Lors du 3e colloque du Mouvement Humanisation, qui s’est tenu en fin de semaine à l’Université Laval, un physiologiste, un philosophe et un éducateur ont plaidé pour une éducation au bonheur.
Les professeurs Michel Cabanac de la Faculté de médecine, Thomas De Koninck de la Faculté de philosophie et Gaston Marcotte de la Faculté des sciences de l’éducation ont débattu avec les participants l’idée de faire de l’aspiration naturelle de tous les être humains à vouloir vivre heureux le fondement d’une éducation et d’une éthique qui se veulent humanisantes.
Le professeur De Koninck, dont le titre de la conférence était «Éduquer pour le bonheur», a fait ressortir l’importance crucial d’actualiser très tôt le potentiel humain des enfants si on veut augmenter leur efficacité dans leur poursuite individuelle et collective du bonheur. Le professeur Cabanac a présenté les bases physiologiques du plaisir. Il a également établi un parallèle entre le plaisir et le bonheur. Il a fait ressortir le rôle capital du plaisir et de la douleur dans le comportement humain.
Le professeur Marcotte, qui est également président-fondateur du Mouvement Humanisation, a présenté les éléments d’une solution qui pourrait remédier au sous-développement humain qui a engagé l’humanité sur sa voie suicidaire actuelle. Il a proposé au monde de l’éducation de faire de l’aspiration naturelle de tous les êtres humains à vouloir vivre heureux, sa raison d’être.
Il estime que pour être heureux les êtres humains doivent apprendre à satisfaire ensemble leurs besoins physiques et psychologiques. Pour ce faire, l’éducation doit les aider à actualiser les potentialités, surtout mentales, dont l’évolution les a dotés pour accomplir cette tâche. Selon le professeur Marcotte, une science et un art du développement humain est en fait une science et un art du bonheur d’où découlera nécessairement une éthique naturelle du bonheur dont il a posé les fondements.
Malheureusement, le monde de l’éducation n’a pas encore élaboré des programmes d’humanisation fondés sur une science et un art du développement humain. Il ne peut donc pas respecter le droit inaliénable d’un enfant, qui naît humain qu’en potentiel, aux connaissances, aux pratiques et aux conditions favorables à son processus d’humanisation. C’est pourquoi le thème du 4e colloque du Mouvement Humanisation sera : «Refonder l’éducation pour refonder le monde».
Information :
www.mouvementhumanisation.org* (Source : Mouvement Humanisation)