Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Pas question de régler à la hâte

Un millier d'employés municipaux manifestent bruyamment à l'hôtel de ville

François Simard par François Simard
Voir tous les articles de François Simard
Article mis en ligne le 3 juin 2008 à 9:57
Soyez le premier à commenter cet article

Téléchargez Flash Player pour voir ce vidéo.

Les syndiqués se sont fait entendre à coups de klaxons, de sirènes et de musique rock.
Pas question de régler à la hâte
Un millier d'employés municipaux manifestent bruyamment à l'hôtel de ville
«Le facteur temps ne doit pas être un handicap dans nos négociations. Nous avons décidé de changer une culture qui est là depuis plusieurs années et ça prendra six mois, un an ou plus s'il le faut.» Voilà le message qu'avait à livrer le vice-président du comité exécutif, Richard Côté, au millier de syndiqués réunis à l'extérieur de l'hôtel de ville, hier soir, dans une grande fiesta sonore.
Les cinq grands syndicats (policiers, pompiers, cols blancs. cols bleus et professionnels) avaient décidé de faire entendre aux élus leur mécontentement face à la stratégie de négociation «cartes sur table» du maire Régis Labeaume. Équipés de klaxons, de sirènes et d'un efficace système de son, ils ont ajouté une trame sonore plutôt cacophonique à la séance du conseil qui se déroulait à l'intérieur.

«C'est le lancement officiel de ce qui va se passer cet été, a averti Jean Lachance, président du syndicat des cols bleus. Nous n'avons pas l'intention de briser les célébrations du 400e, mais on va être très présents et on va fêter.»

Malgré cet imposant rassemblement et les messages sans équivoque lancés à son endroit, le maire de Québec est demeuré imperturbable. «Félicitations aux syndiqués pour leur choix musical, c'est de mon temps», a-t-il lancé en boutade en tout début de conseil, alors que les puissants hauts parleurs installés à l'extérieur crachaient le classique de Pink Floyd Money.

Régis Labeaume a déploré n'avoir reçu aucune offre des syndicats sauf celui des policiers «il y a très longtemps». «L'administration a joué à visage découvert, mais il n'y a eu aucune réponse, a-t-il souligné. Faites-nous des propositions. Je le répète, nous sommes disponibles pour négocier sept jours sur sept et 24 heures sur 24.»

Ce dernier a dit suivre exactement le plan de match annoncé durant sa campagne électorale. «Nous considérons que nous avons été élus sous ce mandat-là, a-t-il affirmé, revenant sur les deux enjeux majeurs que sont les congés de maladie et le régime de retraite. Il est essentiel de simplifier la vie des citoyens et de rendre notre organisation plus performante.»

S'il appuie le comité exécutif dans les négociations, le chef de l'opposition, Jean-Marie Matte, n'en déplore pas moins le climat régnant à Québec qualifiant la situation de «très désagréable». «Pour avoir une solution, ça prend de la négociation, a-t-il rappelé. Si j'ai un souhait à faire, c'est qu'on s'assoie à une table et qu'on fasse preuve de bonne volonté.»
L'opposition s'effrite
La journée avait bien mal débuté pour le Renouveau municipal qui, quelques heures à peine avant le conseil, apprenait de la bouche même du maire qu'il perdait deux soldats. Les conseillers Gérald Poirier (Les Saules) et Patrick Paquet (Neufchâtel) ont ainsi choisi de joindre le camp des indépendants qui mèneront la prochaine bataille électorale, en novembre 2009, au sein de l'équipe que Régis Labeaume entend former d'ici l'automne.
Avec ces départs, le RMQ n'a donc plus que deux voix de majorité au conseil avec 20 représentants contre 14 indépendants (incluant le maire) et quatre élus de l'Action civique.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • La crise financière qui prend des proportions mondiales commence-t-elle à vous inquiéter?
  • Oui
  • Non