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Tout pour réussir

Dossier Transat 2e de 3

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 19 juillet 2008 à 7:10
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Yvan Noblet, Sandrine Le Mao et Manuel Castilla (absent sur la photo) sont confiants de faire belle figure à leur première Transat Québec-Saint-Malo.- (Photo Jean Pascal Lavoie)
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Dossier Transat 2e de 3
Une équipe soudée et expérimentée, un bateau qui n'a plus de secrets pour son skipper et une confiance inébranlable permettent à Yvan Noblet d'aspirer aux grands honneurs de la Transat Québec-Saint-Malo en Class40.
Né sur les côtes de Bretagne et, comme tant de ses compatriotes, navigateur depuis son plus jeune âge, Yvan Noblet en est à sa première participation à la Transat Québec-Saint-Malo. Pourtant, le skipper de l'Appart'City affiche une confiance inébranlable et croit pouvoir rallier Saint-Malo au premier rang.

Depuis qu'il a pris la barre de l'Appart'City en 2006, Noblet s'est classé 6e à la Route du Rhum, 4e à la Transat Jacques Vabre et pointait au 4e rang de la Transat Artemis ce printemps avant qu'une collision avec un ofni (objet flottant non identifié) l'oblige à l'abandon. Le skipper a déjà 13 000 milles nautiques sous la cravate à bord de ce voilier, ce qui lui donne un bel avantage.

«C'est extrêmement important de bien connaître le voilier, savoir comment il réagit dans telle ou telle circonstance, explique-t-il. On peut mieux profiter des conditions et saisir les occasions.»

Cette expérience lui permet de largement compenser pour la relative vétusté de l'Appart'City. Bien qu'il en soit seulement à sa troisième année, le voilier concède du poids aux Class40 de deuxième génération, un facteur important en course. Comme Noblet et Le Mao connaissent le voilier sur le bout des doigts, ils exploiteront le meilleur de ses capacités. Un troisième équipier, Manuel Castilla, complètera l'équipe en se chargeant de la stratégie et de la météo. «Chaque équipier supplémentaire équivaut à 180 kg de plus, précise le skipper. À trois, nous fonctionnerons à 100%, tandis que plusieurs équipes devront faire la course à quatre.»

Reste le Saint-Laurent. «L'idéal serait de pouvoir embarquer quelqu'un qui le connaît parfaitement et le jeter par-dessus bord en Gaspésie!», rigole Yvan Noblet. Comme le règlement interdit ce genre d'arrangement, le skipper devra se fier à son instinct et aux informations qu'il a récoltées dans le voyage vers Québec.

Il se promet donc une belle traversée. «Nous sommes bien préparés et nous sommes trois amis dans la vie. Quoi qu'il arrive, nous resterons soudés, ce qui est très important dans les courses en équipe.»

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