Les participants au stage en horticulture ont le privilège d'apprendre leur métier dans un site exceptionnel comme le Manoir Montmorency. [:AC:]CP:(Photo: Marc Cochrane)
Un partenariat qui ne fait que des gagnants
Fierbourg réalise un stage en horticulture au Parc de la Chute-Montmorency
Le décor enchanteur du Manoir Montmorency ne sert pas juste à impressionner les 800 000 visiteurs par année au Parc de la Chute-Montmorency. Il a aussi été le théâtre, pour la première fois, d'un stage d'étudiants en horticulture du Centre de formation professionnelle Fierbourg.
Les six personnes, soit cinq femmes et un homme, en sont à leur première année d'un cours de 1 350 heures sous la formule alternance travail-études en vue d'obtenir leur diplôme d'études professionnelles. Ils ont effectué un stage de trois jours, les 9, 10 et 11 juin derniers.Il s'agissait d'un deuxième stage d'une série de trois.
«La sous-traitance donnait des résultats mitigés. J'ai donc suggéré au directeur du parc, Jean Laurin, de dénicher de la main-d'œuvre davantage spécialisée. J'ai ensuite contacté le Centre Fierbourg de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries et, en échange de rémunération, ils effectueront l'embellissement du Manoir Montmorency», a mentionné le responsable de l'entretien des espaces verts au Parc de la Chute-Montmorency, Daniel Godin.
Stage en Europe
M. Godin ajoute que grâce au montant remis à Fierbourg, les étudiants pourront participer à un troisième stage, cette fois, à Niort, en France. Ils se rendront dans la région du Poitou-Charentes du 31 août au 21 septembre. Par la suite, les cousins français viendront participer aux Fêtes du 400e de Québec, durant 10 jours, en octobre.
C'est justement aux couleurs du 400e que Daniel Godin et l'agronome du cours, Geneviève Cloutier, ont décidé d'aménager les alentours du Manoir.
«Nous avons pris une semaine pour sélectionner des fleurs particulières en visitant les centres-jardins de la région de Québec. Nous avons misé sur le rose, le rouge, l'orange et le vert. J'ai même ramené des bananiers d'Éthiopie du Jardin botanique de Montréal», a renchéri Daniel Godin.
La main à la pâte
Les étudiants Marie-Noël Nadeau (Québec), Joan Claveau (Québec), Nadine Dostaler (Neuville), Daphné Cliche (Frampton) et Patrick Guay (Saint-Laurent) ont d'abord enlevé 2 000 bulbes qui seront réutilisés, cet automne. Après avoir passé le rotoculteur, ils ont installé 3 000 plantes annuelles toutes acquises chez des producteurs locaux.
«J'aimerais que l'expérience soit répétée l'an prochain car c'est valorisant pour les élèves de mettre la main à la pâte. Ils ressentent une grande fierté de travailler dans un endroit de prestige comme le Manoir Montmorency», a affirmé Mme Cloutier.
«C'est agréable de travailler dans un bel endroit comme celui-là. On est gâté car on a pu faire un tour de téléphérique. Les gens nous posent des questions sur notre travail», a confié Marie-Noël Nadeau.