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Le fluor pourrait contribuer à la carie dentaire

Article mis en ligne le 2 avril 2008 à 8:10
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Le fluor pourrait contribuer à la carie dentaire
Comme tout élément, on retrouve le fluor en petite quantité dans la nature. Mais lorsqu’on en absorbe une trop grande quantité, il devient nocif pour l’organisme (fluorose) et peut affaiblir le système immunitaire. Le système immunitaire devient alors moins en mesure de repousser les bactéries causant la carie dentaire.

En fait, dire que le fluor contribue à lutter contre la carie dentaire est une fausse donnée qui remonte aux années 70 alors qu’à la même époque les gens devinrent plus fortunés et purent se permettre des visites plus fréquentes chez le dentiste pour se faire faire des nettoyages dentaires. Et, à cette époque, on se mit à fluorer l’eau expérimentalement...

C’est pourquoi selon les statistiques, certains scientifiques se mirent à croire à tort que le fluor combattait la carie dentaire alors que c’est plutôt une meilleure hygiène dentaire (visites plus fréquentes chez son dentiste) qui contribua à une diminution de la carie dentaire selon les statistiques.

Quant au chlore, selon une sommité mondiale sur la question, Jon Barron, il est important de garder cet élément dans l’eau afin de tuer les germes, etc. Contrairement au fluor, le chlore s’évapore quelques heures après avoir laissé reposé l’eau dans un contenant.
J.-M. Garneau, biologiste et philanthrope

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Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 11 avril 2008
Québec Sans Fluor
Une eau saine pour le 400e



Les membres du Front commun pour une eau saine (FCES) lèvent leur verre à la santé de Québec, qui vient de mettre un terme à la fluoration de l’eau potable.



Trois principes fondamentaux sous-tendent l’action du FCES pour l’arrêt de la fluoration de l’eau à Québec :

1-L’eau, essentielle à la vie, est un patrimoine commun dont la qualité, la pureté et l’accessibilité doivent être préservées.
2-Le respect des droits et libertés fondamentaux.
3-Le principe de précaution.



Un rappel des principaux enjeux liés à la fluoration:

* Ne pas confondre chlore et fluor. Le chlore est utilisé pour traiter l'eau et la rendre potable. Le fluor est ajouté à l'eau pour traiter les gens. C’est donc un médicament et tous ceux qui boivent l'eau sont forcés d'en ingérer. Une telle mesure contrevient à l’éthique (consentement éclairé) et viole la Charte des droits et libertés.

* N’ayant jamais été prouvée comme étant efficace ni sécuritaire, elle n’a jamais fait l’unanimité chez les scientifiques, tout d’abord parce qu’il n’est ni nécessaire ni utile d’en avaler. En effet, et ce depuis 1999, l’Association dentaire canadienne n’attribue au fluorure qu’une action topique et non pas systémique. Parce que le fluorure n’agit que s’il entre en contact avec la dent, il est parfaitement inutile d’en avaler.

* Contrairement à ce qu’affirme la Direction de la santé publique (DSP), l’Allemagne et la Suède ont interdit la fluoration de l’eau. Montréal, Vancouver et 98 % de l’Europe ont rejeté la fluoration. Pourtant, les données de l’OMS montrent que la carie a diminué pareillement dans tous les pays industrialisés, fluorés ou non. Une étude de l’association dentaire canadienne montre que la Colombie-britannique, la province la moins fluorée, affiche le plus faible taux de carie au pays. Cette mesure serait inefficace.

* Nous sommes exposés aux fluorures via une multitude d’aliments et boissons transformés avec de l’eau fluorée ou contaminés par des pesticides fluorés (céréales transformées, lait maternisé, boissons gazeuses, jus, thé, bières et vins, poissons et fruits de mer, bœuf et poulet désossés mécaniquement), dentifrices, poêles au téflon, médicaments (antidépresseurs, anesthésiants), enduits appliqués sur les vêtements, meubles et tapis, pollution, etc.
Dans les villes fluorées, la première source d’exposition au fluor est l’eau du robinet. http://www.qvq.ca/afq/FAQ.htm

* Le rapport du Conseil national de recherche (NRC, 2006), l’autorité scientifique suprême aux États-Unis, confirme les conclusions de nombreuses études qui révèlent des liens entre fluoration et divers troubles de santé : fluorose (dents, os), troubles neurologiques, cancer, etc. Non seulement l’innocuité de cette pratique est douteuse, mais en plus sa toxicité est démontrée.

* Selon l’expert de la DSP, le Dr Lévy, les risques pour la santé « concernent plutôt les très jeunes enfants de trois ans et moins, qui peuvent développer de la fluorose. Ce sont des taches blanches qui apparaissent sur les dents, par exemple lorsque ces enfants avalent du dentifrice ». Or, le ministre Couillard soutient qu'« il n'est pas exact de dire qu'il existe des risques associés ». Qui a raison?

* La DSP prétend s’appuyer sur "27 000 études fiables". Or une étude de l’Université York a révélé qu’en l’an 2000 on ne comptait que 3246 études sur la fluoration et de ce total, seulement 214 études -pour et contre la fluoration- répondaient aux normes scientifiques acceptables. Il est tout à fait exceptionnel qu’une mesure de santé publique à ce point promulguée ait fait l’objet de si peu d’études.

* Dès 1979, un rapport d’experts commandé par le ministère de l’Environnement du Québec, le Livre Rouge, recommande la suspension de la fluoration de l’eau. En 2004, suite à une table de consultation sur la fluoration, un mémoire interne de la ville de Québec recommande l’arrêt de la fluoration. Ce rapport n’a jamais été publié.

* Les impacts sur la santé et l’environnement étant méconnus, la raison exige de mettre fin à la fluoration de l’eau. Dans le doute, mieux vaut s’abstenir. Ceux qui veulent du fluor à tout prix peuvent en consommer individuellement sans contraindre toute la population.

* L’expérience démontre que pour prévenir la carie et assurer la santé dentaire rien ne remplace l’éducation à l’hygiène et à de saines habitudes alimentaires.




Information :

voir la présentation Power Point préparée par M. Gilles Parent, expert du FCES et co-auteur de

La fluoration de l'eau : autopsie d’une erreur scientifique

http://www.qvq.ca/afq/Articles/Livre-Autopsie-erreur-medicale.htm



Action Fluor Québec
http://www.qvq.ca/afq

Fluoride Action Network
http://www.fluoridealert.org

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 11 avril 2008
Tous les jours, nous consommons déjà trop de fluor. Il serait non seulement inutile mais insensé de vouloir en rajouter.

Mais pour arriver à ces conclusions, il faudrait que la Santé publique fasse examine la toxicité d'un tas d'autres produits, comme des pesticides qui devraient normalement être bannis.

Sources d'exposition au fluor: pâte dentifrice, eau fluorée, lait maternisé, jus, céréales transformées, boissons gazeuses, thé et produits du thé, vins, bières, poulet, poissons, fruits de mer, poêle au téflon, sel (certains pays), anesthésiants, etc.
http://www.qvq.ca/afq/sources-fluor.html

Mais la source majeure, c'est les pesticides fluorés de fumigation, un dangereux pesticide épandu lors de l'entreposage, sur pratiquement tous les aliments transformés, les céréales, fruits et légumes, etc.
http://www.fluoridealert.org/sf/index.html

Le fluorure s'accumule dans tous les tissus du corps et n'est rejeté qu'à 50%. Tous les jours nous en consommons déjà trop, ce qui cause certains effets débilitants. Ces effets débilitants sont amplement démontrés:

Chronic administration of aluminum–fluoride or sodium–fluoride to rats in drinking water: alterations in neuronal and cerebrovascular integrity. Julie A. Varner a,), Karl F. Jensen b, William Horvath c, Robert L. Isaacson http://www.fluoridealert.org/health/brain/varner-1998.pdf
C'est sur les effets nocifs du fluor sur le système nerveux central.

Xiang Q, et al. (2003). Effect of fluoride in drinking water on children's intelligence. Fluoride 36: 84-94.
http://fluoride-journal.com/03-36-2/362-084.pdf

Lu Y, et al (2000). Effect of high-fluoride water on intelligence of children. Fluoride 33:74-78.
http://www.fluoride-journal.com/00-33-2/332-74.pdf

Mullenix P, et al. (1995).Neurotoxicity of sodium fluoride in rats. Neurotoxicology and Teratology 17:169-177.
http://www.fluoridealert.org/health/brain/mullenix1995.pdf

Lin Fa-Fu; et al (1991). The relationship of a low-iodine and high-fluoride environment to subclinical cretinism in Xinjiang. Iodine Deficiency Disorder Newsletter Vol. 7. No. 3. (August). http://www.fluoridealert.org/health/brain/idd.html

Fluor & glande pinéale (régit de nombreuses fonctions):
Luke J. (2001). Fluoride deposition in the aged human pineal gland. Caries Research 35:125-128.
http://www.icnr.com/jluke/fluoridedeposition.html

EXCERPT - html: Luke J. (1997). The Effect of Fluoride on the Physiology of the Pineal Gland. Ph.D. Thesis. University of Surrey, Guildford. http://www.fluoridealert.org/health/pineal/luke-1997.html

Photos de cas de fluorose dentaire
http://www.fluoridealert.org/dental-fluorosis.htm


“The difference between the levels of fluoride causing toxic effects and the levels added to water to prevent tooth decay is vanishingly small and deeply troubling.”
- Dr. J. William Hirzy, Vice President, Environmental Protection Agency's Headquarters Union, Washington DC.
Hirzy commentant le rapport de la plus haute instance scientifique américaine, le National Research Council, mesurant les effets nocifs sur la santé de la consommation d'eau potable fluorée.
http://www.fluoridealert.org/health/epa/nrc/index.html


Enfin, si la science est du côté du fluor, pourquoi Gatineau refuse-t-elle de dévoiler le nom des spécialistes qui la conseillent quant à la fluoration de l'eau et cela pour les 15 prochaines années!
http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/March2008/31/c8577.html

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 11 avril 2008
Ne manquez pas cette brève entrevue sur la fluoration de l'eau (9 min) qui aborde les principaux points de controverse et adopte un point de vue critique sur cette bien étrange pratique.

Vidéo - Entrevue avec M. Sérodes
Professeur de Génie des eaux à l'Université Laval.
Canal VOX, Québec, mars 2008: http://www.qvq.ca/afq/audio-video/Entrevue-serodes.mp4


Profitez-en pour mieux connaître notre ami Fernand Trudel, un ancien conseiller de Beauport, qui est aussi un chaud partisan de la fluoration. Notez bien que M Trudel ignore pratiquement tous les points de controverse abordés par le professeur Sérodes. Comme la majorité des partisans de la fluoration, M Trudel invoque l'argument d'autorité (invalide en sciences), en référant constamment à la Direction de la santé publique.

http://www.qvq.ca/afq/Articles/correspondance-trudel.htm

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 11 avril 2008
La Santé publique devrait mettre un peu de science dans le débat sur la fluoration

le 31 mars 2008
Gilles Parent
http://www.centpapiers.com/La-Sante-publique-devrait-mettre,3441

Réponse publique au Dr Poirier (18-03-08 ), mise à l’attention des lecteurs de CentPapiers par Gilles Parent ND.A. en collaboration avec L’Autre Monde et Les Nouvelles Internationales.

Si le Dr Alain Poirier, directeur national de santé publique, possédait une réelle compétence dans le dossier de la fluoration, il pourrait sûrement nous expliquer pourquoi la Direction de la santé publique de Montréal est incapable de fournir la liste des 27 000 études scientifiques qui, selon son site web, supporteraient la fluoration ? Le Dr Christopher Clark, DDS, doyen de la faculté de dentisterie de l’Université de Colombie Britannique et expert, s’est étonné d’une affirmation aussi exagérée sur le nombre d’études.

Si le Dr Poirier avait lu la plus complète revue effectuée sur la fluoration, celle des Drs McDonagh et al, de l’Université York, il aurait su qu’il n’y avait, en 2000, que 3 246 études effectuées dans le monde. Pire, des 3 246 études, seulement 214 études, pour et contre, étaient de qualité suffisante pour être retenues.

Si le Dr Poirier avait aussi lu la revue du Conseil National de la Recherche des États-Unis (2006), il aurait réalisé que ce rapport soulève de sérieuses interrogations sur de nombreux effets toxiques de la fluoration sur la santé humaine.

Le Dr Poirier pourrait-il nous expliquer : • Comment la Santé publique peut arriver à une réduction du double de la carie dentaire, soit de 20 à 50 % par la fluoration, alors que la revue de McDonagh doute même d’une réduction de 15 %, que l’Organisation mondiale de la santé n’y attribue qu’une maigre 15 % et que les Centers for Disease Control ne parlent que 18 % ?

• Pourquoi les études de Spencer et al. (1996), de Liefde (1998 ), de Locker et al.(1999), de Pizzo et al. (2007), de Hong, Levy et al. (2005), eux, ne trouvent pas de différence significative dans le taux de carie dentaire entre les villes fluorées ou pas ?

• Pourquoi ne trouve-t-on pas de corrélation entre les taux de la carie dentaire et les pourcentages d’exposition de la population à la fluoration dans les différents états des États-Unis ?

• Comment la fluoration pourrait-elle devenir efficace dans les populations défavorisées alors qu’elle ne démontre pas ou peu d’efficacité ?

• Pourquoi Santé Canada n’a pas réussi à démontrer que le fluorure est un élément nutritif essentiel ?

• Pourquoi l’Association dentaire canadienne, l’American dental Association, les Centers for Disease Control, ainsi que le Comité de nutrition de la Société canadienne de pédiatrie, (Paedriatrics & Child Health, 2002), affirment que l’action des fluorures n’est que topique alors que vous prétendez à une action systémique ? Faites-vous partie des 75 % des professionnels de la santé qui ignorent encore ce fait scientifique (Yoder et al., 2007) ?

• Pourquoi les taux inquiétants de fluorose dentaire de 20 à 50 % (CDC, 32 % aux USA) sont gardés cachés ?

• Comment se fait-il que la Santé publique n’a pas encore averti publiquement les parents de jeunes bébés du Québec de ne plus préparer le lait maternisé avec de l’eau fluorée, en raison d’un risque trop élevé de fluorose dentaire ?

• Pourquoi le fait que le fluosilicate de sodium n’est pas homologué comme produit pharmaceutique ou comme additif alimentaire par Santé Canada n’est pas connu ?

• Pourquoi la U.S National Sanitation Foundation n’assure pas la responsabilité de son innocuité ou de son efficacité ?

Nous avons rencontré les conseillers de la ville de Québec et ils ont réalisé que la fluoration ne répond tout simplement pas aux exigences de la science.

Gilles Parent, ND.A. Coauteur de « La fluoration : autopsie d’une erreur scientifique » 1505 rue Decelles, bureau 2 St-Laurent, H4L 2E1


La fluoration: autopsie d'une erreur scientifique
http://www.editionsberger.com/fr/products.php?prd=763031394&cat=624038294

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 11 avril 2008
Il faut que cesse immédiatement cette campagne de démolissage de la crédibilité du chef de l'opposition Monsieur Matte. Un vote démocratique a eu lieu, et celui-ci doit être respectée. Si Monsieur le Maire n'a pas réussi à convaincre l'opposition, il n'a que lui-même à blâmer.

Et pourquoi est-il si en colère pour "ces pauvres enfants cariés" si, comme il l'a affirmé en conseil municipal du 18 mars dernier, "c'est un pur mensonge que de dire qu'il est pro-fluoration"?

Notez aussi que Monsieur le Maire a répondu un franc "oui" à la question qui lui fut demandée en conseil municipal le 25 mars dernier, à savoir s'il allait exiger que la Direction de Santé Publique révèle au grand jour sa liste des "27000 études fiables" sur laquelle elle prétend s'appuyer mais qu'elle n'a jamais été capable de fournir. À suivre...

Pour de plus amples informations au sujet de la fluoration de l'Eau, je vous invite à lire la lettre d'André Bouthillier, Président de la
Coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau — Eau Secours!, adressée à Monsieur le Maire (28 mars 2008).

http://www.cyberpresse.ca/article/20080328/CPSOLEIL/80327136/7220/CPSOLEIL

Je vous invite ausi à regarder l'émission Voix Publique (canal VOX) de cette semaine (26-29 mars), avec comme invité l'expert en génie des eaux de l'Université Laval, monsieur Jean-Baptiste Sérodes. Son point de vue est infiniment plus équilibré et nuancé que l'hérésie "conspirationniste" de l'Internet et la dogmatique Direction de la santé publique.


Nouvelles récentes:

Un rare dentiste en croisade contre le fluor.
Éric Boucher
29 mars 2008
http://www.quebechebdo.com/article-197444-Un-rare-dentiste-en-croisade-contre-le-fluor-Dossier-Fluor-44.html

http://www.centpapiers.com/Gare-aux-fluorures-Entrevue-avec,3426
Gare aux fluorures ! Entrevue avec Gilles Parent ND.A.
le 29 mars 2008

Cet article de Francois Marginean est gracieusement offert par Émission L’Autre Monde. http://www.centpapiers.com/_Emission-L-Autre-Monde_
La version originale a été publiée à cet endroit. http://lesnouvellesinternationales.blogspot.com/2008/03/mission-de-lautre-monde-du-27

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 11 avril 2008
L'arrêt de la fluoration : une décision éclairée


À la suite du vote municipal du 18 mars, la fluoration de l'eau à Québec doit cesser le 1er avril. Dorénavant, seulement 3% de la population du Québec boira de l'eau fluorée (6% avant le vote).

Cette décision fait grincer des dents, on crie même à l’« écoterrorisme ». Il importe de remettre les choses en perspective.

Plusieurs réclament une consultation populaire, cependant personne n’a été consulté lorsque la fluoration a commencé à Québec en 1972.

Selon les critiques, la décision du RMQ serait anti-démocratique, incompréhensible. Pourtant, cela n’a pas été décidé sur un coup de tête. Dès 2004, la Ville de Québec tenait une table de consultation à laquelle les pro et les anti étaient invités à débattre. Les pro fluoration n’ont pas réussi à convaincre les représentants municipaux. Le chimiste en chef de la Ville, qui penchait pourtant en faveur de la fluoration, n’a pas été convaincu et son rapport recommandait la fin de la fluoration, en attendant plus d’études. Ses recommandations n’ont toutefois jamais été appliquées.

En 2007, les élus votent pour mettre fin à la fluoration dès avril 2008, à moins que le ministère de la santé, si convaincu des bienfaits de la fluoration, ne l’impose à toute la province.

Le RMQ a pris le temps de s'informer, de soupeser la question et a eu le courage de dire non, en raison de la controverse. Il faut savoir que : 1) Montréal, Vancouver et 98% de l’Europe ont rejeté la fluoration et contrairement à ce qu’affirme la direction de la santé publique (DSP), l’Allemagne et Suède l’ont interdit ! 2) la DSP affirme que la fluoration réduit la carie de jusqu’à 60%. L’OMS dit 15%, le CDC dit 20% et le rapport ontarien Locker (1999) dit 0%. Qui a raison ? 3) Les données de l’OMS montrent que la carie a diminué pareillement dans tous les pays industrialisés, fluorés ou non. Une autre étude de l’association dentaire canadienne montre que la Colombie-britannique, la province la moins fluorée, affiche le plus faible taux de carie au pays. 4) Le rapport du Conseil national de recherche (NRC, 2006), l’autorité scientifique suprême aux Etats-Unis, établit de nombreux liens entre fluoration et divers troubles de santé. D’autre part, selon l’expert de la DSP, le Dr Levy, les risques pour la santé « concernent plutôt les très jeunes enfants de trois ans et moins, qui peuvent développer de la fluorose. Ce sont des taches blanches qui apparaissent sur les dents, par exemple lorsque ces enfants avalent du dentifrice » Or, le ministre Couillard affirme qu'« il n'est pas exact de dire qu'il existe des risques associés ». Qui a tort, qui a raison?

Faisant fi du principe de précaution et même si cette pratique soulève des questions éthiques et contrevient à la Charte des droits et libertés, la DSP fait pression sur les villes pour fluorer 50% de la province d’ici cinq ans. D’autres défendent le droit à une eau saine pour tous.

Pour en savoir plus:
Action Fluor Québec
http://www.qvq.ca/afq

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 11 avril 2008
Une dent contre la fluoration de l’eau à Gatineau… mais aussi à Ottawa!

Julie Gagné
Collaboration spéciale
Le Droit

Alors que la Ville de Québec s’apprête à cesser de fluorer son eau à partir du 1er avril, celle de Gatineau songe à fluorer la sienne. Présidée par le conseiller Pierre Philion, la Commission Gatineau, ville en santé examine actuellement le pour et le contre et verra, s’il y a lieu, de recommander au conseil municipal de procéder à des consultations publiques à ce sujet.

Malgré la promotion de cette supposée amélioration de la santé dentaire chez les enfants issus de milieux désavantagés économiquement qui, bien sûr, touche vos cœurs sensibles, il y a bon nombre de raisons qui devraient vous amener, comme citoyen, à avoir une dent contre la fluoration!

La pratique de fluorer l’eau a été introduite en 1945 aux États-Unis, où aujourd’hui 170 millions de personnes boivent de l’eau fluorée. Alors que notre voisin du Sud occupe le premier rang des pays fluorant leur eau potable, de nombreux pays européens sont fiers de ne pas offrir de l’eau fluorée à leurs citoyens. Parmi eux, on retrouve notamment l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l’Irlande du Nord, la Norvège et la Suède.

Rien de moins que 40 % des Canadiens boivent aujourd’hui de l’eau fluorée. En Ontario, ce taux est de 60 % alors qu’au Québec il est d’environ 8 %. Parmi les villes fluorant leur eau dans la belle province, on retrouve Trois-Rivières, Pointe-Claire et, bien sûr, Québec, qui mettra fin à cette pratique à la fin du mois et où 50 % de l’agglomération actuelle boit de l’eau fluorée depuis 1972.

Fidèle au désir de l’ex-maire Jean Drapeau, qui s’opposait à cette mesure qui constituait, selon lui, une entrave aux libertés individuelles, la Ville de Montréal a choisi de ne pas fluorer son eau de consommation. À l’instar de 110 villes américaines ayant décidé de ne plus fluorer leur eau, la Ville de Laval a abandonné la fluoration il y a environ 15 ans, notamment à cause des doutes en ce qui concerne le dosage du fluor et le rejet d’eaux usées dans l’environnement.

C’est suite à un référendum que la Ville d’Ottawa fluore son eau depuis 1966. Fluorer l’eau a toutefois des coûts. « Le fluorure de sodium est un produit dérivé de l’industrie de la production d’engrais, indique Tammy Rose, gestionnaire de programme de la production d’eau. Compte tenu de la pénurie actuelle, nous avons dû débourser deux fois plus pour s’approvisionner en 2007 par rapport à 2006. Et, pour 2008, le montant a augmenté de 47 %. »

L’état de la recherche

Entreprises dans les 10 années suivant son introduction, les recherches ayant permis de lancer la fluoration « ont été fortement critiquées de par leur méthodologie faible et le choix douteux des communautés étudiées, indique en 2001, le Docteur Paul Connett, de New York, dans son texte 50 Reasons to Oppose Fluoridation. En 1950, le service de santé publique américain a approuvé pour la première fois la fluoration. Ce n’est peut-être pas une coïncidence si, cette même année, la Sugar Research Foundation, soutenue par 130 sociétés, a exprimé son but de financer la recherche dentaire afin de découvrir des moyens efficaces de contrôler la décomposition dentaire par des méthodes autres que la prise limitée d’hydrates de carbone (du sucre!). »

Si l’eau constitue, avec l’air, l’élément le plus important pour l’être humain, le fluorure n’est pas, quant à lui, un élément essentiel. « Aucune maladie n’a jamais été liée à une insuffisance de fluorure, poursuit-il. Les humains peuvent avoir des dents parfaitement saines sans fluorure. En effet, selon différentes recherches menées en 1997, 2000 et 2001, dans les communautés du Canada où la fluoration a été discontinuée de même que dans l’ancienne Allemagne de l’Est, à Cuba et en Finlande, l’affaiblissement dentaire n’a pas augmenté mais a réellement diminué. »

« La plus grande étude jamais conduite aux États-Unis sur la fluoration de l’eau démontre, ajoute le Dr. Connett, une amélioration sur moins d’une surface de dent sur 128 dans la bouche d’un enfant. De plus, 13 chercheurs dentaires reconnus, ayant réalisé des recherches de 1976 à l’an 2000, et les Centers for Disease Control and Prevention, reconnaissent désormais que les mécanismes des avantages du fluorure sont principalement topiques et non systémiques. »

« Ainsi, dit-il, vous ne devez pas avaler le fluorure pour protéger les dents. Car, les avantages du fluorure, s’ils existent, sont topiques, et les risques sont systémiques. Seulement 50 % du fluorure que nous ingérons est excrété par les reins, le reste s’accumule dans nos os, notre glande pinéale et d’autres tissus. Une étude récente menée aux États-Unis a démontré l’augmentation des taux d’infertilité chez les femmes vivant dans les secteurs avec 3 ppm de fluorures ou plus dans l’eau. Et, une autre étude, conduite en 1999, arrive à la conclusion d’une association entre l’utilisation de l’acide de fluorosilice dans l’eau fluorée et un niveau plus élevé de plomb dans le sang des enfants. »

« Il semble donc plus raisonnable, rajoute-t-il, pour ceux qui veulent prendre des risques, de livrer le fluorure directement à la dent sous forme de pâte dentifrice. Comme l’ingestion de fluorure est inutile, il n’y a aucune raison de forcer des personnes à boire le fluorure dans leur eau. De plus, des études menées en Inde de même qu’en Arizona ont prouvé que la décomposition dentaire augmente réellement à mesure que la concentration de fluorure dans l’eau augmente. »

De son côté, dans l’article Fluorer l’eau? de la journaliste Anne-Caroline Crespel publié dans l’édition de mai 2006 de Protégez-vous, Pierre-Jean Morin, biochimiste, docteur en médecine expérimentale et coauteur de La fluoration : Autopsie d’une erreur scientifique (Éditions Henri Berger, 2006), soutient que « non seulement la fluoration de l’eau ne produit pas l’effet escompté sur la carie dentaire, mais elle comporte de réels dangers tant pour la santé que pour l’environnement. »

« Parmi les effets sur la santé, précise-t-il, il y a la fluorose dentaire, un signe d’intoxication aux fluorures, et également d’autres effets secondaires liés à une exposition chronique aux fluorures pouvant apparaître chez l’humain. Parmi ces derniers, citons les affections dans la structure des os et des articulations, les troubles du métabolisme, l’augmentation des maladies congénitales et l’incidence sur le développement du cancer. »

« Le fluor n’étant pas métabolisé ne s’élimine pas, termine M. Morin. Des études ont montré que les truites et les grenouilles ne survivaient pas dans une eau fluorée et que la pollution aux fluorures était toxique, même à faible dose, pour la plupart des insectes. Par ailleurs, une fois ajoutés dans l’eau potable, ils s’accumulent et polluent les cours d’eau. De plus, l’acide fluosilicique étant une substance très corrosive, il est possible que de petites quantités de cuivre, de laiton et de plomb de la tuyauterie dans laquelle circule l’eau se dissolvent et se rajoutent à l’eau. »

Autres solutions possibles

Eau Secours! est la coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau. Elle compte comme alliés près de 80 porteurs d’eau célèbres tels que le généticien français Albert Jacquard, le docteur et vulgarisateur scientifique de Colombie-Britannique David T. Suzuki, l’immunologiste québécois Michel Fournier, qui est reconnu internationalement pour ses études sur les effets des contaminants environnementaux sur le système immunitaire, mais aussi sur les François Avard, Dobacaracol, Judi Richards, Gilles Vigneault et bien d’autres.

Selon Martine Ouellet, sa vice-présidente, « l’organisme n’est pas prêt pour l’instant à recommander la fluoration. Nous examinons présentement ce sujet. La consommation résidentielle ne représente, à Montréal, que 20 % de la consommation d’eau totale. Et, au plan de la consommation résidentielle, moins de 1 % de l’eau destinée à la résidence est bue ou utilisée pour l’alimentation. L’eau sert à 30 % pour la toilette, à 30 % pour l’arrosage et la piscine, à 20 % pour le lavage des vêtements et de la vaisselle et à 19 % pour les bains et douches. Est-ce que cela vaut la peine de rajouter un autre produit chimique pour un très petit pourcentage d’utilisation? »

« Il faut également tenir aussi compte, mentionne-t-elle, de tous ceux qui se brossent les dents et pour qui cet ajout n’est pas nécessaire de même que de tous les impacts de la fluoration sur la faune et la flore. Bref, nous sommes loin d’être certains que c’est la bonne solution pour régler le problème dentaire de la population à risques. Ceux qui vendent le fluor sont assurément ceux qui ont le plus à gagner. » Et, que dire de la rumeur relative à l’intérêt dans ce dossier des producteurs d’aluminium, qui sont les principales sources de rejet de fluor dans l’environnement?

Compte tenu du contexte actuel où l’environnement est devenu la priorité numéro un et où les adultes sont à la recherche d’un milieu de vie le plus sain possible, la Ville de Gatineau, qui songe à fluorer son eau, tout comme celle d’Ottawa, qui pourrait, après plus de 40 ans, réévaluer cette situation stagnante, devraient d’abord et avant tout protéger l’ensemble de leurs citoyens contre un mal inutile. Elles auraient avantage à baser leur décision sur les résultats des nombreuses recherches indépendantes - et non financées par l’industrie - menées sur les effets de la fluoration de l’eau et, surtout, ne pas céder aux pressions politiques d’entreprises ou d’organismes de santé publique disant agir pour le bien des enfants issus d’un milieu désavantagé économiquement. En cas de doute, le principe de précaution devrait s’appliquer.

Au lieu de dépenser des centaines de milliers de dollars sur une base annuelle pour fluorer l’eau, les municipalités devraient peut-être tenter de sensibiliser les services de garde des écoles de leur territoire qui interdisent le brossage des dents à l’heure du lunch et, pourquoi pas, offrir des brosses à dents et des tubes de pâte dentifrice aux familles dans le besoin! Voici un dossier qui permettra de constater si les maires de Gatineau et d’Ottawa sont – ou non – des maires « verts »!

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 11 avril 2008
Pour voir comment nos journalistes en chef ne brillent pas vraiment par leur compétence mais plus par leur capacité à se faire une opinion rapidement, lire les communications que j'ai amorcées avec Donald Charette et François Bourque, communication qu'ils n'ont pas cru bon de poursuivre (ils ne répondent tout simplement plus). Et ces gens ont un pouvoir immense d'influence de l'opinion publique. Voilà qui est inquiétant...


Communication avec le directeur de l'info du Journal de Québec:

Date: 27 Mar 2008
À: Donald Charette
Objet: À Monsieur Charette,


À Monsieur Charette,
Directeur de l'information
Journal de Québec


Dans votre article du 27 mars 2008 intitulé "Avant de fermer le robinet", vous affirmez : "Les "Amis de la Terre" étaient en fait les seuls "citoyens" qui se sont exprimés au micro mardi matin durant la période de questions. Le lobby vert a sa place mais il ne doit pas dicter l'agenda politique."

Vous croyez vraiment ce que vous dites?

Pouvez-vous me dire s'il vous plaît d'où vous tenez ces informations?

Car voyez-vous, je vous annonce qu'en vérité vous vous êtes trompé sur toute la ligne!

De la part du directeur de l'information d'un journal à grand tirage, voilà qui est fort décevant, voire inquiétant...

J'ai moi-même parlé au micro monsieur Charette. J'ai posé la question concernant la mythique "liste de 27000 études" que la DSP n'est toujours pas capable de fournir.

D'autant que je me souvienne, je n'ai jamais été membre des Amis de la Terre...

Pour comble de votre disgrâce, la dame d'un certain âge qui s'est présentée au micro n'est pas liée, elle non plus, aux Amis de la Terre! Je ne la connaissais pas avant ce jour, pas plus que la représentante des Amis de la Terre! Je les ai connus ce jour même!

Surpris? Embarrassé?

Croyiez-vous vraiment que personne ne le remarquerait? Prenez-vous vos lecteurs pour des valises?

Ces faits contredisent complètement la généralisation crasse de votre déclaration "Les "Amis de la Terre" étaient en fait les seuls "citoyens" qui se sont exprimés au micro mardi matin".

J'ai été à la fois amusé et attristé de voir que vous formuliez une affirmation aussi catégorique sur une chose sur laquelle vous ne vous êtes même pas informés convenablement. Votre déclaration est proprement scandaleuse en ce qu'elle réduit toute l'opposition CITOYENNE à la fluoration qui s'est exprimée mardi dernier à un petit noyau organisé de militants extrémistes marginaux et qui tentent de dicter la marche à suivre en politique. Tout cela n'étant en fait que le fruit de votre imaginaire et d'un mauvais traitement de l'information.

Monsieur le directeur de l'infomation, vous devriez demander à ce que vos "informateurs" soient fiables et rigoureux, autrement cela pourrait vous attirer de sévères critiques!

Si ce standard de compétence vous apparaît trop élevé, il serait louable pour la population de Québec que vous considériez la possibilité de changer de carrière.


Sincèrement vôtre,



===============


Date: 29 Mar 2008
De: Donald Charette
Objet: Re: À Monsieur Charette,

M., j'ai suivi les diffusion du comité plénier et de la période des
questions et j'ai bien vu votre intervention à titre «personnel». Votre
envoi suit un autre où vous représentez Action fluor. Alors ne faites pas
semblant d'être un quidam et assumez vos convictions légitimes.
Donald charette


===============

Date: 5 Apr 2008
À: Donald Charette
Objet: Re: À Monsieur Charette,

Monsieur Charette,


Action Fluor Québec n'est pas les Amis de la Terre.

J'ai retransmis des informations d'Action Fluor Québec dans le message que je
vous ai envoyé, mais je ne suis pas membre Amis de la Terre. Et je vous ai
déjà dis que je ne les connaissais pas avant ce jour là.

Le problème est que vous avez affirmé dans votre article que TOUS les
"citoyens" qui se sont exprimés au micro était des MEMBRES des Amis de la
Terre...

Cela mériterait une correction de votre part, car en affirmant cela, vous avez
marginalisé toute l'opposition à la fluoration en les mettant tos dans le
même paquet. Où est l'honnêteté journalistique dans ce procédé? Je vous
le demande.

L'autre dame plus âgée qui a parlé au micro n'avait elle non plus rien à
voir avec les Amis de la Terre.

Persistez-vous encore à affirmer que tous les "citoyens" qui se sont exprimés
au micro était des Amis de la Terre?



Sincèrement,

=======================

Monsieur Charette ne répond plus.





communication avec François Bourque du Soleil (Cyberpresse, Canoe):

Date: 27 Mar 2008
À: François Bourque
Objet: Monsieur Bourque


Monsieur Bourque,

Voilà plus de trois ans que je suis attentivement la manière dont vous traitez du problème de la fluoration de l'eau.

L'année passée, j'ai trouvé que votre traitment était relativement neutre, ce que j'ai appalaudi.

Mais ce matin, je constate que vous retombez dans les mêmes vices que les croyants de l'idéologie pro-fluoration.

Tout d'abord, laissez-moi vous citer: "Ils (=les élus municipaux) peuvent au mieux se référer aux avis des experts de la asnté publique, au pire, à des études "épouvantails" glanées dans Internet. Ainsi en est-il des lobbies et groupes de citoyens qui s'agitent autour de l'eau potable."

Je trouve cette remarque offensante et condescendante. En tant que journaliste, vous n'êtes pas qualifiés pour porter des jugements globaux sur les opposants à la fluoration. Tenez-vous en à rapporter le discours des acteurs sociaux impliqués dans le débat. C'est cela votre travail. Autrement, vous faites de la propagande gouvernementale, ce qui est fort déplorable, surtout de la part d'un journaliste, qui en principe est supposé avoir une pensée indépendante et critique.

Plus loin, vous dites : "(...) aucune étude sérieuse n'a prouvé qu'il existe un danger pour la santé à fluorer l'eau à faibles dose, comme le faisait Québec".

Ici, vous ne faites que répéter mot à mot le discours de la Santé publique. Vous devriez au moins les citer, autrement il s'agit d'un cas de plagiat... Et Dieu sait que le journal Le Soleil en a connu des cas de plagiat...

En fait, il est faux que "la fluoration n'entraîne aucun risque" Permettez-moi de citer une autorité que vous prendrez au sérieux, le Dr Michel Lévy, qui est pourtant un grand prêtre de la religion de la fluoration: "Question: Quels sont les risques reconnus concernant les niveaux de fluorure? Réponse du Dr Michel Lévy: Les niveaux sont très faibles. Les risques sont donc nuls pour les adultes. Ils concernent plutôt les très jeunes enfants de trois ans et moins, qui peuvent développer de la fluorose. Ce sont des taches blanches qui apparaissent sur les dents, par exemple lorsque ces enfants avalent du dentifrice. On recommande d?utiliser le dentifrice en quantité minime. Les dentistes et les pédiatres ne devraient pas non plus prescrire des suppléments de fluorure aux enfants en bas âge, à moins qu?ils soient à risque de caries." Cela contredit sans l'ombre d'un doute les affirmation du ministre Couillard, qui affirme lui aussi qu'"il n'est pas exact de dire qu'il existe des risques associés". Qui a raison? La DSP et le ministre, ou le Dr Lévy? Même les croyants aux bienfaits de la fluoration ne sont même pas d'accord! Et qui a pris le temps d'examiner ces contradictions, mis à part les groupes environnementaux que vous dédaignez manifestement? Les groupes environnementaux seraient-ils plus "scientifiques" que la DSP et le Dr Lévy?

Permettez-moi de mettre en évidence l'imcompétence de la direction de santé publique et du ministre à cet égard: L'Association Dentaire Américaine suggère de ne pas utiliser d'eau fluorée pour constituer les préparations pour bébés en raison du RISQUE de fluorose dentaire. Source: http://www.ada.org/prof/resources/pubs/ ... 061109.pdf

Manifestement, la DSP ne prend pas au sérieux cette mise en garde, sous prétexte que "les taux de fluorure dans l'eau potable au Canada ont TENDANCE à être moins élevés"... (C'est moi qui mets l'accent sur le mot "tendance") C'est ainsi que la DSP écarte du revers de la main tout inquiétude, contredisant ainsi l'avis de l'Association dentaire américaine, en prétendant qu'il n'existe aucnue risque pour la santé des nourrissons. Source: http://www.santepub-mtl.qc.ca/fluoration/nouvelle.html

Consensus sur la fluoration? Quel consensus??

Sachez, monsieur Bourque, que le problème de la fluorose est loin d'être simplement "esthétique" comme le prétend le Dr Lévy. Lorsque les dents présentent des taches dûes à la fluorose, c'est un signe extérieur indiquant que le niveau d'accumulation de fluorure dans TOUT le corps est trop élevé...

Je pourrais poursuivre sur les effets néfastes pour la santé, l'environnement etc., mais je sais que votre temps est précieux et je ne veux pas vous assommer de détails qui ne vous intéressent peut-être pas...

Je vous signale tout cela non pas dans le seul but de critiquer, mais afin que votre prochain article sur le sujet soit plus équilibré et de meilleure qualité.


Sincèrement,


======================


Date: 29 Mar 2008
De: François Bourque
Objet: Re: Monsieur Bourque

Bonjour Monsieur,

Merci d'avoir pris le temps d'écrire. L'aviez-vous fait l'an dernier aussi, je vous avoue ne plus me souvenir de tous les courriels reçus alors. Désolé si vous avez trouvé certaines de mes remarques offensantes. Ce n'était pas l'intention.

Il me faut d'abord vous préciser que mon mandat de chroniqueur n'est pas seulement de «rapporter le discours des acteurs sociaux» comme vous me le suggérez, mais de commenter ces discours avec des points de vues personnels. Du journalisme d'opinion quoi.

Je constate qu'il y a en matière de fluoration de l'eau potable des avis divergents.

Je doute cependant que toutes les autorités de santé publique au Québec, au Canada, à l'Organisation mondiale de la santé et ailleurs puissent se tromper en même temps.

Il est vrai que je ne suis pas un expert et il arrive un moment où il faut décider à qui on fait confiance. Jusqu'à preuve du contraire, c'est aux autorités de la santé publique.

Merci de nous lire

Bonne journée
François Bourque


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Date: 5 Apr 2008
À: François Bourque
Objet: Re: Monsieur Bourque

Monsieur Bourque,

Je suis sincèrement désolé de prendre encore de votre temps pour ramener le débat sur la table... Je ne recommencerai plus, promis!

Il y a un point sur lequel j'aimerais revenir dans notre récente communication.
Vous dites:

"Je doute cependant que toutes les autorités de santé publique au Québec, au Canada, à l'Organisation mondiale de la santé et ailleurs puissent se tromper en même temps."

Connaissez-vous un peu les cas du plomb, du DDT et des BPC?

J'évoque ces exemples bien connus simplement pour vous montrer qu'il n'y a rien d'extraordinaire dans le fait que ces instances de santé publique puissent se tromper, voire même tous en même temps!

Je me propose donc moi-même de vous aider lorsque vous en manifesterez le besoin, pour vous fournir plus d'informations et afin d'éclairer votre jugement sur ce genre d'erreur scientifique à grande échelle, qui comme on sait s'est déjà produite auparavant.

En effet, de plus en plus de gens reconnaissent que le fluor est le prochain sur la liste des "bannis", après le plomb, le DDT, etc. C'est un lent processus de révision scientifique. Or la plupart d'entre nous ne posons pas de question lorsqu'une autorité se prononce de façon catégorique sur une question donnée. Vous le savez comme moi, la science se fonde sur le doute et non pas sur l'autorité.

Si vous préférez examiner des sources plus indépendantes que moi, je vous invite fortement d'explorer les recherches scientifiques en ce domaine au lieu de vous fier à la Direction de santé publique. La meilleure référence scientifique est san contredit le rapport de la plus haute instance scientifique des États-Unis, le National Research Council (2006), qui indique que la fluoration est bel et bien la cause de nombreux troubles de santé. Ce rapport est ignoré par la DSP, ce qui est fort inquiétant si l'on considère le fait que c'est cette même DSP qui s'occupe d'assurer la santé de toute la province!

Sur ce, je vous dis bonne chance pour la continuation de votre enquête, car tout esprit libre et rigoureux est en recherche constante.


Je vous souhaite de passer une agréable journée.


Sincèrement,


===============

Monsieur Bourque ne répond plus.

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