La presque totalité des rives du lac Saint-Charles devrait prendre cet aspect au cours des prochaines années.
Une saga qui tire à sa fin
Les riverains du lac Saint-Charles devront bientôt se résigner. Il ne reste plus qu'une étape à l'adoption du nouveau règlement sur la renaturalisation des rives du lac.
Si tout s'est déroulé comme prévu, au moment où L'Actuel sera distribué, le règlement aura été adopté au conseil d'agglomération et les riverains attendront la visite des employés de la Ville pour la renaturalisation de leur terrain.
Pourtant, l'Association des riverains du lac Saint-Charles (ARLSC) croyait que des aménagements au règlement étaient encore possibles. «Lors du dépôt au conseil de Ville, on nous a promis une dernière rencontre avec la Ville et Raymond Dion nous a reçus le 26 mai dernier, explique Mariane Robillard, porte-parole de l'association. Nous avons vraiment allégé nos demandes et nous avons senti une certaine ouverture de la part de la Ville.»
Malheureusement pour les riverains, dès le lendemain, la Ville leur a fait savoir qu'elle rejetait toutes leurs demandes. «Pourquoi nous rencontrer une dernière fois, si c'est pour tout refuser?, s'interroge Mme Robillard. Était-ce seulement pour se donner bonne conscience?»
En fait, deux demandes des riverains ont été accordées. «On nous avait déjà promis d'ajouter des arbustes dans le choix des végétaux et la Ville en a ajouté deux à la liste. Et des précisions nous ont été données quant au processus de renaturalisation», indique la porte-parole.
Celle-ci croit donc que les travaux se dérouleront dans la discorde. «C'est hallucinant! Les gens sont très révoltés qu'après un an de recherche de compromis, on n’aboutisse à rien.»
Les efforts de l'ARLSC se dirigent maintenant vers la municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury qui s'apprête à déposer le règlement sans autre modification.
Parce que la sensibilisation ne suffit plus
De son côté, l'APEL du lac Saint-Charles et des Marais du Nord se réjouit de l'adoption du règlement. En accord avec sa mission de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine écologique du bassin versant du lac et de la rivière Saint-Charles, l'organisme croit qu'une telle mesure était devenue incontournable.
«Nous sommes conscients que ce règlement ne fera pas l’unanimité auprès des riverains. Nous sommes forcés de faire ce constat, car malgré toutes les campagnes de sensibilisation et de distribution d’arbres et d’arbustes gratuits réalisées au fil des années, plusieurs riverains négligent toujours de passer à l’action», commente l'APEL par voie de communiqué.
L'organisme de protection environnementale croit que ce règlement est le meilleur compromis «entre la protection de la réserve d’eau potable pour 250 000 personnes et la cohabitation avec la population riveraine.»