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Quelque 250 000 postes de travailleurs qualifiés à combler sur les chantiers

Le secteur canadien de la construction inquiété par la pénurie de main-d'oeuvre

Article mis en ligne le 9 juin 2008 à 5:15
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Quelque 250 000 postes de travailleurs qualifiés à combler sur les chantiers
Le secteur canadien de la construction inquiété par la pénurie de main-d'oeuvre
En raison de l'augmentation constante du prix des produits de base et du lancement de grands projets d'infrastructure, le secteur canadien de la construction est en voie d'enregistrer une pénurie de main-d'œuvre à l'échelle nationale, a déclaré George Gritziotis, directeur général du Conseil sectoriel de la construction.
«Je qualifierais la situation de "tempête parfaite", a précisé Robert Blakely, coprésident syndical du Conseil sectoriel de la construction (CSC). L'économie est stimulée par les grands projets d'infrastructure réalisés dans l'ensemble du Canada, dont des travaux importants de construction d'écoles et d'hôpitaux dirigés par le gouvernement et des projets industriels et techniques, mais ces projets posent un problème bien réel pour notre main-d'oeuvre.»

Ces renseignements figurent dans les prévisions annuelles sur les tendances du marché du travail établies par le Conseil sectoriel de la construction dans le document intitulé Construire l'avenir. Il s'agit du rapport prévisionnel le plus détaillé et le plus évolué sur les conditions du marché du travail qui soit publié au Canada.

D'après les données de ce rapport, on a procédé à l'embauche de 42 000 nouveaux travailleurs l'an dernier, nombre inégalé jusqu'à maintenant, afin de répondre à l'accroissement de l'activité dans le secteur de la construction. Au cours des huit prochaines années, 94 000 travailleurs supplémentaires seront nécessaires afin de soutenir la cadence imposée par les nouveaux projets. Par ailleurs, un nombre additionnel de 162 000 travailleurs devront remplacer les baby-boomers, qui prendront leur retraite.

«À tous les niveaux, on constate un urgent besoin de nouveaux travailleurs, qu'il s'agisse des domaines résidentiel ou industriel ou encore de l'ingénierie, a indiqué Tim Flood, coprésident représentant le patronat, Conseil sectoriel de la construction. Nous devons intensifier notre campagne de promotion, pour convaincre les jeunes de s'inscrire à des programmes d'apprentissage et d'envisager de faire carrière dans un métier spécialisé.»

Malgré l'incertitude économique prévalant aux États-Unis, la construction a représenté un secteur dominant au Canada lors de la dernière décennie, tant sur les plans de la croissance que de l'emploi. Au cours des cinq dernières années, le taux d'emploi national a enregistré une augmentation record de 39 %, et ce, dans l'ensemble du secteur de la construction.
Prévisions nationales
Selon les prévisions nationales, la Colombie-Britannique et l'Alberta mèneront la marche, puisque leurs nouveaux projets contribuent à élever les taux d'emploi à des niveaux record. Toutefois, ces augmentations spectaculaires du taux d'emploi se font attendre à Terre-Neuve-et-Labrador, au Manitoba et en Saskatchewan, où un certain nombre de projets majeurs d'exploitation des ressources sont au stade de la planification. En outre, le Nouveau-Brunswick doit relever un défi des plus exigeants qui soient en matière de recrutement, puisqu'on y prévoit des projets d'exploitation des ressources de grande envergure au cours des prochaines années. Toujours selon les prévisions, l'Ontario et le Québec devraient enregistrer une croissance annuelle stable dans les secteurs industriel et technique.
Jusqu'à tout récemment, le secteur canadien de la construction réussissait à satisfaire à une demande élevée et à soutenir son expansion grâce à ses activités de recrutement, de formation et de maintien de la main-d'oeuvre au sein des métiers spécialisés. Parmi les métiers et les professions en demande, citons les métiers reliés aux domaines industriel et technique, les directeurs de travaux de construction, les entrepreneurs et les surveillants.

«Par notre intervention, j'espère que nous convaincrons certaines des personnes qui sont sur le point de prendre leur retraite de poursuivre leurs activités pour contribuer à alléger la pression, a affirmé George Gritziotis. Par ailleurs, il faut absolument augmenter le nombre de travailleurs étrangers temporaires, en plus de recruter davantage de femmes et d'Autochtones pour respecter l'échéancier des projets.»
À propos du CSC
Le Conseil sectoriel de la construction est un organisme national qui s'engage à former une main-d'oeuvre hautement qualifiée, qui saura répondre aux besoins futurs du secteur de la construction au Canada. Créé en avril 2001, et financé par les secteurs gouvernemental et industriel, le Conseil est issu d'un partenariat entre les syndicats et le patronat.
Intitulé Construire l'avenir, le rapport prévisionnel national et régional du Conseil sectoriel de la construction fournit aux établissements d'enseignement, au gouvernement, aux syndicats et à l'industrie des renseignements exacts sur l'offre et la demande de main-d'oeuvre, afin de répondre aux besoins futurs du secteur de la construction au Canada.

* (Source Conseil sectoriel de la construction - CSC)

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