Une soixantaine de personnes ont pris part, samedi dernier au bureau de l'arrondissement de Sainte-Foy–Sillery, à la dernière séance d'information sur le rapport Mercure sur la gouvernance de la Ville de Québec. (Photo François Simard)
Un déséquilibre qui soulève bien des questions
Dernière séance d'information concernant le rapport Mercure sur la gouvernance
Si la nécessité de revoir la gouvernance municipale semble faire consensus dans la population, la recette proposée par le comité Mercure soulève toutefois bien des questions. Plusieurs réclament notamment un meilleur équilibre entre les arrondissements que ce qui est proposé dans le rapport commandé par le maire Régis Labeaume.
Une soixantaine de personnes ont assisté, samedi dernier au bureau de l'arrondissement de Sainte-Foy–Sillery, à la dernière séance d'information prévue pour discuter des conclusions du comité Mercure. Plusieurs conseillers municipaux étaient aussi dans la salle, écoutant attentivement ce que la population avait à dire du fameux rapport proposant un redécoupage du territoire en six arrondissements et 24 districts.
«Il faut de l'équilibre entre les arrondissements et de l'efficacité à l'intérieur des arrondissements, mentionne André Stainier. C'est incompréhensible de proposer des arrondissements à trois conseillers. On ne peut pas être bien placés pour faire des règlements à trois.»
Sur cette question, la présidente du comité, François Mercure, fait remarquer que des arrondissements à trois conseillers existaient déjà dans d'autres municipalités. «Nous travaillons aussi à revoir l'ensemble de la structure et du partage des ressources», ajoute le vice-président du comité exécutif, Richard Côté.
Président de la corporation des loisirs Saint-Louis-de-France, Damien de Halleux estime pour sa part que les conséquences de ce qui est proposé commandent qu'on prenne le temps d'y réfléchir correctement. «C'est évident qu'on va perdre du pouvoir en tant que citoyen, affirme-t-il. C'est un peu léger comme étude et comme recommandations.»
Robert Lagacé craint lui aussi une diminution de l'espace de débat démocratique. «On veut faire les choses trop rapidement, dit-il. Les gens ont à peine eu le temps de digérer la réorganisation municipale.»
Reste maintenant à voir de quelle façon le maire Régis Labeaume et les membres de son comité exécutif recevront les commentaires émanant des quatre séances d'information et aussi les propositions mises sur la table par le Renouveau municipal et l'Action civique en réaction au rapport Mercure. La ministre des Affaires municipales a déjà laissé savoir qu'une modification à la charte de la Ville de Québec permettant d'aller en deçà des 30 conseillers permis par la loi serait conditionnelle à l'obtention d'un large consensus dans la région.