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La ville de Québec fuit de toutes parts

Éric Boucher par Éric Boucher
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Article mis en ligne le 6 juin 2008 à 11:23
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La ville de Québec fuit de toutes parts
À l’aide d’un amplificateur de son appelé géophone, les techniciens du service de détection des fuites de la Ville de Québec traquent les dissonances que provoque une fuite d’eau. Ils espionnent ainsi près de 15 000 bornes-fontaines à chaque année. (Photo Ville de Québec)
La ville de Québec fuit de toutes parts
La Ville de Québec et Réseau environnement lançaient, cette semaine, l’édition 2008 du programme d’économie d’eau potable visant à faire la leçon à l’Homo gaspillus. Quoiqu’on entend plus beaucoup de voix pour défendre celui qui nettoie son entrée à l’aide d’un boyau d’arrosage, la Ville se retrouve arrosée quand on réalise qu’environ 20% de l’eau traitée se perd à travers les fissures de ses canalisations avant d’aboutir à votre robinet et que seulement trois employés travaillent l’été à la détection de ces fuites.
La Ville de Québec produit 2,5 milliards de litres d’eau potable en moins qu’il y a cinq ans, et ce, malgré un accroissement de sa population d’environ 27 000 personnes. À un coût de 0,04 ¢ le litre d’eau acheminé jusqu’à votre bain cela fait tout de même une économie d’1M$.

Cette économie, la Ville la doit en bonne partie à sa petite escouade saisonnière du Service de détection des fuites, mise sur pied en 2006. L’équipe a réussi à réduire de 6%, les quelque 50 milliards de litres traités chaque année par la Ville. L’équivalent de 2000 piscines olympiques.

Avec l’augmentation à prévoir des coûts d’opération des usines de traitement de l’eau dû, entre autres, au coût de l’énergie, chaque piscine compte… D’autant plus que la Ville paie deux fois plutôt qu’une pour chaque litre perdu. L’eau qui s’échappe des canalisations se retrouve immanquablement dans le réseau d’égout et il en coute près du double de traiter cette eau avant de la retourner à la nature que pour la rendre potable au départ.

En comparaison au travail de l’escouade, la politique d’économie d’eau dans les immeubles de la Ville est une goutte dans l’océan. Le remplacement des pommes de douche, robinets, climatiseurs à l’eau, toilettes et urinoirs à réservoirs par des équipements moins gourmands n’aura permis que l’économie d’un million de litres.

Le service de détection des fuites a réussi depuis sa naissance à déceler 243 fuites dans le réseau d’aqueduc municipal, dont 73 sur des conduites principales. À l’aide d’un amplificateur de son appelé géophone, les techniciens écoutent le bruit de l’eau dans les canalisations, traquant les dissonances que provoque une fuite. Ils espionnent ainsi près de 15 000 bornes-fontaines chaque année.

«Même si nous avions une plus grosse équipe et que nous détections plus de fuites, on ne peut aller plus vite que les travaux publics. Ce sont eux qui doivent creuser et colmater», affirme Carmen Richard, responsable de l'équipe.
Les pénuries ne sont pas impossible
Bien que la province détienne 3% des réserves mondiales en eau douce, de nombreux spécialistes en environnement affirment qu’un des pires défis qu’auront à relever les Québécois au cours des prochaines décennies sera l’approvisionnement en eau potable.
"Avec 424 litres d’eau consommés en moyenne quotidiennement, les Québécois se classent parmi les cinq plus grands gaspilleurs d’eau de la planète. La région de Québec n’est pas à l’abri d’une pénurie comme le relate Raymond Dion, responsable de l’environnement au comité exécutif de la Ville de Québec. «Il y a eu quelques épisodes préoccupants. À l’été 2002 et 2005, nous avons connu des périodes de sécheresse inquiétante. Au printemps 2003, on a eu une longue période de temps froid et pluvieux. À la première fin de semaine de beau temps, tout le monde s’est mis à remplir leur piscine et nettoyer leur terrain en même temps. On a failli manquer d’eau!»
Les industries et l’agriculture aussi
Selon le rapport de la Commission sur la gestion de l’eau en 2000,

près de 50% de l'eau est utilisée à des fins industrielles ou agricoles.
"Il est certain qu'ils auront eux aussi à faire leurs efforts, mais la menace numéro un demeure la contamination par les rejets industriels de nos réserves d'eau douce", estime Serge Roy, président de l’Association québécoise pour un contrat mondial de l'eau (ACME)

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Fernand Trudel

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2008
Une phrase m'a fait sursauter dans votre reportage. C'est celle-ci:

"Il est certain qu'ils auront eux aussi à faire leurs efforts, mais la menace numéro un demeure la contamination par les rejets industriels de nos réserves d'eau douce", estime Serge Roy, président de l’Association québécoise pour un contrat mondial de l'eau (ACME)

Alors la Ville de Québec n'est pas menacée quand on regarde où elle puise son eau potable. Il y a 9 réseaux de distribution prenant leur source à 7 endroits différents. Seul le réseau de l'ex ville de Ste-Foy qui prend sa source au fleuve pourrait êtrer affecté mais c'est surtout des bactéries coliformes que l'on remarque dans l'analyse de l'eau à l'entrée de l'usine de traitement et que l'on brûle en surchlorant. Quant aux autres sources d'approvisionnement qui sont en montagne (exemple: Mont- Bélair, Montagne des Roches, Lac des Érables) ou en pleine nature sauvage (exemple : rivière Montmorency (Les Ilets, en haut de la chute), Cote du lac), il n'y a pas d'industrie installéee dans ces parages. Alors la déclaration de Monsieur Roy n'est qu'une alarme de plus et de trop...

Encore le foutu principe de précaution qu'on mèle à toutes les sauces. C'est l'arme des faibles...

Je crois que l'accessibilité à l'eau potable est essentielle. Nous avons l'avantage d,en avoirr plus que nos besoins, l'urgence est de paratger avec les pays les plus démunis. Mais nos écolos ont vite empêché cette avenue depuis le sommet de RIO. Ils préfèrent qu'ils meurrent de soif car pour eux l'eau ca ne se partage pas. ils ont ainsi bloqué l'exportation des bouteilles d'eau potable. Ces gens saluent la décision du gouvernement d'en faire un bien coillectif qui deviendra taxable à court terme... Voilà une autre source de revenu étatique qui appauvrira les citoyens au grand plaisir des adeptes de la simplicité volontaire...

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