Le maire de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, se dit sceptique, mais positif au sujet du projet du président et chef de direction du Comité «Centre Nordik», Mark Charest.
Marcel Corriveau prêt à prendre le pari
Le maire de Saint-Augustin accepte de vendre un terrain pour le Centre Nordik
En dépit d’un certain scepticisme, le maire de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, accepte de vendre un terrain pour la construction du Centre Nordik, lequel pourrait accueillir une équipe de la Ligue nationale de hockey.
«Aussitôt qu’ils ont l’argent et qu’ils sont en mesure de nous faire une offre, nous sommes disposés à vendre pour ce projet-là», affirme le maire de Saint-Augustin, Marcel Corriveau.
Le projet de 660 M$ du promoteur Mark Charest comprend la construction d’un amphithéâtre-aréna, d’un stade, d’une plaza, d’un hôtel, d’un casino et d’un centre d’exposition. L’érection du Colisée Nordik représente la première des cinq phases.
Pour faire une histoire courte, la Ville de Saint-Augustin accepte de vendre un terrain de 7,8 millions de pieds carrés dans le parc industriel François Leclerc. La voie ferrée dessert d’ailleurs l’endroit ciblé.
Si la Ville et le Comité ont conclu une entente de principe verbale, reste maintenant à signer un document officiel pour confirmer le tout. Et surtout, s’entendre à propos d’une date butoir pour sa validité.
Selon un communiqué du Comité «Centre Nordik» publié le 8 avril dernier, la Ville «engagera ses ressources humaines dans les démarches auprès des différents paliers gouvernementaux pour s’occuper, entre autres, de l’aménagement des accès au site et de certains autres services nécessaires à la réalisation du projet». À la limite, les cols blancs agiront à titre d’accompagnateurs ou de facilitateurs.
Sceptique, mais positif
Même s’il dit avoir un certain degré de scepticisme en raison des montants importants, le jeu en vaut la chandelle, croit le maire Corriveau. Ce dernier demeure néanmoins positif dans le dossier et veut éviter de mettre des bâtons dans les roues des promoteurs.
«On les laisse aller, nous sommes disposés à vendre du terrain s’ils ont l’argent pour l’acheter.»
Après tout, une équipe de la LNH pourrait rapporter de l’argent neuf et la Ville ne perd rien au change. «On ne s’est engagé à rien, assure-t-il. Si ça fonctionne tant mieux, si ça ne fonctionne pas, on développera tranquillement avec d’autres entreprises.»
De toute façon, la Ville prévoit développer le secteur en question dans deux ou trois ans, pas avant. «Nous ne sommes pas pressés de développer ce bout-là.»