Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Tribune Libre
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

L’interdiction des étalages : une mesure efficace pour la santé, point final

Article mis en ligne le 2 juin 2008 à 8:10
Soyez le premier à commenter cet article
L’interdiction des étalages : une mesure efficace pour la santé, point final
à partir du 31 mai, les étalages de tabac doivent être cachés des consommateurs dans les points de vente. Face à cette obligation, de nombreux propriétaires de dépanneurs se lamentent de cette mesure «inefficace». Si les dépanneurs sont sans doute des experts de la vente au détail, ils ne sont aucunement compétents en réduction du tabagisme. Par ailleurs, comment peuvent-ils prédire une baisse de leurs ventes si le tabac est caché, et en même temps prétendre que ce nouveau règlement soit inutile?

Bien des gens seraient surpris d’apprendre que l’industrie du tabac paie les détaillants pour qu’ils placent le tabac bien à la vue sur ou derrière le comptoir. Ce n’est pas pour rien : le but est de mousser les ventes. Qu’on admette enfin l’évidence : les étalages sont une stratégie de marketing. Des dizaines d’études solides prouvent hors de tout doute que la grande visibilité des produits du tabac valorise le tabagisme et entraîne des achats impulsifs chez certaines personnes, comme les jeunes et les fumeurs adultes qui tentent d’arrêter. Certains chercheurs ont même spécifié que la réduction ou l’élimination complète d’une telle pratique réduirait significativement le taux de tabagisme chez les jeunes.

Les statistiques les plus récentes révèlent pour la première fois en 10 ans une hausse de la consommation du tabac chez les jeunes Québécois. Cette augmentation résulte justement des milliers de présentoirs de cigarillos aromatisés bien visibles sur les comptoirs des dépanneurs, soit la seule promotion dont a bénéficié ce produit, dorénavant plus populaire auprès des jeunes que la cigarette. Voilà la meilleure raison pour dissimuler les produits du tabac : pour empêcher que les efforts des 10 dernières années en prévention du tabagisme chez les jeunes ne soient anéantis.

Le tabac est, encore en 2008, la première cause de décès au Québec, tuant plus que l’alcool, les accidents de la route, les suicides, les meurtres, le sida, la drogue et les incendies combinés. Même les médicaments sous ordonnance, qui sont conçus pour améliorer la santé des populations, sont cachés derrière le comptoir de la pharmacie, sans pub, sans affiche, sans couleur. Il était grand temps de faire la même chose avec le tueur no 1 au pays! Et nous ne sommes pas les seuls. Huit provinces et deux territoires canadiens ont déjà adopté des lois en ce sens.

Il va de soi que cette mesure ne sera pas suffisante à elle seule pour améliorer la santé. Faire baisser les taux de tabagisme est le résultat de mesures complémentaires comme l’interdiction de fumer dans les lieux publics, les taxes élevées sur les produits du tabac et le remboursement des substituts de nicotine. Mais en débanalisant un produit mortel, l’interdiction des étalages est un grand pas dans la bonne direction.
Louis Gauvin, porte-parole de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Croyez-vous que l'amélioration des conditions de travail à la Ville de Québec peut se faire sans hausse de taxes foncières ni coupure de services?
  • Oui
  • Non