Pour le président du comité organisateur, Claude Bonnelly, il était tout naturel que le Congrès mondial des bibliothèques se tienne à Québec en cette année du 400e. (Photo François Simard)
Québec envahie par 4000 rats… de bibliothèque !
La capitale sera envahie au cours des prochains jours par plus de 4000 rats de bibliothèque. C'est que l'IFLA (Fédération internationale des associations de bibliothèques et d'institutions) tient son grand rendez-vous annuel au Centre des congrès de Québec du 10 au 14 août.
«Le congrès annuel de l'IFLA est l'occasion pour des professionnels de partout sur la planète de s'asseoir ensemble et de réfléchir à la mission des bibliothèques et à leur avenir, explique Claude Bonnely, président du comité organisateur du congrès. Plusieurs enjeux feront l'objet de discussions que ce soit le virage numérique, l'égalité d'accès à l'information, la liberté d'expression ou encore les bibliothèques comme agoras publiques favorisant l'insertion sociale.»
Les quelque 4000 congressistes attendus à Québec proviennent de 150 pays. Si l'Europe et l'Amérique du Nord sont bien représentées, l'événement accueillera aussi des visiteurs de pays en voie de développement grâce notamment à des bourses versées par le nouvel organisme de coopération «BiblioMondialis».
«Partout dans le monde, les bibliothèques ont le même objectif fondamental soit de contribuer à l'éducation et à l'émancipation des citoyens, ajoute le président. Elles le font dans des contextes économiques et sociaux fort différents d'un pays à l'autre et c'est pourquoi c'est important de se retrouver et de tisser des liens afin de partager nos façons de faire.»
Des retombées importantes
Organisé pour la première fois en 1927, le Congrès mondial des bibliothèques et de l'information en est à sa troisième escale en sol canadien après Toronto en 1967 et Montréal en 1982. Les retombées économiques liées à la présentation d'un tel événement dans la capitale sont évidemment considérables. «Nous n'avons pas établi de chiffres, mais c'est certain que ça se mesure en millions», estime Claude Bonnelly.
Les organisateurs n'ont pas été épargnés par les problèmes liés à l'obtention de visas pour les visiteurs de l'étranger. «Une trentaine de personnes nous ont demandé de l'aide, mais on ne sait pas combien ont tout simplement décidé de ne pas venir en raison des difficultés administratives, soutient M. Bonnelly. C'est très décevant.»
Parmi les activités d'envergure au programme du congrès, ce dernier signale deux séances plénières animées par des invités de marque soit Hervé Fisher, spécialiste des médias et des technologies de l'information et James Bartleman, ancien lieutenant-gouverneur de l'Ontario, qui traitera de l'alphabétisation des jeunes autochtones.
La présence en ville du père du milliardaire Bill Gates, William H. Gates II, risque aussi d'attirer l'attention. Ce dernier sera au congrès jeudi pour remettre le Prix de l'accès à la connaissance à une bibliothèque publique afin de reconnaître ses efforts pour faciliter l'accès à Internet.
Pour plus d'information sur l'événement, il suffit de visiter le
www.ifla.org.
desperate librarian housewife
Commentaire mis en ligne le 10 août 2008On ne sortira donc jamais des clichés ?
Il ne manque plus que le chignon et l'index sur la bouche pour le "chut" mythique demandant le silence...