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Un parc techno à maturité

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 9 juin 2008 à 14:51
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Un parc techno à maturité
L'environnement vert du Parc technologique est un critère recherché par les entrepreneurs en haute-technologie.(Photo Jean Pascal Lavoie)
Un parc techno à maturité
Le Parc technologique du Québec métropolitain célèbre cette année ses vingt ans. La maturité atteinte, le Parc planche maintenant sur des projets d'expansion qui devraient faire l'objet d'annonces dans les prochaines semaines.
Bien campé sur ses terrains boisés à l'angle du boulevard Charest et de l'autoroute Henry-IV, le Parc technologique du Québec métropolitain héberge 93 entreprises et 5 000 travailleurs. D'une superficie totale de 15 M p2, il ne reste plus que 1,2 M p2 encore disponibles pour la vente. Même ses sept immeubles multilocatifs affichent un taux d'occupation enviable, soit 94%.

«En fait, si le taux n'est pas encore plus élevé, c'est qu'il reste encore de l'espace à combler dans le nouvel immeuble multilocatif du Parc», précise Richard St-Pierre, directeur Développement des affaires.

À première vue, ce qui distingue le Parc technologique des parcs industriels est l'omniprésence des espaces verts. D'ailleurs toute entreprise qui achète un terrain doit s'engager à conserver 35% de la superficie en espace vert. Cette caractéristique, bien qu'intéressante, n'est surtout pas la seule distinction du Parc technologique, insiste Carole Voyzelle, présidente-directrice générale.

«Nous ne sommes pas un parc industriel de luxe! Nous répondons aux cinq critères internationaux qui distinguent les parcs technologiques des autres parcs.» Parmi ces critères, notons le partenariat avec une université, en l'occurrence l'Université Laval, et l'obligation aux entreprises s'y établissant de consacrer une partie importante des leurs activités à la R & D.

La dernière année a été particulièrement fructueuse à ce niveau pour le Parc technologique. Six nouvelles entreprises s'y sont établies, dont Anapharm avec ses 600 employés.
Exporté son expertise de l'autre côté du fleuve
Plus significative de l'orientation du Parc technologique pour son avenir, l'entente avec l'Innoparc de Lévis traduit à la fois la valeur de l'expertise développée au Parc, mais aussi le fait qu'on commence à y être à l'étroit.
Pour l'implantation et le développement de son nouveau site d'accueil d'entreprises technologiques, la Ville de Lévis a fait appel au Parc technologique. Ainsi, ce premier site associé bénéficiera de l'expertise du Parc pour attirer des entreprises.

Il faut savoir que le financement du Parc technologique, depuis sa privatisation en 1999, est assuré par la vente de ses terrains. Comme il y en a de moins en moins de disponibles, la corporation qui gère le Parc doit revoir sa stratégie. «L'entente avec l'Innoparc est un moyen de diversifier nos sources de revenus, confirme Richard St-Pierre. C'est une première étape et d'autres annonces devraient être bientôt faites.»
Des travailleurs jeunes et scolarisés
- La moyenne d'âge des travailleurs est de 30 ans;

- Plus des trois quarts (77 %) sont âgés de moins de 44 ans;

- Plus de 90 % ont fait des études postsecondaires;

- 45 % ont complété une formation universitaire;

- 20 % occupent une fonction de chercheur;

- Près de 10 % sont issus de l’immigration.

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