Le BAC transmet son inquiétude aux municipalités quant au changement climatique
L'inertie quant à l'élaboration d'un plan d'action national à l'égard du changement climatique, ce qui comprend l'amélioration immédiate de l'infrastructure vieillissante du traitement des eaux et des égouts, pourrait entraîner une situation dans laquelle les Canadiens devraient se bousculer pour obtenir de l'eau potable au lendemain d'une catastrophe naturelle.
C'est le message qu'a livré Robert Tremblay, directeur principal du Bureau d'assurance du Canada (BAC), lors d'un récent discours qu'il a prononcé à Québec au congrès de la Fédération canadienne des municipalités.
M. Tremblay continue de diffuser le message du BAC indiquant que l'adaptation aux effets du changement climatique doit devenir une priorité nationale. À ce sujet, il a déclaré «qu'il est impératif de bâtir et de rebâtir nos infrastructures en fonction des nouvelles réalités climatiques.» Il a aussi insisté sur le besoin immédiat pour nous tous, en tant qu'individus autant que de la part des gouvernements, à prendre des mesures pour s'adapter aux effets du changement climatique au pays.
M. Tremblay a rappelé à son auditoire que la défaillance des infrastructures a joué un rôle dévastateur dans toutes les catastrophes naturelles récentes au Canada. Il a enjoint tous les paliers de gouvernement à travailler ensemble pour s'assurer que les collectivités puissent apporter les améliorations nécessaires à l'infrastructure de leurs systèmes de traitement des eaux et des égouts.
Le BAC continue d'encourager les gouvernements à élaborer une stratégie globale pour composer avec les effets des phénomènes météorologiques violents de plus en plus fréquents, en prenant notamment les mesures suivantes :
- améliorer l'infrastructure vieillissante;
- renforcer les codes du bâtiment et y intégrer des éléments de conception axés sur le climat;
- mettre en œuvre des révisions aux politiques touchant l'utilisation des terres.
* (Source : Bureau d'assurance du Canada - BAC)