Pas de quartier pour Simoneau
(À Marc Simoneau, conseiller municipal)
Cofondateur et premier président du conseil de quartier de Loretteville (2004), je m’aperçois que vous n’êtes pas le porte-parole des gens informés en exigeant l’abolition des conseils de quartier. D’où sortez-vous ce chiffre frisant le million de dollars pour l’administration des 28 conseils sur le territoire de la Ville? Après vérifications, je peux vous confirmer que les fonctionnaires ne gagnent pas un sou de plus pour accompagner les élus du conseil de quartier lors des séances. Donc, côté salaires, aucune économie pour la Ville.
Quant au montant de 1 500$ par année accordé à chaque conseil, il est redistribué dans différentes activités pour favoriser les rapprochements sociaux dans le quartier. Oubliez aussi l’idée de récupérer les 5 000$ par année accordés à chaque conseil car cette subvention n’existe plus.
Bref, il ne vous reste plus que 28 fois 1 500$, soit 42 000$ par année à récupérer dans les conseils de quartier, loin du salaire d’un seul conseiller municipal. La refonte municipale proposée par M. Labeaume est beaucoup plus porteuse de sens, notamment au plan de la récupération financière.
Abordons maintenant la philosophie du conseil de quartier. Comment réagit-on quand la Ville annonce un changement de zonage qui va transformer le milieu de vie d’un quartier au complet? À Loretteville, dans les six derniers mois, deux grappes de citoyens ont été consultées face à des développements domiciliaires. Ces citoyens inquiets ont alors pu rencontrer les différents promoteurs et chacun a mis de l’eau dans son vin pour en arriver à un arrangement harmonieux. Voilà donc l’utilité première du conseil de quartier : CONSULTATION ET RECOMMANDATIONS. Voilà pourquoi j’irai cogner encore aux portes de mes concitoyens pour les inviter à s’exprimer et pour écouter leurs suggestions.
En terminant, il est à souhaiter que certains bénévoles de ces conseils de quartier puissent, tout comme moi, siéger en votre compagnie à l’Hôtel de ville le 1 novembre 2009 (si vous êtes réélu malgré toutes vos élucubrations… pensez à celle des tondeuses du dimanche).
Robert Martel
Conseil de quartier de Loretteville