Mélissa Simard, Cynthia Malenfant, Marilyne Lachance, Gabriel Pouliot, Alexandre Beaulieu-Tremblay, Véronique Damasse et Christian Camiré, animateur de vie spirituelle et d'engagement communautaire, ont vécu deux semaines inoubliables en Équateur.- (Photo Jean Pascal Lavoie)
Un voyage enrichissant
Un groupe de 39 étudiants et 5 accompagnateurs de l'École secondaire Roger-Comtois a participé à un voyage de coopération internationale en Équateur de la mi-février au début mars. Un voyage où l'apprentissage sur soi-même a été autant sinon plus important encore que la connaissance d'une autre culture.
Après plus d'un an de préparation, 30 filles et 9 garçons de 3e, 4e et 5e secondaire et leurs accompagnateurs se sont envolés le 18 février dernier vers l'Équateur où ils ont participé à la construction d'un dispensaire médical et distribué des petites pharmacies aux communautés près de la réserve écologique Churute.
Au-delà de ce travail éreintant, les jeunes ayant travaillé très dur sous un soleil de plomb, et de l'utilité bien concrète du dispensaire pour les habitants de l'endroit, c'est au plan personnel que ce périple laissera les marques les plus durables.
«Nous avons tous appris à connaître nos limites et à les surpasser, mais nous avons appris aussi à respecter celles des autres», lance Marilyne Lachance.
«J'ai dû apprendre à m'arrêter, renchérit Gabriel Pouliot. Je m'attendais à pouvoir en faire beaucoup plus, mais la chaleur m'a limité.»
«Le dépassement de soi a été la grande force de ce voyage, confirme Christian Camiré, un des accompagnateurs. Les élèves ont tous dû composer avec divers maux, le manque de confort, le fait de vivre à 12 ou 13 dans la même chambre.»
Cette promiscuité forcée a contribué à tisser des liens entre les élèves et stimulé la débrouillardise de plusieurs. «Nous avons appris à vivre avec seulement le contenu de notre valise», indique Alexandre Beaulieu-Tremblay. «S'il nous manquait quelque chose, nous devions l'emprunter à un autre. Nous avons beaucoup partagé», ajoute Mélissa Simard.
Le retour a été toutefois difficile pour certains. «J'ai trouvé ça très dur, avoue Véronique Damasse. Je pensais continuellement à ce qu'on a vécu là-bas. Même avec le manque de confort, il me semble qu'on avait quelque chose de plus. Notre vie était plus simple.»
Forts de cette belle expérience, les étudiants ont repris le cours de leur vie, mais en portant un regard différent sur ce qui les entoure. «Tout le monde a changé avec ce voyage, affirme Cynthia Malenfant. On ne voit plus les autres cultures de la même façon.»
«Et nous nous rendons compte à quel point nous somme gâtés ici», concluent les coopérants.