l'équipe d'entraîneurs du Rouge et Or. Et s'il a délaissé les pistes, il s'entraîne plusieurs fois par semaine au Evolugym du boulevard Chauveau sous la supervision de Germain Bédard. Il compte d'ailleurs participer à quelques compétitions de dynamophilie.
Un système à revoir
France Gagné suivra évidemment de près les Olympiques de Pékin même s'il se fait très critique à l'endroit du système canadien. «À peine 3% des 85 M$ investis pour le sport de haut niveau revient aux athlètes, déplore-t-il. Ça n'a aucun bon sens. Les fédérations sont beaucoup trop fortes et elles gobent tout le fric.»
Et la décision des autorités canadiennes d'exclure les athlètes paralympiques du programme de récompenses pour les médaillés est aussi une grande source de frustration. «C'est complètement ridicule de créer deux classes d'athlètes, affirme-t-il. C'est comme dire que les athlètes paralympiques ne sont pas aussi importants que les autres et que leurs exploits ne valent rien. Les Dean Bergeron et les Chantal Petitclerc sont des modèles pour les jeunes et d'excellents ambassadeurs pour le sport au même titre que n'importe quel autre athlète olympique.»

Ardent souverainiste, France Gagné entend maintenant mettre toutes ses énergies au service d'une passion pour la politique qui l'a notamment amené à épauler Pauline Marois dans la course à la chefferie du Parti québécois qui avait finalement couronné André Boisclair. Candidat officiel du Bloc Québécois dans la circonscription de Louis-St-Laurent, il est confiant de pouvoir déloger la ministre Josée Verner même s'il est bien conscient que le défi est de taille.

«Je vais y mettre la même énergie que celle qui m'a permis de remporter toutes ces médailles durant ma carrière sportive, promet-il. J'ai déjà fait beaucoup de terrain et notre organisation est bien en place. Nous n'attendons que le signal.»

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Jacqueline Bouvier

Commentaire mis en ligne le 2 octobre 2008
Bravo pour vos performances olympiques et félicitations pour entrer dans un nouveau sport:la politique.



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