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Banc d'essai à Québec pour une batterie rechargeable de véhicules hybrides.

Éric Boucher par Éric Boucher
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Article mis en ligne le 26 avril 2008 à 16:00
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Banc d'essai à Québec pour une batterie rechargeable de véhicules hybrides.
Le service de sécurité de l’Université Laval a déjà intégré à sa flotte de véhicules une hybride dont la batterie standard a été remplacée par une batterie au lithium-ion haute performance qui se branche.(Photo Eric Boucher)
Banc d'essai à Québec pour une batterie rechargeable de véhicules hybrides.
L’Université Laval, le plus grand fabricant de batteries industrielles au monde, Enersys, la Ville de Québec et le Mouvement des caisses Desjardins s’associent afin de soutenir un projet de recherche sur une batterie au lithium-ion haute performance pour véhicules hybrides pouvant être rechargée dans une prise de courant domestique.
C’est le climat diversifié et rigoureux, idéal pour des tests, la différence de coût entre l’électricité et le pétrole – une des plus importantes en Amérique du Nord – ainsi qu’un marché réceptif aux véhicules hybrides qui motivent le choix de l’Université Laval comme partenaire de Enersys dans cette étude, expliquait le président de la compagnie, John D. Craig, lors d’un point de presse à l’Université Laval le 22 avril dernier. «Le prix du baril de pétrole était à 117$ hier. Il faut maintenant sérieusement considérer d’autres options pour diminuer notre dépendance au pétrole», soulignait-il.

L’Université Laval se lance donc dans un vaste projet d’étude sur quatre ans afin de vérifier la viabilité du Plug-in Hybrid Electric Vehicle(PHEV) qui, comme son nom l’indique et contrairement aux hybrides sur le marché actuellement, se branche dans n’importe quelle prise électrique courante. Différentes facultés de Laval seront mises à contribution, car les études porteront tant sur l’amélioration technologique en conditions réelles que sur les enjeux sociaux, économiques et environnementaux liés à l’utilisation au quotidien de ces voitures.

Le service de sécurité de l’Université Laval a déjà intégré à sa flotte de véhicule une hybride dont la batterie standard a été remplacée par une batterie au lithium-ion haute performance qui se branche. Cette voiture consomme 2.2 litres aux 100 km et jouit d’une autonomie à l’électricité de plus de 70 km. On vise dans le cadre de ce projet à améliorer les performances de cette technologie. Laval envisage la possibilité de remplacer progressivement son parc automobile traditionnel par ce type de véhicule hybride.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, ne cache pas que l’implication de la ville dans ce projet est intéressée: «Du 20M$ de dépassement de coût dû au déneigement cet hiver, 1M$ est dû au coût du pétrole. On doit envisager des alternatives», croit-il. La flotte de la Ville de Québec compte déjà 43 véhicules hybrides. La ville mettra deux véhicules à la disposition du projet pilote pour quatre ans. Le maire se disait déjà prêt, si le projet pilote s’avère un succès, à acheter cinquante véhicules de ce type. Le maire ne cachait pas non plus que la technologie pourrait être intéressante pour le RTC qui regarde aussi du côté de l’électricité.

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