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Réduction du nombre de conseillers et d’arrondissements:des citoyens s’expriment

Éric Boucher par Éric Boucher
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Article mis en ligne le 11 avril 2008 à 15:33
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Réduction du nombre de conseillers et d’arrondissements:des citoyens s’expriment
Les membres du Comité de réflexion sur la gouvernance de la Ville de Québec s’étaient déplacés au Centre Michel-Labadie de l’avenue Chauveau pour répondre aux questions des citoyens sur les conclusions de leur rapport.(Photos Eric Boucher)
Réduction du nombre de conseillers et d’arrondissements:des citoyens s’expriment
Les citoyens des arrondissements Les Rivières et de la Haute-Saint-Charles avaient l’occasion samedi dernier de s’exprimer sur les conclusions du rapport déposé par le Comité de réflexion sur la gouvernance de la Ville de Québec.
Le comité recommande, entre autres, d’amputer la Ville de deux arrondissements et de 13 conseillers. Les membres du comité ainsi que François Picard, de l’exécutif à la Ville de Québec, étaient présents au Centre Michel-Labadie de l’avenue Chauveau pour répondre aux préoccupations des citoyens. À peu près tous les élus des deux arrondissements ainsi que plusieurs intervenants concernés par le dossier étaient sur place. Peu de citoyens, par contre, s’étaient déplacés pour s’exprimer sur le sujet. Les avis de ceux qui prirent la parole divergeaient.

Pour Jean Gagné, un résident de Lac-Saint-Charles, le lien qui le lie à sa Ville, c’est son conseiller. «Quand j’ai un problème, je vais cogner à la porte de Jacques Teasdale. Les fonctionnaires, je ne les connais pas. Je ne gagne rien quand je perds mon conseiller, que des services qu’on m’offre à Lac-Saint-Charles sont déménagés sur la rue Racine et que mon compte de taxes reste le même.»

François Caza estime, quant à lui, que le comité n’est pas allé assez loin. «Pourquoi pas 20 000 citoyens par élu au lieu des quelque 16 000 proposés dans le rapport actuel?», a-t-il demandé au comité. La présidente Françoise Mercure lui a répondu que le comité de réflexion estimait, qu’afin de conserver une saine démocratie, il ne pouvait recommander une réduction à moins de trois conseillers par arrondissement. Le comité estime également que de réduire le nombre d’arrondissements sous la barre des six équivaudrait à reformer de petites villes.

Un autre citoyen, Jean-Marc Roberge, exprimait des doutes quant aux économies à réaliser. «La fusion forcée des villes promettait, elle aussi, des économies d’échelle. Ça n’a pas été le cas. Pourquoi nous faire croire que la refonte en apportera, elle. C’est encore les services aux citoyens qui vont écoper», estime-t-il.

Le comité évalue les économies annuelles à 1,3 M$ mais il conclut également qu’afin de maintenir un bon service aux citoyens le salaire des conseillers devra être bonifié de façon à ce qu’ils puissent se consacrer à temps plein à ce travail. Cet ajustement pourrait gruger une partie des économies escomptées.

Certains intervenants jugeaient que le comité s’attaquait aux mauvaises cibles. «Quand le maire ou le comité remettent en question l’utilité des conseillers, ce sont les citoyens qu’ils insultent. Les conseillers sont autant élus que le maire. C’est plutôt au niveau des hauts fonctionnaires qu’il faut faire un ménage», croit le citoyen Pierre Leparce.

En ce sens, les conseillers de Neufchâtel et des Saules, Patrick Paquet et Gérald Poirier, estiment que si l’objectif est de faire des économies il faudrait même aller plus loin au niveau de la réduction du nombre des arrondissements: quatre, à sept conseillers chacun, pour un total de 28, au lieu des six arrondissements et quelque 24 conseillers proposés par le comité. Ceci permettrait, selon M. Paquet, une économie de 3,6 M$. «Conséquences: moins de hauts fonctionnaires comme des directeurs d’arrondissement. Là on obtiendrait une réelle économie tout en maintenant une qualité de service», calcule-t-il.

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