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Dossier : Tourisme médical (1/3)

S’envoler vers la guérison?

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 17 juin 2008 à 19:00
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Dossier : Tourisme médical (1/3)
S’envoler vers la guérison?
Il est dorénavant possible de se prélasser sur le sable chaud des caraïbes, sirotant un daiquiri aux fraises bien glacé, tout en se remettant tranquillement d’une intervention médicale. Après le tourisme culturel, le tourisme d’affaires et le tourisme sexuel, voici le tourisme médical!
Chirurgies esthétiques, traitements de divers maux et interventions marginales attirent plus particulièrement les friands du tourisme médical. Pas de liste d’attente, intervention rapide…la combinaison semble alléchante. Mais un tel «périple» nécessite un investissement relativement important. Le coût peut varier de plusieurs centaines à de nombreux milliers de dollars, en fonction de la nature de l’acte médical et de la destination choisie.

Autre détail à considérer : les risques pour la santé. En ce sens, le Collège des médecins du Québec est formel. Jamais il ne recommanderait à qui que ce soit d’emprunter cette voie. Bien que certains pays offrent des services de qualité, les systèmes de santé diffèrent et les recours, en cas de problèmes, peuvent s’avérer ardus. Il arrive en outre que certaines interventions non reconnues soient dispensées à l’extérieur du pays. Des traitements qui nourrissent un espoir chez les patients atteints de maladies graves dont les chances de survie ou de rétablissement sont quasi nulles, mais provoquent une vive inquiétude chez les médecins d’ici.
S’évader loin des listes d’attente
Ce sont sans contredit les listes d’attente effarantes des hôpitaux québécois qui poussent les patients d’ici à faire appel aux professionnels d’ailleurs. Des listes néanmoins pas toujours aussi longues qu’on pourrait le croire. À la lumière de statistiques du ministère de la Santé et des Services sociaux sur l’accès aux services spécialisés dans la région de la Capitale-Nationale, seuls deux patients étaient en attente depuis plus de six mois pour une arthroplastie du genou en date du mois de novembre 2007. La situation était tout autre pour les chirurgies d’un jour, quelque 161 patients étant alors en attente depuis six mois au plus.
Des données plus récentes de l’Hôpital de l’Enfant démontrent que le temps d’attente y est relativement court pour de nombreuses chirurgies. En date du 11 juin dernier, 23 personnes était néanmoins en attente en chirurgie générale depuis six mois ou plus et 31, pour une chirurgie en orthopédie.

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