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Rouler dans la farine

Article mis en ligne le 19 juin 2008 à 8:28
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Rouler dans la farine
Au regard du projet d’agrandissement de l’Hôtel-Dieu de Québec, on justifie les PPP par la notion de risque, soi disant que ce type de partenariat évite, au domaine public, de s’exposer aux risques de dépassement des coûts. Cet argument puéril, invoqué par l’État, fait sourire tout partenaire privé potentiel. Ce dernier sait, lui, qu’on n’investit pas son équité dans une aventure risquée. «Never put good money on bad money», dit-on en anglais.

Le partenaire privé s’arrangera pour toujours recouvrer son investissement, qui sera minimal, le reste du financement venant d’ailleurs. Si les choses vont mal il se retirera tout simplement. On n’a qu’à penser à la faillite des frères Reichmann à Canary Wharf. Ceux-ci ont démontré comment faire des affaires avec l’argent des autres et laisser le problème à ces derniers lorsque ça va mal. Au Québec le discours sur les PPP est d’inspiration néolibérale et sert principalement à rouler le peuple dans la farine.
Jean-Marie Desgagné, Québec

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