Avec sa fiche éclatante, Michel Simard représente une des clés du succès des Capitales de Québec cette saison. (Photo Courtoisie)
Michel Simard : meilleure saison pro à vie
Lanceur de l’année chez les Capitales en 2007, Michel Simard représente un sérieux candidat pour recevoir à nouveau l’honneur cette saison. Le droitier connaît sa meilleure saison à vie. Artilleur de confiance lorsque vient le temps de monter sur la butte, le grand Charlesbourgeois représente une des clés principales du succès de son équipe cet été.
Au moment de l’impression du journal, le colosse de 27 ans avait enregistré 10 victoires et connu une seule défaite. En 14 sorties au monticule, il avait maintenu une moyenne pas piquée des vers de 2,41.
S’il peut compter sur une des meilleures brigades défensives, Simard a cependant passé 76 frappeurs dans la mitaine depuis son premier départ. Il figure parmi les trois meneurs à ce chapitre dans la ligue.
«Au baseball professionnel, c’est ma meilleure saison, affirme celui qui joue dans ce calibre depuis 2003. Ça va extrêmement bien. Ma moyenne de points mérités est très bonne, tout comme mon ratio victoire-défaite. Je ne donne pas beaucoup de buts sur balles (11). J’ai aussi un nombre décent de retraits au bâton.»
Excellent calibre
À sa deuxième année dans le baseball indépendant, Michel Simard qualifie le calibre d’excellent. Après avoir chaussé ses crampons dans les ligues Pioneer, Midwest, du Texas et de la Californie, il peut maintenant goûter à un bon niveau de compétition chez lui.
«Il ne faut prendre aucun lanceur à la légère, souligne-t-il. Ce serait mal connaître la ligue de penser que nous avons du succès parce que nous sommes trop forts. Ce n’est tellement pas ça. Tout le monde met les efforts pour avoir du succès.»
Au monticule, les excès de confiance peuvent coûter cher. Très cher. Après tout, la majorité des joueurs de la Can-Am ont déjà revêtu l’uniforme d’équipes AA aux États-Unis. Simard figure entre autres sur la liste.
D’autres, comme le gérant Michel Laplante, ont frappé à la porte des majeures dans le AAA. Moins nombreux, mais il y en a quand même, certains ont réalisé le rêve de disputer un match sur un terrain de la Nationale ou de l’Américaine en compagnie des vedettes du baseball.
«Les gars veulent jouer à la balle et aiment la balle, indique-t-il au sujet des joueurs de la Can-Am. Il faut être prudent à chaque lancer sinon, tu peux te faire tapocher.»
En pleine action, Simard aime défier l’adversaire avec une rapide généralement catapultée entre 87 et 89 mph. Elle frôle les 91-92 mph lors des bonnes soirées. Son répertoire comprend aussi un changement de vitesse et une glissante vicieuse qui fait sans doute sacrer de nombreux cogneurs.
«Avec ma rapide, j’essaie de créer un mouvement, explique-t-il. Je la tiens sur deux coutures. Il va toujours y avoir un petit mouvement qui va revenir vers les mains des frappeurs droitiers.»
Et le baseball affilié?
À l’instar d’Éric Cyr plus tôt cette saison, Michel Simard pourrait-il être tenté d’effectuer un retour dans le baseball affilié? Peut-être, mais encore faudrait-il lui envoyer une offre officielle, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.
«Beaucoup de gens m’ont posé la question, mais je me dis qu’on traversera le pont quand on sera rendu à la rivière. Quand je serai rendu à penser à mon avenir dans le baseball, chez les Capitales ou ailleurs, je m’en rendrai compte.»
Pour le moment, il dit plutôt se concentrer à aider les Capitales à devenir une équipe championne sur le terrain.
Cela dit, l’as lanceur tendrait bien entendu l’oreille advenant une proposition. «Il n’y a pas un joueur dans le baseball indépendant qui se dit Moi le baseball affilié, ça ne m’intéresse pas. Tout le monde joue un peu pour ça. On mérite tous une deuxième chance. Personne ne cracherait là-dessus.»