La construction du stade de soccer Chauveau, au coût de 19 M$, devrait débuter au cours de l'été.
La Ville met les bouchées doubles
Plusieurs nouveaux terrains sont dans les cartons pour les prochaines années
Si les besoins sont encore loin d'être comblés, plusieurs terrains de soccer sont néanmoins apparus dans le paysage de la ville de Québec au cours des dernières années. Et plusieurs projets sont dans les cartons pour les prochains mois, confirme le vice-président du comité exécutif, François Picard.
Le plus gros morceau pour la prochaine année sera sans contredit le stade Chauveau dont la construction, au coût de 19 M$, devrait débuter au cours de l'été. «Les plans et devis seront complétés d'ici la fin avril et nous irons en appel d'offres assez rapidement afin de pouvoir donner les premiers coups de pelles dès cet été», souligne François Picard.
Rappelons que le scénario sur la table prévoit une ouverture à l'automne 2009 soit un an après le stade du Campus Notre-Dame-de-Foy qui, si tout se déroule comme prévu, commencera à prendre forme d'ici quelques semaines.
Après De Rochebelle et Beauport l'an dernier, quatre nouveaux terrains synthétiques extérieurs viendront aussi s'ajouter aux infrastructures existantes soit un au Patro Charlesbourg, un autre à l'école secondaire Les Sentiers (Charlesbourg) et les deux autres près du stade Chauveau (Les Rivières) et du futur centre communautaire du district Champigny (Laurentien). À plus long terme, un équipement semblable devrait aussi voir le jour à l'école Roger-Comtois (Loretteville).
Quelques terrains naturels sont aussi dans les plans notamment à Saint-Émile, au Parc Victoria, à Beauport (Saint-David) et à Sainte-Foy (De Rochebelle). Le projet de complexe sportif qui, au dire de François Picard devrait être annoncé sous peu à Beauport, pourrait aussi amener de bonnes nouvelles pour les joueurs de soccer.
Guerre des stades ?
La question se pose, avec tous les projets de stades intérieurs dans l'air, peut-on s’attendre à une différence majeure des tarifs d’un endroit à l’autre? Pas vraiment, pense le président de l'ARSQ, Maxime Barabé.
Pour appuyer ses propos, il se réfère à l’exemple des stades intérieurs de la région de Montréal. En moyenne, il faut débourser 140$ l’heure pour avoir accès à un terrain à sept par équipe.
À un prix beaucoup plus bas, les gestionnaires devront gratter les fonds de tiroir pour survivre. De l’autre côté, les gens lèveront le nez devant un coût de location trop élevé.
«Les stades vont être occupés par les activités gérées ici (à l’ARSQ), informe-t-il. Nous on est à même de faire la répartition des heures adéquates. Les utilisateurs secondaires, ce seront les clubs. Les clubs vont aller tout naturellement au stade plus près de chez eux. Je serais surpris que les tarifs soient différents.»
Gâté le soccer?
Les amateurs du ballon rond ont reçu leur part de gâteau au cours des dernières années dans la région de Québec. Il faut penser aux annonces majeures, à l’aménagement de surfaces synthétiques et aux conversions de terrains de baseball en rectangle de soccer.
Choyés les joueurs à crampons? «Je ne dirais pas ça puisque les villes font des efforts pour rattraper le temps perdu», répond M. Barabé.
Ce dernier le sait cependant très bien : les besoins existent aussi ailleurs. Dans un monde idéal, il faudrait construire de nouveaux arénas pour le hockey. Pendant ce temps, le baseball connaît une décroissance. Mais de son côté, la popularité du soccer explose. «Je pense simplement que les villes répondent à la demande», fait-il savoir.
Événements d’envergure
Grâce aux nouvelles infrastructures annoncées, on peut se demander si la région accueillera des tournois d’envergure. À ce sujet, il reste encore du travail à faire, faute d’avoir d’un petit stade adéquat avec des gradins.
«Nous sommes assez mal pourvus à ce niveau-là, admet M. Barabé. Nous avons encore des croûtes à manger pour amener des événements spéciaux.»