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Le tourisme médical loin de faire l’unanimité (3/3)

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 17 juin 2008 à 18:58
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Le tourisme médical loin de faire l’unanimité (3/3)
Le Collège des médecins du Québec ne recommande aucunement aux Québécois d’aller se faire soigner à l’étranger.
Le tourisme médical loin de faire l’unanimité (3/3)
Le Collège des médecins du Québec est loin d’approuver le tourisme médical. Risques pour la santé, carence de recours et manque d’information sur les soins octroyés à l’extérieur du pays incitent les médecins d’ici à déconseiller cette pratique. C’est du moins ce que l’institution a fait connaître de la bouche d’un de ses porte-paroles, le Dr Yves Robert.
«Nous ne recommandons pas aux gens d’aller se faire soigner à l’extérieur du pays, surtout si les conditions sont réduites pour leurs recours. Il y a des risques pour la santé, selon les pays où les soins sont dispensés. S’il y arrive un problème, il faut que la personne puisse émettre un recours dans le pays où elle a reçu les soins», précise le Dr Robert.

Et rien n’indique qu’une telle procédure se fera en claquant des doigts, surtout si le patient est plus au moins familier avec le système de santé de l’endroit. De plus, une fois de retour au pays, si le «touriste médical» n’est point satisfait de son état, il doit en assumer la responsabilité, puisque l’intervention a été exécutée à ses frais à l’étranger. «C’est évident que s’il y a une urgence, les médecins d’ici viendront en aide à la personne. Mais si le patient n’est pas satisfait en revenant ici, il devra faire un recours dans le pays où ont été dispensés les soins.»

Les greffes d’organes effectuées à l’étranger inquiètent visiblement le porte-parole du Collège des médecins. La prudence est de mise, l’origine des organes implantés étant parfois nébuleuse. «Il peut arriver que les organes proviennent en fait d’un trafic, et que des gens plus pauvres aient accepté d’offrir un rein, par exemple, pour quelques sous. Cette pratique met tant la vie du donneur que celle du receveur en danger», alarme le principal intéressé.

Les patient ne se ruent cependant pas vers les pays étrangers afin d’avoir plus rapidement accès à des soins de santé, observe le Dr Robert. La pratique demeure encore marginale, en partie en raison des sommes astronomiques que doivent débourser les patients pour les diverses interventions. La percée du système de santé «à deux vitesses» pourrait répondre aux exigences des gens attirés par les soins de santé étrangers. Le temps d’attente s’en verrait réduit, et le besoin de ces patient, comblé.

Avant d’entreprendre un tel périple dans un pays étranger, le Dr Robert insiste sur le fait que les gens doivent se renseigner sur les traitements offerts et le système de santé de l’endroit. «Il peut arriver que des traitements non reconnus soient dispensés, insiste-t-il. La personne doit également être informée des suivis de son intervention.»

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