Alexandre Turgeon, directeur du Conseil régional de l’environnement, considère que bien qu’il soit déplorable qu’une initiative pour l’environnement soit abandonnée le programme Défi d’une tonne du gouvernement fédéral n’était peut-être pas des plus efficaces. «100 000 personnes se sont engagées concrétement via la campagne de pub qui aura couté près de 150M$. Nous croyons pouvoir en impliquer 10 000 avec notre maigre budget de 100 000$», estime-t-il.(Photo Andréa Thibault)
Différents groupes environnementaux, paliers de gouvernement et entreprises privées s’associent afin de motiver les citoyens de la région de Québec à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre(GES).
Chaque Québécois émet annuellement six tonnes de gaz à effet de serre. La coalition escompte convaincre 10 000 personnes de réduire d'une tonne leurs émissions annuelles de GES en modifiant certaines habitudes liées au transport, à la consommation énergétique et à la production de matières résiduelles. «Même pour les gens en environnement comme nous, qui sommes plongés dedans à longueur de journée, c’est parfois difficile de saisir à quel point il est urgent d’agir. On compte beaucoup sur les instances publiques, mais les citoyens se doivent aussi d’agir maintenant», croit Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l'environnement, l’organisme instigateur du projet.
Les citoyens n’ont qu’à se rendre sur le site
www.defiquebec.com ou obtenir une fiche auprès des organismes et entreprises impliqués afin de s’inscrire gratuitement en choisissant parmi les quatorze mesures à prendre afin de réduire ses émissions de GES. En s’engageant par exemple à faire des lunchs plus écolos (réduction de 20 kg annuellement), à limiter sa vitesse à 100 km/h sur l’autoroute (650kg), en laissant le gazon sur le terrain après la tonte (100kg) et en choisissant un électroménager certifié énergie star (250 kg) on atteint le seuil d’éligibilité au défi en réduction de GES, soit une tonne métrique.
Montréal lançait récemment le programme Défi Climat qui selon Marie-Eve Leclerc, responsable du projet DéfiQuébec au Conseil régional de l’environnement, s’est inspiré du projet de Québec. «En attendant le retour des Nordiques, ce serait bien de relancer la rivalité Québec-Montréal sur les réductions de GES», lance à la blague Pascal Laliberté, président d’accès Transport viable et de Mobili.T.
Les entreprises sont au cœur de la stratégie. La coalition souhaite grâce à l’escouade DéfiQuébec rejoindre les citoyens dans leur milieu de travail ainsi que lors des grands événements estivaux dans la région. Quarante entreprises et organisations se sont déjà engagées à encourager leurs employés à relever le défi et la coalition est à la recherche d’autres partenaires.