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Minuit voit le jour… grâce à Andrée Watters

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 3 mai 2008 à 14:03
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Minuit voit le jour… grâce à Andrée Watters
«Minuit, c'est la fin d'une journée et le début d'une autre. Comme un nouveau départ.» (Photo Frédérick Masson)
Minuit voit le jour… grâce à Andrée Watters
Rien ne semble vouloir arrêter Andrée Watters. Du haut de ses 25 bougies, la jeune femme demeure bien campée sur la vague qui la propulse depuis maintenant cinq ans sur les différents palmarès radiophoniques de la province. Une vague qui pourrait bien se transformer en lame de fond…
C'était il y a cinq ans. Le 20 mai 2003, plus précisément. Alors que le printemps s'installait doucement, amenant avec lui rossignols et bourgeons, un petit bout de femme originaire de Charlesbourg lançait sans prétention son premier album. Intitulé AW, des initiales de la principale intéressée, l'opus allait rapidement se démarquer par ses rythmes énergiques et ses refrains accrocheurs. La carrière de l'artiste était lancée.

Q.H. : Andrée, que retiens-tu des cinq dernières années?

A.W. : «Le premier album a été un gros succès, comme en font foi les 80 000 exemplaires vendus. S'en est suivi une série de spectacles à travers le Québec, tournée au cours de laquelle j'en ai profité pour écrire les pièces de mon deuxième disque, À travers, qui est sorti deux ans plus tard. Puis il y a eu le spectacle musical Dracula, qui m'a permis d'ajouter une corde à mon arc et d'acquérir une expérience de scène extraordinaire. Bref, j'ai vécu ma vie à 100 miles à l'heure».

Q.H. : En quoi es-tu différente de celle qui, à l'âge de 17 ans, quittait son patelin de Charlesbourg pour réaliser son rêve?

A.W. : «La vie m'a littéralement «rentrée d'dans», transformant du même coup la jeune fille que j'étais en une femme qui s'assume pleinement. Sur le plan professionnel, j'ai pris conscience de ce que comporte ce métier-là et de tous les petits détails que j'ignorais au moment de lancer <@Ri>AW<@Ri>. Si je n'ai plus la même innocence qu'à mes débuts, je peux par contre assurer que j'ai toujours le même plaisir. Je m'émerveille quotidiennement devant la chance que j'ai de pouvoir vivre de ma musique.»

Q.H. : Aujourd'hui, tu lances ton dernier né. Pourquoi l'avoir intitulé Minuit?

A.W. : «La création de cet album s'est effectuée essentiellement entre 19 h et minuit. Tant l'écriture que l'enregistrement. Comme résultat que je me suis découverte comme un oiseau de nuit. La première chanson le reflète d'ailleurs très bien, alors que je dis Moi je vis quand le reste du monde s'endort. Minuit, c'est la fin d'une journée et le début d'une autre. Comme un nouveau départ. Le point zéro.»

Q.H. : Cet album est beaucoup plus personnel que les précédents. C'était là ton désir?

A.W. : «Les événements de la dernière année – elle a notamment perdu son frère – m'ont révélé comme une personne complètement différente aux yeux du public. Oui je suis une rockeuse, mais je suis également une jeune femme très sensible. C'est pourquoi je tenais à laisser parler mon cœur et à assumer chacune de mes émotions. Tout au long du processus de création, j'ai découvert à quel point il est intimidant de s'ouvrir et de se mettre à nu. Voilà pourquoi la nervosité que je ressens actuellement est la même qu'à mon premier album. J'ai travaillé très fort et j'ai mis mes tripes dans chacune des chansons. Maintenant, elles ne m'appartiennent plus. Elles appartiennent au public.»

Q.H. : Pour cet album, tu mises sur un collaborateur d'expérience en Sylvain Cossette. D'où est née cette complicité?

A.W. : «J'avais envie de me concentrer sur ce que je considère que je fais le mieux, c'est-à-dire écrire et chanter. C'est pourquoi je souhaitais travailler avec un collaborateur qui aurait non seulement le désir de s'occuper du volet musical, mais qui pourrait aussi me guider et m'accompagner afin de me permettre d'aller ailleurs, d'aller encore plus loin. C'est à ce moment que Sylvain Cossette, avec qui je travaillais dans Dracula, m'a signifié son intérêt de sauter à pieds joints dans l'aventure. Un an plus tard, Minuit voit le jour.»

Q.H. : En terminant, à quoi ressemblera ton agenda estival?

A.W. : «Les prochaines semaines seront consacrées à la promotion de l'album. Cet été, je ferai quelques apparitions avec les Porn Flakes, en plus de participer à la tournée Dan et ses blondes en compagnie de Dan Bigras. Des spectacles plus personnels sont aussi à l'agenda, mais le gros de la tournée suivant la parution de l'album Minuit se fera une fois l'été terminé.»

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