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Cliquez sur l'image pour visionner une vidéo de l'incendie. (Vidéo Frédérick Masson)
Le Manège militaire s’envole en fumée
Le Manège militaire, un des plus importants bâtiments historiques du Vieux-Québec, a été la proie des flammes vendredi soir. Le feu, qui s’est déclaré vers 21 h 30, a rapidement ravagé l’édifice datant de 1885, donnant par le fait même beaucoup de travail à la centaine de pompiers appelés sur les lieux.
Sous la force des flammes, une première partie du toit s’est effondrée vers 22 h 10, puis une autre à peine une dizaine de minutes plus tard. Subjugués devant l’ampleur de la catastrophe, des dizaines et des dizaines de curieux ont assisté à la scène.
Heureusement, aucune personne ne se trouvait à l’intérieur de l’édifice. Si quelques passants disent avoir entendu une sorte d’explosion, la cause de l’incendie n’en demeure pas moins à être déterminée. Les pertes, qui sont toujours à être évaluées, sont d’autant plus considérables que le bâtiment, qui abritait notamment les locaux des Voltigeurs de Québec, avait été désigné lieu historique national en 1986.
Il s’agit aussi d’une mauvaise nouvelle pour l’organisation du 400e anniversaire de Québec, puisque des activités liées à la fête devaient y avoir lieu.
Gerry Pagé
Commentaire mis en ligne le 7 avril 2008Les rigolades et les pétarades, les dégringolades et les débandades du 400e finiront-elles en empoignades? Jusqu’au monumental Manège militaire qui joint la parade de tout ce qui a échoué et de tous ceux et celles qui ont décidé de se soustraire aux fanfaronnades des spécialistes des olympiades vituelles 2008. Le cénotaphe du Manège se joint au sarcophage patrimonial de Saint Vincent de Paul, dans une cacophonie de glas et de sirènes qui glacent les sangs. Au regard des tiraillages et des brettages du verbomoteur Magistrat de la Cité qui gouverne à tâtons et qui carbure aux coups de cœur et aux coups de tête, qui tâtonne à coups d’impromptus et d’improvisations «Très Grande Vitesse», suivant ce que «piffe son nez d’homme d’affaire», se plait-il à répéter, il faudra que l’opinion citoyenne lève le ton, se fasse entendre, mette un frein aux incontinences dépensières d’une clic de nombrilistes, de pelleteux de nuages et de spectaculaires foireux.
Emballages, entoilages, maquillages et poudrages parlementent les marionnettistes du 400e qui jacassent pouvoir placer le Manège militaire au centre d’une «Opérette urbaine», quand on a, encore tout frais à la mémoire, les millions qui ont été si cavalièrement fourrés dans les poches et les sacoches des promoteurs et instigatrices du flop national d’un «Opéra urbain» virtuel ? NON MERCI. Il y a une limite aux idées de grandeurs, aux balourdises irresponsables et aux inepties scandaleusement contagieuses, quand on pense qu’il s’agit bel et bien de très gros tas de piastres, prises à même les taxes de tous ceux et de toutes celles qui, des quatre coins du Québec et des quatre recoins de la Cité de Champlain, devront se contenter de regarder passer parades et mascarades aux pieds d’estrades et de corbeilles, de balcons et de loggias bondés de galonnés invités d’honneur du GGG (GRATOS GRATIN GRATTEUX) dont tous les frais de mouvance et de survivance, de bombance, de dormance et autres dépenses seront portés aux comptes des victimes d’un conglomérat de suffisance, d’arrogance et d’insolence bardées d’immunité et d’impunité. Ainsi sera née une Génération Z, une génération spontanée grassement payée pour UN PRODUIT ZÉRO, UN DÉFICIT ZÉRO, UN SUCCÈS ZÉRO.
Avant que le tout 2008 ne prenne en feu, sacré bordel, il faut que cessent de précéder et d’enterrer la lucidité et la respectabilité, la réflexion et la raison qui distinguent le peuple québécois, ce tsunami de débits verbeux et de creuses envolées pompeuses, ces tornades d’avancées vantardes et de jactance fanfaronne, ces typhons de loquaces spéculations et de confabulations festivalières qui n’ont d’objets que des touristes imaginés et badauds kids kodak dont l’achalandage extrapolé se situe, depuis le premier jour de «l’an de disgrâce», nettement en bas de la moyenne 2007, pour la même période.
Gerry Pagé
Québec