L'Association québécoise de la dégénérescence maculaire (AQDM) lance, avec l'appui du gouvernement du Québec, une campagne de prévention des cas de cécité pouvant être évités chez les Québécois.
Cette annonce survient à un moment opportun, puisqu'elle a été prononcée aujourd'hui à l'occasion de Vision 2008, la 9e Conférence internationale sur la déficience visuelle. Cette manifestation réunit à Montréal plus de 1 200 chercheurs, cliniciens et professionnels de la réadaptation des personnes ayant une déficience visuelle.
L'AQDM effectuera une tournée de sensibilisation en région, qui s'arrêtera dans 22 villes du Québec en 2008 et en 2009, pour faire savoir que, lorsque la forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) est traitée à temps, il est possible d'éviter la cécité et même de retrouver une partie de la vision perdue.
Cette campagne destinée aux 50 ans et plus, le groupe le plus exposé, vise à leur faire mieux comprendre cette maladie dégénérative qui entraîne une perte rapide et sévère de la vision centrale. La perte de la vision peut se produire en quelques semaines ou en quelques mois et gravement compromettre l'autonomie de ceux qui en sont atteints.
«Le gouvernement du Québec est fier de s'associer à l'AQDM dans le cadre de cette importante initiative car la forme humide de la DMLA est une maladie pouvant avoir des effets dévastateurs autant sur la vie du patient que sur celle de sa famille, a déclaré Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés. Avec la tournée régionale de sensibilisation que mènera l'AQDM, nous espérons que les patients réagiront plus rapidement en allant consulter leur médecin afin de préserver leur vision et leur autonomie.»
L'année dernière, le gouvernement du Québec a joué un rôle clé dans la lutte contre la perte de la vision en devenant la première province du pays à rembourser un nouveau médicament novateur, le seul approuvé pour le traitement de la forme humide de la DMLA qui s'est révélé efficace pour améliorer la vision.
«Aucun Québécois devrait subir une perte de vision pouvant être évitée. C'est ce qui m'est arrivé, mais lorsque j'ai compris ce qui se produisait, il était trop tard. En trois semaines, j'ai perdu la vue, mon autonomie et une partie de ma vie, explique Gérard St-Denis, président de l'AQDM. Maintenant, il y a de l'espoir, mais les patients doivent agir vite et savoir reconnaître les symptômes pour être traités à temps. La perte de la vision n'est pas un élément normal du processus de vieillissement, et on ne devrait pas s'y faire.»
La forme humide de la DMLA affecte une toute petite région bien circonscrite du centre de la rétine, la macula, qui est responsable de la vision centrale détaillée. Si elle n'est pas traitée, la DMLA peut entraîner une perte de la vision centrale et conduire à la cécité. Au Canada, les taux d'incidence de la DMLA devraient doubler au cours des 25 prochaines années.
«Non traitée, la forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l'âge peut avoir des effets dévastateurs et irréversibles, explique le Dr Pierre Labelle, ophtalmologiste, Centre Michel-Mathieu, Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal. En faisant connaître les signes précurseurs et les symptômes de la maladie aux Québécois, nous espérons permettre aux patients et à leurs médecins de mieux prendre en charge la DMLA exsudative avant qu'elle ne progresse et leur donner la chance non seulement de sauver leur vision, mais
de conserver leur autonomie.»
L'AQDM recommande vivement aux Québécois atteints de la forme humide de la DMLA de consulter leur médecin pour déterminer si un traitement leur convient et invite la population à visiter son site Internet, pour obtenir de plus amples renseignements sur les symptômes, la prévention et le traitement de la DMLA.
Pour plus d'information ou connaître les dates des tournées régionales :
www.aqdm.org* (Source : Association québécoise de la dégénérescence maculaire - AQDM)