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Colloque pour le moins… énergétique!

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 1 mai 2008 à 13:35
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Colloque pour le moins… énergétique!
Rachel V.-Potvin (Charlesbourg), Catherine Turcotte-L’Écuyer (Limoilou), Sonia Fékir (Charlesbourg) et Stéphanie Bélanger (Charlesbourg) ont mis les différents types d’isolants à l’épreuve.
Colloque pour le moins… énergétique!
L’énergie était palpable lors du Colloque des sciences de la nature, tenu dans le cadre de la 8e Semaine des sciences et des technologies, dans l’enceinte du Cégep Limoilou, le 23 avril dernier. Les étudiants présents ne manquaient pas d’idées pour redonner une seconde vie aux diverses sources d’énergie.
Que d’idées foisonnantes dans un si petit espace! Kart électrique, oscilloscope miniature, meilleure bûche pour chauffer votre maison et trucs et astuces pour réduire la consommation d’énergie avaient de quoi intriguer les visiteurs. Les scientifiques en herbe n’avaient pas hésité à mettre le paquet!

Premier arrêt : un kiosque portant sur la voiture à hydrogène. «C’est une belle alternative à la voiture conventionnelle, de dire d’une même voix les deux étudiantes et instigatrices du projet, Vanessa Giroux et Mariepier Martineau. Elle produit uniquement de la vapeur d’eau.» La pile utilisée, composée en partie d’un alliage d’aluminium, peut être récupérée. Un plus pour la santé de la planète!

À quelques pas de là, quatre exposantes expliquent avec passion leur projet. «Nous avons testé des isolants utilisés dans les maisons. Nous avons construit une boîte, que nous avons chauffée avec les divers isolants. Nous en sommes venues à la conclusion que le grand gagnant du rapport-qualité est le polystyrène. Celui qui isole le plus est le polyuréthane, mais il perd la moitié de ses propriétés après une vingtaine d’années. Et il coûte beaucoup plus cher», explique Rachel V.-Potvin, l’une des quatre «scientifiques».

Dernier arrêt : le projet de quatre étudiants permettant de déterminer la meilleure bûche pour chauffer son chez-soi. Cèdre, érable, bûche écologique et conifères n’ont pu résister à la curiosité des étudiants. À l’aide d’une bombe calorimétrique, ils ont pu mesurer le taux de chaleur dégagé par chacun des types de combustibles. Contre toutes attentes, c’est le cèdre qui a gagné la compétition. La bûche écologique, malgré ses intéressantes propriétés, n’a pas su être à la hauteur. «Nous sommes venus à la conclusion que, même si le bois dégage plus de pollution que la bûche écologique, il n’est pas pour autant néfaste pour l’environnement. Car durant toute sa vie, il transformera du CO2 en oxygène. Ce qui équivaut à ce qu’il dégagera lorsqu’il brûlera, explique Édith Blanchet-Levesque. Le bois naturel est moins cher que la bûche écologique. Le bois naturel émet évidemment plus d’émissions polluantes, mais en utilisant un poêle EPA et en gérant le tout adéquatement, il demeure une source d’énergie valable.»

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