Gilles Lamontagne
Entretien avec l’ancien maire Gilles Lamontagne
Québec 1608-2008 : célébrons 400 ans d'histoire
Maire de 1965 à 1977, Gilles Lamontagne a une feuille de route bien garnie. Fier de ses quinze années à l’hôtel de ville, dont trois à titre de conseiller, l’ancien politicien aujourd’hui âgé de 90 ans a répondu à quelques-unes de nos questions.
Québec Hedbo – Au cours de votre passage à la mairie de Québec, vous avez laissé votre empreinte à plusieurs reprises. De quelle empreinte êtes-vous le plus fier?
Gilles Lamontagne – «Lorsque je me promène dans les rues de Québec, on me regarde avec un sourire sympathique. Les gens me disent Bonjour M. le Maire. De toutes les fonctions que j’ai occupées, servir les Québécois, comme conseiller pendant trois ans et comme maire pendant 12 ans, a été pour moi une responsabilité exaltante où il y avait beaucoup de défis. Nous nous sommes compris et les gens étaient heureux.»
QH – Vous recevez un ami ou un invité à Québec, quel trésor caché de la ville lui faites-vous découvrir?
GL – «Le Vieux-Québec et la Citadelle puisque toute l’histoire de Québec est là, elle n’est pas cachée, et quelle histoire!»
QH – Parmi toutes les activités de la programmation du 400e anniversaire de Québec, laquelle est votre incontournable et pourquoi?
GL – «C’est très difficile à dire puisque les réalisations sont multiples : interprétations de l’histoire, concerts, théâtre, infrastructures, expositions, mise en valeur des plus beaux sites… Le 400e a démontré que les Québécois relèvent tous les défis lorsqu’ils sont motivés, c’est génial. Non seulement Québec est une belle ville, mais elle a du charme.»
QH – Quelle personnalité ou personnage de l’histoire de Québec, tous les domaines confondus, retient le plus votre attention? Pourquoi?
GL – «Selon moi, deux personnes qui ont fondé Québec d’aujourd’hui, tout en mettant la politique de côté, nous ont aidée à voir l’avenir avec optimisme et à prendre conscience de nos possibilités. Il s’agit de Jean Lesage et de René Lévesque.»
Propos recueillis par Nicolas Bégin