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Des francophones qui ont su laisser leur marque

Christian Hébert lance NCSM Montcalm : Le français dans la Marine canadienne

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 11 juin 2008 à 16:21
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Des francophones qui ont su laisser leur marque
Lui-même réserviste dans la Marine canadienne de longues années durant, M. Hébert nourrit depuis les débuts des temps une passion certaine pour la navigation et tout ce qui a trait à l’histoire. (Photo Karine Bouchard)
Des francophones qui ont su laisser leur marque
Christian Hébert lance NCSM Montcalm : Le français dans la Marine canadienne
L’auteur et historien limoulois Christian Hébert vient tout juste de publier le fruit de ses recherches de longue haleine; un ouvrage dédié à l’histoire du NCSM Montcalm –navire sur lequel il a fait ses premières armes – ainsi qu’aux francophones de la Réserve navale, qui ont su si habillement laisser leur marque dans le temps.
Lui-même réserviste dans la Marine canadienne de longues années durant, M. Hébert nourrit depuis les débuts des temps une passion certaine pour la navigation et tout ce qui a trait à l’histoire. Grâce à ses récentes recherches, il a su amalgamer ces deux inébranlables passions. Un défi néanmoins colossal. Plus d’une année et demie de travail a été nécessaire à la réalisation du projet.

«En 2002, un ancien commandant du Montcalm m’a donné pour mandat d’écrire une histoire sur l’unité de réserve, dont la première unité française, relate-t-il. Puisque j’étais alors officier de la marine et que je possédais des études universitaires en histoire, j’étais bien placé pour mener à bien ce projet.»

Au dire de l’auteur, la lecture de l’ouvrage ne s’adresse pas exclusivement aux militaires, anciens ou actuels. Car le récit est d’abord et avant celui de francophones qui ont trimé dur afin de parvenir à leur fin et de se tailler une place dans un monde quasi unilingue anglophone.

«Il y a deux volets dans l’ouvrage, insiste-t-il. D’abord, le milieu maritime et son histoire, et puis la langue française. Des gens de tous les milieux ont fait la lecture du livre. Il est facile de s’y reconnaître, car tous, quelque part, ont connu un problème de traduction de la langue.»

Aux débuts de la toute première unité implantée à Québec, en 1923, la présence des francophones à bord de la Marine canadienne se fait timide. Ce n’est qu’en 1941 que le navire NCMS Montcalm se joint à l’équipe. Les Canadiens français saisissent leur chance, non sans difficulté. «Une fois que la porte s’est ouverte pour les francophones, il s’est passé quelque chose de particulier, explique M. Hébert. Au Québec, le pourcentage de recrutement était assez spectaculaire par rapport aux autres provinces.»

«Il y a eu des gens avec incroyablement d’énergie qui se sont donné cœur et âme pour leur travail et leurs idéaux. Ces gens venaient pratiquement tous de la région de Québec. Il n’y aurait pas eu d’unité si ce n’avait été des résidents de la ville de Québec. Ce sont eux qui ont permis la création de l’unité. Et il ne faut pas oublier que l’unité et la Marine canadienne ont participé à un extraordinaire rayonnement de la région», conclut M. Hébert.

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