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Les grandes communautés religieuses de Québec:Un bel héritage du premier évêque François de Laval

Québec 1608-2008 : célébrons 400 ans d'histoire

Michel Bédard par Michel Bédard
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Article mis en ligne le 27 juin 2008 à 16:03
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Les grandes communautés religieuses de Québec:Un bel héritage du premier évêque François de Laval
Le premier immeuble à loger le Collège des Jésuites deviendra ensuite l'hôtel de ville de Québec.
Les grandes communautés religieuses de Québec:Un bel héritage du premier évêque François de Laval
Québec 1608-2008 : célébrons 400 ans d'histoire
Parti en bateau de La Rochelle en France au printemps 1659 et arrivé à Québec à la mi-juin, à titre de vicaire apostolique de la Nouvelle-France, François de Laval fonde la communauté des prêtres du Séminaire de Québec quelques années plus tard. Il en découlera l'érection canonique de plusieurs paroisses, la construction de plusieurs écoles, dont le Petit Séminaire de Québec, la création et l'arrivée de nombreuses communautés religieuses qui en font aujourd'hui un bel héritage pour la grande région de la Capitale nationale.
Dès ses débuts, la Nouvelle-France pouvait compter sur deux congrégations réligieuses bien établies, les Jésuites et les Ursulines qui font leur marque dans plusieurs domaines. Les Jésuites fondent leur collège en 1635 à l'emplacement actuel de l'hôtel de ville de Québec. Qualifié de premier collège d'Amérique du Nord, il s'adresse à ses débuts aux jeunes Amérindiens et aux jeunes colons français. Après avoir aussi servi de résidence pour les Jésuites et de caserne militaire pour les Anglais après la conquête en 1759, le collège devient en 1930 un externat classique affilié à l'Université Laval. Quelques années plus tard, on construit un nouvel immeuble que l'on peut voir encore aujourd'hui sur le boulevard René-Lévesque sous le nom de Collège Saint-Charles-Garnier en mémoire de l'un de ses plus prestigieux élèves.

Pour leur part, les Ursulines, avec l'arrivée de Marie de l'Incarnation, assurent l'instruction des jeunes filles à compter de 1640 où le couvent compte déjà 18 pensionnaires. Ce nombre augmente à 50 l'année suivante tant et si bien qu'après la conquête anglaise l'école regroupe à la haute-ville plus de 300 élèves. La congrégation donne ensuite naissance au Collège Mérici et à l'école des Ursulines qui accueille aujourd'hui dans le Vieux-Québec plus de 400 jeunes filles de 5 à 12 ans.

De leur côté, c'est à la demande des Jésuites que les Augustines s'embarquent pour la Nouvelle-France afin d'établir un hôpital pur soigner les Amérindiens et les convertir par la suite. Elles s'installent d'abord à Sillery en 1640 près de la maison des Jésuites pour être plus près des autochtones. La congrégation est à l'origine de la fondation de l'Hôpital général et de l'Hôtel-Dieu de Québec.
Québec, une belle terre d'accueil
Plusieurs autres communautés religieuses viennent soutenir celles déjà implantées vers 1850. À titre d'exemple, les Frères des écoles chrétiennes ont été présents dans un grand nombre d'écoles primaires et secondaires. Qualifiés de pionniers des études commerciales, ils sont à l'origine de l'Académie de Québec, transférée à Sainte-Foy vers 1960 et devenue le Cégep de Sainte-Foy, ainsi que de la Faculté de commerce devenue par la suite la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval. Ce bâtiment porte aujourd'hui le nom de l'un de ses fondateurs, le frère Palasis-Prince.

Les Sœurs du Bon-Pasteur débutent aussi leur mission vers 1850 auprès des femmes en difficultés. Elles seront connues pour leur dévouement auprès des femmes qui sortaient de prison et des mères célibataires. Parmi les autres congrégations religieuses présentes à Québec, on note entre autres les pères et les frères rédemptoristes qui sont les gardiens du Sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré depuis déjà 130 ans, les Sœurs de la Charité de Québec qui ont largement contribué à l'évolution du Centre hospitalier Robert-Giffard-Institut universitaire en santé mentale, les Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie et les Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier longtemps dévouées en éducation, de même que les Petites Franciscaines de Marie engagées aujourd'hui au niveau diocésain dans l'animation au Centre François de Laval

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