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L'été complètement fou de Frédéric Dubois

Il partagera son temps entre Anton Tchekhov et Victor Hugo

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 20 juin 2008 à 15:00
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Cliquez sur l'image pour voir les metteurs en scène Frédéric Dubois et Véronique Côté interpréter un extrait de la pièce La Cerisaie.
L'été complètement fou de Frédéric Dubois
Il partagera son temps entre Anton Tchekhov et Victor Hugo
Les journées du metteur en scène Frédéric Dubois n'ont pas assez de 24 heures. Vous croyez qu'il va s'en plaindre? Ce serait mal connaitre l'homme de théâtre.
Bien assis, bouteille d'eau à la main, Frédéric Dubois répond aux journalistes venus assister à la conférence de presse annonçant la pièce La Cerisaie, d'Anton Tchekhov. Une œuvre qui prendra l'affiche du 22 juillet au 16 août au parc Notre-Dame-de-Grâce, sis en plein cœur du quartier Saint-Sauveur, et pour laquelle il cosigne la mise en scène en compagnie de Véronique Côté.

Un après l'autre défilent les journalistes, qui ont droit à la même dose de générosité. Dans un enthousiasme qui lui est propre, le principal intéressé prend plaisir à parler de son métier et de la toute nouvelle création du Théâtre des Fonds de Tiroirs. Dans de grandes envolées, il s'entretient de la distribution composée de Sylvio-Manuel Arriola, Véronique Aubut, Serge Bonin, Marie-Hélène Gendreau, Jean Guy, Maryse Lapierre, Véronika Makdissi-Warren, Kevin McCoy et Réjean Vallée, mais aussi de l'audacieuse idée de présenter du théâtre en plein air. Car il en faut du culot pour oser défier Dame Nature. Une situation qui n'énerve pas pour autant Frédéric Dubois.

«L'environnement naturel apporte une tout autre dimension au jeu, explique-t-il. Qu'il s'agisse d'un coup de vent dans une robe, d'une fine pluie ou encore d'un klaxon de voiture, ce sont autant d'éléments qui donnent à l'œuvre une couleur particulière. Une sorte de je-ne-sais-quoi de complètement inattendu.»

Où a-t-il trouvé la force de défier si cavalièrement Miss Météo? Dans le texte d'Anton Tchekhov, bien entendu.

«Quand on a un coup de cœur, c'est facile de plonger tête première dans un bain de création, d'ajouter celui qui vient à peine de franchir la trentaine. C'est ce que je vis avec l'œuvre d'Anton Tchekhov. Elle m'a complètement envahie. Du fait, je ne peux que m'éclater.»
Et les Misérables…
Son temps, Frédéric Dubois ne le consacre pas uniquement à La Cerisaie.¬ Car parallèlement aux heures passées à préparer la 11e saison du Théâtre des Fonds de Tiroirs, il s'affaire à attacher les ficelles de son plus important projet professionnel à ce jour : la mise en scène du spectacle Les Misérables, de Victor Hugo, qui prendra d'assaut le Capitole de Québec le 27 juin prochain. Un mandat qui l'amènera à diriger 35 comédiens-chanteurs dans ce qui se voudra la grande fresque musicale et théâtrale de l'été à Québec.
«Je vis des moments tellement stimulants, avoue-t-il visiblement très heureux de la reconnaissance que lui offre le milieu en lui confiant des projets à grand déploiement. Les nuits sont courtes et mon appartement est souvent désert, mais je mords dans chacun des défis à pleines dents. Chaque jour m'apporte son lot de surprises et de nouvelles rencontres. C'est de ça dont je me nourris.»

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