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Le baseball attire de moins en moins les jeunes Noirs américains

Chronique de M. Baseball (Jacques Doucet)

Article mis en ligne le 14 juin 2008 à 6:48
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Le baseball attire de moins en moins les jeunes Noirs américains
Jackie Robinson
Le baseball attire de moins en moins les jeunes Noirs américains
Chronique de M. Baseball (Jacques Doucet)
Il y a belle lurette que Jackie Robinson a abaissé la barrière de la couleur ou du racisme apparent dans le baseball majeur…
Mais quelque 60 années après ce geste historique, les statistiques démontrent que de moins en moins de jeunes Noirs américains choisissent le baseball comme carrière chez les professionnels.

Le basketball et le football sont, aujourd’hui, les sports de prédilection des jeunes Noirs.

Pourquoi?

À mes yeux, la raison majeure semble évidente. Si le jeune athlète noir n’est pas doué d’un physique imposant, il s’orientera probablement vers le baseball. Mais s’il a un gabarit de plus de six pieds, qu’il pèse plus de 225 livres et qu’il est agile, ce sera le football qui l’attirera en premier. Et s’il mesure plus de six pieds et huit pouces, il tentera sa chance au basketball.

Le problème majeur du baseball, c’est que la route qui mène l’athlète du collège aux majeures est longue et ardue. Oui, il y a beaucoup d’or au bout du chemin, mais celui qui est affamé n’a pas beaucoup de patience. Au football ou au basketball, il n’existe pas de réseau de filiales. Si on a le talent voulu, on passe directement de l’école à la banque!

Au baseball, c’est différent. Il faut habituellement de trois à quatre ans avant d’atteindre le plateau des majeures. Il faut suer à grosses gouttes pendant une centaine de matchs, faire de longs voyages en autobus, se contenter d’un salaire d’environ 1 000 $ par mois et se nourrir de «fast food».

Une seule exception à la règle; si le joueur est un choix de première ou de deuxième ronde, ce qui lui vaut un montant très intéressant lors de sa mise sous contrat.

Ceux qui ne tombent pas dans cette catégorie, doivent prendre leur mal en patience et espérer qu’on leur donnera la chance de faire leurs preuves.

La situation est différente dans les pays du Sud. Les jeunes de Porto-Rico, de la République dominicaine, du Venezuela ou de la Colombie voient dans le baseball un passeport pour les États-Unis qui, pour eux, représente la terre promise.

Jackie Robinson et Larry Doby ont ouvert les portes du baseball majeur aux jeunes Noirs des générations qui les ont suivis… mais ces portes sont-elles en train de se refermer?

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