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La fluoration pourrait devenir un enjeu électoral

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 27 mars 2008 à 13:49
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La fluoration pourrait devenir un enjeu électoral
«Il faudrait que les élus lâchent la ligne de parti et qu'ils pensent aux électeurs», estime le maire de Québec, Régis Labeaume.
La fluoration pourrait devenir un enjeu électoral
À moins d'un revirement de dernière minute, Québec cessera complètement de fluorer son eau à compter du 1er avril prochain. Mais s'il a essuyé un revers dans sa tentative de prolonger le moratoire qui aurait permis de poursuivre cette pratique jusqu'au 1er novembre, le temps de tenir des consultations publiques, le maire Régis Labeaume ne baisse pas les bras et il pourrait bien faire de cette question un enjeu majeur à l'élection de novembre 2009.
Le maire de Québec n'a visiblement pas apprécié la tournure du débat de plus de deux heures au cours duquel sa proposition et même une version amendée déposée par son collègue François Picard ont été battues. En fait, tous les membres du RMQ se sont prononcés contre la prolongation du moratoire à l'exception des conseillers Gérald Poirier et Yvon Bussière qui se sont rangés du côté de l'exécutif tout comme l'ensemble des indépendants et des membres de l'Action civique présents.

«La position du RMQ est incompréhensible, a mentionné le maire au terme de la séance spéciale convoquée mardi dernier. Ce parti est le roi de la consultation et ils sont contre le fait de laisser la population trancher. Ce sont les plus démunis qui feront les frais de cette décision et les conseillers devraient avoir honte.»

Dénonçant la fameuse ligne de parti qu'il juge inacceptable au niveau municipal, Régis Labeaume a salué le courage des conseillers Gérald Poirier et Yvon Bussière d'avoir osé aller à l'encontre de leurs collègues. «Nous sommes minoritaires et nous sommes liés par ces gens-là qui ont pris une décision sous les pressions d'un lobby environnemental, a-t-il déploré. On va aller chercher une majorité à la prochaine élection et on pourra alors revenir sur des questions comme celle-là.»

D'entrée de jeu lors du conseil, Régis Labeaume avait été pour le moins cinglant envers l'opposition, soulignant que certains membres du RMQ faisaient partie de l'équipe de Jean Paul L'Allier qui, au cours de ses 16 années à la mairie, était favorable à la fluroration. «Aujourd'hui ils sont en complète contradiction, a-t-il affirmé. Le chef de l'opposition était d'accord et maintenant il ne l'est plus. Comment peut-on comprendre tout ça ?»

Demeurant sur ses positions, Jean-Marie Matte a pour sa part demandé pourquoi aucune consultation n'avait été amorcée depuis l'adoption du moratoire en avril 2007. «On veut nous ramener le débat alors que c'est quelque chose qui relève de la santé publique, a-t-il mentionné. On est pour la consultation publique, mais on demande que ce soit le gouvernement qui la fasse.»
Référendum ?
Constatant la tendance qui se dessinait, le vice-président du comité exécutif, François Picard, a déposé une proposition amendée plutôt audacieuse demandant notamment de prolonger le moratoire jusqu'à la prochaine élection afin de se donner le temps tenir des consultations publiques qui seraient à la charge du Département de santé publique. La population serait par la suite appelée à trancher la question dans le cadre d'un référendum tenu parallèlement avec le scrutin.
«Nous croyons qu'un public bien informé pourra se prononcer sur ce sujet, a expliqué le conseiller. Et en tenant la consultation en même temps que l'élection, ça ne coûtera pratiquement pas un sou de plus à la Ville de Québec alors qu'un référendum pourrait coûter jusqu'à 4 M$.»

Mais si innovatrice soit-elle, la version amendée a reçu le même accueil de l'opposition que la proposition originale.

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Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 7 avril 2008
Ne manquez pas cette brève entrevue sur la fluoration de l'eau (9 min) qui aborde les principaux points de controverse et adopte un point de vue critique sur cette bien étrange pratique.

Vidéo - Entrevue avec M. Sérodes
Professeur de Génie des eaux à l'Université Laval.
Canal VOX, Québec, mars 2008: http://www.qvq.ca/afq/audio-video/Entrevue-serodes.mp4


Profitez-en pour mieux connaître notre ami Fernand Trudel, un ancien conseiller de Beauport, qui est aussi un chaud partisan de la fluoration. Notez bien que M Trudel ignore pratiquement tous les points de controverse abordés par le professeur Sérodes. Comme la majorité des partisans de la fluoration, M Trudel invoque l'argument d'autorité (invalide en sciences), en référant constamment à la Direction de la santé publique.

http://www.qvq.ca/afq/Articles/correspondance-trudel.htm

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 4 avril 2008
Une dent contre la fluoration de l’eau à Gatineau… mais aussi à Ottawa!

Julie Gagné
Collaboration spéciale
Le Droit

Alors que la Ville de Québec s’apprête à cesser de fluorer son eau à partir du 1er avril, celle de Gatineau songe à fluorer la sienne. Présidée par le conseiller Pierre Philion, la Commission Gatineau, ville en santé examine actuellement le pour et le contre et verra, s’il y a lieu, de recommander au conseil municipal de procéder à des consultations publiques à ce sujet.

Malgré la promotion de cette supposée amélioration de la santé dentaire chez les enfants issus de milieux désavantagés économiquement qui, bien sûr, touche vos cœurs sensibles, il y a bon nombre de raisons qui devraient vous amener, comme citoyen, à avoir une dent contre la fluoration!

La pratique de fluorer l’eau a été introduite en 1945 aux États-Unis, où aujourd’hui 170 millions de personnes boivent de l’eau fluorée. Alors que notre voisin du Sud occupe le premier rang des pays fluorant leur eau potable, de nombreux pays européens sont fiers de ne pas offrir de l’eau fluorée à leurs citoyens. Parmi eux, on retrouve notamment l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l’Irlande du Nord, la Norvège et la Suède.

Rien de moins que 40 % des Canadiens boivent aujourd’hui de l’eau fluorée. En Ontario, ce taux est de 60 % alors qu’au Québec il est d’environ 8 %. Parmi les villes fluorant leur eau dans la belle province, on retrouve Trois-Rivières, Pointe-Claire et, bien sûr, Québec, qui mettra fin à cette pratique à la fin du mois et où 50 % de l’agglomération actuelle boit de l’eau fluorée depuis 1972.

Fidèle au désir de l’ex-maire Jean Drapeau, qui s’opposait à cette mesure qui constituait, selon lui, une entrave aux libertés individuelles, la Ville de Montréal a choisi de ne pas fluorer son eau de consommation. À l’instar de 110 villes américaines ayant décidé de ne plus fluorer leur eau, la Ville de Laval a abandonné la fluoration il y a environ 15 ans, notamment à cause des doutes en ce qui concerne le dosage du fluor et le rejet d’eaux usées dans l’environnement.

C’est suite à un référendum que la Ville d’Ottawa fluore son eau depuis 1966. Fluorer l’eau a toutefois des coûts. « Le fluorure de sodium est un produit dérivé de l’industrie de la production d’engrais, indique Tammy Rose, gestionnaire de programme de la production d’eau. Compte tenu de la pénurie actuelle, nous avons dû débourser deux fois plus pour s’approvisionner en 2007 par rapport à 2006. Et, pour 2008, le montant a augmenté de 47 %. »

L’état de la recherche

Entreprises dans les 10 années suivant son introduction, les recherches ayant permis de lancer la fluoration « ont été fortement critiquées de par leur méthodologie faible et le choix douteux des communautés étudiées, indique en 2001, le Docteur Paul Connett, de New York, dans son texte 50 Reasons to Oppose Fluoridation. En 1950, le service de santé publique américain a approuvé pour la première fois la fluoration. Ce n’est peut-être pas une coïncidence si, cette même année, la Sugar Research Foundation, soutenue par 130 sociétés, a exprimé son but de financer la recherche dentaire afin de découvrir des moyens efficaces de contrôler la décomposition dentaire par des méthodes autres que la prise limitée d’hydrates de carbone (du sucre!). »

Si l’eau constitue, avec l’air, l’élément le plus important pour l’être humain, le fluorure n’est pas, quant à lui, un élément essentiel. « Aucune maladie n’a jamais été liée à une insuffisance de fluorure, poursuit-il. Les humains peuvent avoir des dents parfaitement saines sans fluorure. En effet, selon différentes recherches menées en 1997, 2000 et 2001, dans les communautés du Canada où la fluoration a été discontinuée de même que dans l’ancienne Allemagne de l’Est, à Cuba et en Finlande, l’affaiblissement dentaire n’a pas augmenté mais a réellement diminué. »

« La plus grande étude jamais conduite aux États-Unis sur la fluoration de l’eau démontre, ajoute le Dr. Connett, une amélioration sur moins d’une surface de dent sur 128 dans la bouche d’un enfant. De plus, 13 chercheurs dentaires reconnus, ayant réalisé des recherches de 1976 à l’an 2000, et les Centers for Disease Control and Prevention, reconnaissent désormais que les mécanismes des avantages du fluorure sont principalement topiques et non systémiques. »

« Ainsi, dit-il, vous ne devez pas avaler le fluorure pour protéger les dents. Car, les avantages du fluorure, s’ils existent, sont topiques, et les risques sont systémiques. Seulement 50 % du fluorure que nous ingérons est excrété par les reins, le reste s’accumule dans nos os, notre glande pinéale et d’autres tissus. Une étude récente menée aux États-Unis a démontré l’augmentation des taux d’infertilité chez les femmes vivant dans les secteurs avec 3 ppm de fluorures ou plus dans l’eau. Et, une autre étude, conduite en 1999, arrive à la conclusion d’une association entre l’utilisation de l’acide de fluorosilice dans l’eau fluorée et un niveau plus élevé de plomb dans le sang des enfants. »

« Il semble donc plus raisonnable, rajoute-t-il, pour ceux qui veulent prendre des risques, de livrer le fluorure directement à la dent sous forme de pâte dentifrice. Comme l’ingestion de fluorure est inutile, il n’y a aucune raison de forcer des personnes à boire le fluorure dans leur eau. De plus, des études menées en Inde de même qu’en Arizona ont prouvé que la décomposition dentaire augmente réellement à mesure que la concentration de fluorure dans l’eau augmente. »

De son côté, dans l’article Fluorer l’eau? de la journaliste Anne-Caroline Crespel publié dans l’édition de mai 2006 de Protégez-vous, Pierre-Jean Morin, biochimiste, docteur en médecine expérimentale et coauteur de La fluoration : Autopsie d’une erreur scientifique (Éditions Henri Berger, 2006), soutient que « non seulement la fluoration de l’eau ne produit pas l’effet escompté sur la carie dentaire, mais elle comporte de réels dangers tant pour la santé que pour l’environnement. »

« Parmi les effets sur la santé, précise-t-il, il y a la fluorose dentaire, un signe d’intoxication aux fluorures, et également d’autres effets secondaires liés à une exposition chronique aux fluorures pouvant apparaître chez l’humain. Parmi ces derniers, citons les affections dans la structure des os et des articulations, les troubles du métabolisme, l’augmentation des maladies congénitales et l’incidence sur le développement du cancer. »

« Le fluor n’étant pas métabolisé ne s’élimine pas, termine M. Morin. Des études ont montré que les truites et les grenouilles ne survivaient pas dans une eau fluorée et que la pollution aux fluorures était toxique, même à faible dose, pour la plupart des insectes. Par ailleurs, une fois ajoutés dans l’eau potable, ils s’accumulent et polluent les cours d’eau. De plus, l’acide fluosilicique étant une substance très corrosive, il est possible que de petites quantités de cuivre, de laiton et de plomb de la tuyauterie dans laquelle circule l’eau se dissolvent et se rajoutent à l’eau. »

Autres solutions possibles

Eau Secours! est la coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau. Elle compte comme alliés près de 80 porteurs d’eau célèbres tels que le généticien français Albert Jacquard, le docteur et vulgarisateur scientifique de Colombie-Britannique David T. Suzuki, l’immunologiste québécois Michel Fournier, qui est reconnu internationalement pour ses études sur les effets des contaminants environnementaux sur le système immunitaire, mais aussi sur les François Avard, Dobacaracol, Judi Richards, Gilles Vigneault et bien d’autres.

Selon Martine Ouellet, sa vice-présidente, « l’organisme n’est pas prêt pour l’instant à recommander la fluoration. Nous examinons présentement ce sujet. La consommation résidentielle ne représente, à Montréal, que 20 % de la consommation d’eau totale. Et, au plan de la consommation résidentielle, moins de 1 % de l’eau destinée à la résidence est bue ou utilisée pour l’alimentation. L’eau sert à 30 % pour la toilette, à 30 % pour l’arrosage et la piscine, à 20 % pour le lavage des vêtements et de la vaisselle et à 19 % pour les bains et douches. Est-ce que cela vaut la peine de rajouter un autre produit chimique pour un très petit pourcentage d’utilisation? »

« Il faut également tenir aussi compte, mentionne-t-elle, de tous ceux qui se brossent les dents et pour qui cet ajout n’est pas nécessaire de même que de tous les impacts de la fluoration sur la faune et la flore. Bref, nous sommes loin d’être certains que c’est la bonne solution pour régler le problème dentaire de la population à risques. Ceux qui vendent le fluor sont assurément ceux qui ont le plus à gagner. » Et, que dire de la rumeur relative à l’intérêt dans ce dossier des producteurs d’aluminium, qui sont les principales sources de rejet de fluor dans l’environnement?

Compte tenu du contexte actuel où l’environnement est devenu la priorité numéro un et où les adultes sont à la recherche d’un milieu de vie le plus sain possible, la Ville de Gatineau, qui songe à fluorer son eau, tout comme celle d’Ottawa, qui pourrait, après plus de 40 ans, réévaluer cette situation stagnante, devraient d’abord et avant tout protéger l’ensemble de leurs citoyens contre un mal inutile. Elles auraient avantage à baser leur décision sur les résultats des nombreuses recherches indépendantes - et non financées par l’industrie - menées sur les effets de la fluoration de l’eau et, surtout, ne pas céder aux pressions politiques d’entreprises ou d’organismes de santé publique disant agir pour le bien des enfants issus d’un milieu désavantagé économiquement. En cas de doute, le principe de précaution devrait s’appliquer.

Au lieu de dépenser des centaines de milliers de dollars sur une base annuelle pour fluorer l’eau, les municipalités devraient peut-être tenter de sensibiliser les services de garde des écoles de leur territoire qui interdisent le brossage des dents à l’heure du lunch et, pourquoi pas, offrir des brosses à dents et des tubes de pâte dentifrice aux familles dans le besoin! Voici un dossier qui permettra de constater si les maires de Gatineau et d’Ottawa sont – ou non – des maires « verts »!

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 31 mars 2008
Pour la Direction de santé publique, l'arrêt de la fluoration est un crime contre l'humanité.

Pourtant, lorsque vient le temps de démontrer l'évidence scientifique supportant la fluoration de l'eau, elle n'est même pas capable de fournir ses sources!




Question à la Direction de Santé Publique, adressée au Maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume, 25 mars 2008


"Monsieur le président, ma question s'adresse à monsieur le Maire et j'invite tous les élus à y répondre s'ils le souhaitent.

J'ai imprimé une copie d'une page de site web de la DSP (http://www.santepub-mtl.qc.ca/fluoration/opposants.html) portant sur les opposants à la fluoration (si vous voulez avoir la preuve que j'invente rien, juste à venir voir le document), qui dit, et je cite:
"Les raisons citées (par les opposants à la fluoration) ne peuvent pas être justifiées vu qu'elles ignorent les nombreuses preuves scientifiques auxquelles on peut véritablement donner créance, car il faut faire la constatation qu'il y a aujourd'hui, après plus de 60 ans, plus de 27 000 études fiables qui ont évalué les effets du fluor."

En fait, lorsque monsieur Parent (co-auteur du livre La fluoration autopsie d'ue erreur scientifique,. que j'ai remis à monsieurs le Maire la semaine dernière) a demandé à la DSP (de MTL) de fournir cette liste de 27000 études, la DSP n'a pas été en mesure de le faire. Elle a référé monsieur Parent au Dr Clark de Vancouver, qui lui l'a référé à une étude de l'université York, étude qui décompte 1000 études mais qui après un tri (pour éliminer les moins fiables et celles publiées en double) il n'en reste plus que 215 fiables pour ET contre la fluoration, parues dans le monde entier. On est loin de ces prétendues "27000 études fiables"! La DSP ment-elle ou est-elle incompétente ? Les ordres professionnels interdisent à leurs membres de mentir ou d'induire le public en erreur. Ce qui est sûr c’est que la DSP n'a pas été capable de fournir la liste des 27000 études. On est forcé de croire sans preuve. Cela ne pose-t-il pas de sérieux problèmes en regard au standard scientifique?

Monsieur le président ma question adressée à monsieur le Maire (et quiconque voulant y répondre) est celle-ci: est-ce que monsieur le Maire (et d’autres élus) ont l'intention de demander de voir cette mystérieuse liste de 27000 études? Car comment peut-on se fier aux recommandations de la DSP si elle n'est même pas capable de la plus élémentaire rigueur scientifique qui exigerait qu’elle fournisse cette prétendue liste de 27000 études sur lesquelles elle se base pour affirmer avec tant d’autorité que la fluoration de l’eau est une bonne chose. "


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L'humour et les positions douteuses du Maire Labeaume

Lors de la séance spéciale du conseil de ville du 25 février sur la fluoration de l'eau potable le Maire Labeaume a fait preuve à plusieurs reprises soit de mauvaise foi doublée d'ignorance, soit d'un humour douteux et déplacé vu le sérieux de tels débats. Il a d'abord reproché à l'opposition d'avoir été influencée par les opposants à la fluoration, qu'il a d'abord qualifié de 'lobby environnemental' pour ensuite les accuser d' 'éco-terrorisme'. Prenant ce dernier qualificatif pour une blague délibérée, je tiens néanmoins à lui rappeler qu'historiquement, sans l'action des lobbys industriels tirant des profits monétaires de la fluoration il est fort probable que la fluoration n'aurait jamais débuté, et donc que les 'lobbys environnementaux' anti-fluoration n'auraient jamais eu à se constituer afin de défendre la santé des citoyens et l'environnement. On ne peut que souhaiter que M.Labeaume se mette à la lecture de la littérature sérieuse qui existe contre la fluoration et qui est disponible en livres ou sur internet sur le site d'Action Fluor Québec. Peut-être serait-il alors moins enclin à adopter le discours de la Direction de la Santé Publique, qui résiste d'ailleurs difficilement à un examen sérieux. Le peu de considérations pour les arguments anti-fluoration et le manque de professionnalisme et d'objectivité des responsables de la DSP fait d'eux un 'groupe de pression' plus qu'une instance compétente en matière d'information du publique.
Lors de la période de question, alors qu'il fût confronté aux recommendations de l'Association Dentaire Américaine de ne pas utiliser d'eau fluorée dans les préparations pour bébé, notre Maire dit qu'il convenait évidemment d'utiliser de l'eau embouteillée. Voilà qui vient sérieusement mettre en doute son affirmation à l'effet que les familles défavorisées seraient avantagées par la fluoration. Voilà également un Maire qui donne préséance aux intérêts du secteur privé lorsqu'il s'agit de fournir une eau saine à la population.
Autre fait amusant, le maire Labeaume semblait très peiné à l'idée que s'arrête ainsi une mesure qui est en place depuis plus de 30 ans à Québec. Son attachement visible pour cette 'tradition' était presque touchant. Surprise de la part de celui qui faisait si peu de cas de la facade de l'Église St-Vincent-de-Paul, pourtant située sur un site classé 'patrimoine mondial' par l'UNESCO, et que tant de gens du quartier veulent voir préservée. Faut-il penser que les bonnes valeurs de notre Maire auraient subies l'influence des milieux de l'hôtellerie qui souhaiteraient pouvoir démolire cette facade?

Il me semble naturel de conclure que M. Labeaume est lui-même sensible à 'certains' groupes de pression très précis. Pour reprendre la formule la plus douteuse que le maire nous aura servi lors de cette séance : 'même les gens de Val-Bélair peuvent comprendre ça'.



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Campagne de démonisation de l'équipe de Jean-Marie Matte:

Attaques injustifiées contre le RMQ


Il faut que cesse immédiatement cette campagne de démolissage de la crédibilité du chef de l'opposition Monsieur Matte. Un vote démocratique a eu lieu, et celui-ci doit être respectée. Si Monsieur le Maire n'a pas réussi à convaincre l'opposition, il n'a que lui-même à blâmer.

Et monsieur le Maire Labeaume qui fait un fou de lui en criant à l'"écoterrorisme"! Sans commentaire...

Si, comme il affirmait en conseil municipal du 18 mars dernier, "c'est un pur mensonge que de dire qu'il est pro-fluoration", comment se fait-il qu'il soit tellement en colère au nom de "ces pauvres enfants cariés"? N'est-ce pas là la réaction d'un partisan de la fluoration? Comment est-il devenu si convaincu si même les scientifiques débattent entre eux sur l'innocuité et la nécessité de cette pratique?

Prenez bien note que Monsieur le Maire a répondu un franc "oui" à la question qui lui fut demandée en conseil municipal le 25 mars dernier, à savoir s'il allait exiger que la Direction de Santé Publique révèle au grand jour sa liste des "27000 études fiables" sur laquelle elle prétend s'appuyer mais qu'elle n'a jamais été capable de fournir. À suivre...

Je vous invite ausi à regarder l'émission Voix Publique (canal VOX) de cette semaine (26-29 mars), avec comme invité l'expert en génie des eaux de l'Université Laval, monsieur Jean-Baptiste Sérodes, lequel préconise une jugement critique dans cette controverse. Son point de vue est infiniment plus équilibré et nuancé que l'hérésie "conspirationniste" de l'Internet et la dogmatique Direction de la santé publique.

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 29 mars 2008
À Monsieur Charette,
Directeur de l'information
Journal de Québec



Dans votre article du 27 mars 2008 intitulé "Avant de fermer le robinet", vous affirmez : "Les "Amis de la Terre" étaient en fait les seuls "citoyens" qui se sont exprimés au micro mardi matin durant la période de questions. Le lobby vert a sa place mais il ne doit pas dicter l'agenda politique."

Vous croyez vraiment ce que vous dites?

Pouvez-vous me dire s'il vous plaît d'où vous tenez ces informations?

Car voyez-vous, je vous annonce qu'en vérité vous vous êtes trompé sur toute la ligne!

De la part du directeur de l'information d'un journal à grand tirage, voilà qui est fort décevant, voire inquiétant...

J'ai moi-même parlé au micro monsieur Charette. J'ai posé la question concernant la mythique "liste de 27000 études" que la DSP n'est toujours pas capable de fournir.

D'autant que je me souvienne, je n'ai jamais été membre des Amis de la Terre...

Pour comble de votre disgrâce, la dame d'un certain âge qui s'est présentée au micro n'est pas liée, elle non plus, aux Amis de la Terre! Je ne la connaissais pas avant ce jour, pas plus que la représentante des Amis de la Terre! Je les ai connus ce jour même!

Surpris? Embarrassé?

Croyiez-vous vraiment que personne ne le remarquerait? Prenez-vous vos lecteurs pour des valises?

Ces faits contredisent complètement la généralisation crasse de votre déclaration "Les "Amis de la Terre" étaient en fait les seuls "citoyens" qui se sont exprimés au micro mardi matin".

J'ai été à la fois amusé et attristé de voir que vous formuliez une affirmation aussi catégorique sur une chose sur laquelle vous ne vous êtes même pas informés convenablement. Votre déclaration est proprement scandaleuse en ce qu'elle réduit toute l'opposition CITOYENNE à la fluoration qui s'est exprimée mardi dernier à un petit noyau organisé de militants extrémistes marginaux et qui tentent de dicter la marche à suivre en politique. Tout cela n'étant en fait que le fruit de votre imaginaire et d'un mauvais traitement de l'information.

Monsieur le directeur de l'infomation, vous devriez demander à ce que vos "informateurs" soient fiables et rigoureux, autrement cela pourrait vous attirer de sévères critiques!

Si ce standard de compétence vous apparaît trop élevé, il serait louable pour la population de Québec que vous considériez la possibilité de changer de carrière.


Sincèrement vôtre,

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 29 mars 2008
L'arrêt de la fluoration : une décision éclairée


À la suite du vote municipal du 18 mars, la fluoration de l'eau à Québec doit cesser le 1er avril. Dorénavant, seulement 3% de la population du Québec boira de l'eau fluorée (6% avant le vote).

Cette décision fait grincer des dents, on crie même à l’« écoterrorisme ». Il importe de remettre les choses en perspective.

Plusieurs réclament une consultation populaire, cependant personne n’a été consulté lorsque la fluoration a commencé à Québec en 1972.

Selon les critiques, la décision du RMQ serait anti-démocratique, incompréhensible. Pourtant, cela n’a pas été décidé sur un coup de tête. Dès 2004, la Ville de Québec tenait une table de consultation à laquelle les pro et les anti étaient invités à débattre. Les pro fluoration n’ont pas réussi à convaincre les représentants municipaux. Le chimiste en chef de la Ville, qui penchait pourtant en faveur de la fluoration, n’a pas été convaincu et son rapport recommandait la fin de la fluoration, en attendant plus d’études. Ses recommandations n’ont toutefois jamais été appliquées.

En 2007, les élus votent pour mettre fin à la fluoration dès avril 2008, à moins que le ministère de la santé, si convaincu des bienfaits de la fluoration, ne l’impose à toute la province.

Le RMQ a pris le temps de s'informer, de soupeser la question et a eu le courage de dire non, en raison de la controverse. Il faut savoir que : 1) Montréal, Vancouver et 98% de l’Europe ont rejeté la fluoration et contrairement à ce qu’affirme la direction de la santé publique (DSP), l’Allemagne et Suède l’ont interdit ! 2) la DSP affirme que la fluoration réduit la carie de jusqu’à 60%. L’OMS dit 15%, le CDC dit 20% et le rapport ontarien Locker (1999) dit 0%. Qui a raison ? 3) Les données de l’OMS montrent que la carie a diminué pareillement dans tous les pays industrialisés, fluorés ou non. Une autre étude de l’association dentaire canadienne montre que la Colombie-britannique, la province la moins fluorée, affiche le plus faible taux de carie au pays. 4) Le rapport du Conseil national de recherche (NRC, 2006), l’autorité scientifique suprême aux Etats-Unis, établit de nombreux liens entre fluoration et divers troubles de santé. D’autre part, selon l’expert de la DSP, le Dr Levy, les risques pour la santé « concernent plutôt les très jeunes enfants de trois ans et moins, qui peuvent développer de la fluorose. Ce sont des taches blanches qui apparaissent sur les dents, par exemple lorsque ces enfants avalent du dentifrice » Or, le ministre Couillard affirme qu'« il n'est pas exact de dire qu'il existe des risques associés ». Qui a tort, qui a raison?

Faisant fi du principe de précaution et même si cette pratique soulève des questions éthiques et contrevient à la Charte des droits et libertés, la DSP fait pression sur les villes pour fluorer 50% de la province d’ici cinq ans. D’autres défendent le droit à une eau saine pour tous.

Pour en savoir plus:
Action Fluor Québec
http://www.qvq.ca/afq

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