On bâillonne les élus de Beauport favorables à la fluoration de l'eau
Par le refus en bloc du RMQ de prolonger le moratoire sur la fluoration, le temps de permettre aux citoyens d’être informés et consultés, ces élus renient la démocratie à sa plus simple expression et j’espère que l’on s’en souviendra en 2009.
Devant les experts médicaux présents, ils sont venus dire à ces scientifiques qu’il ne leur faisaient pas confiance même si leur ancien chef, Jean-Paul L’Allier vient de les exhorter de reconsidérer leur décision et appuye les experts à l’encontre du parti qu’il a fondé.
Je persiste à dire qu’aucune étude négative sur l’expérience de la fluoration de l’eau de Québec n’a été déposée pour justifier un tel entêtement. Je ne peux faire mien des arguments d’études italiennes ou américaines, ce n’est pas la même situation que la nôtre, ni pertinent au débat. Il faut s’en reporter à notre propre expérience qui date de 36 ans de fluoration pour discuter si on agrandi le territoire ou si on arrête toute fluoration. Mais pour ca il faut un large consensus et les élus du RMQ ont décidés sans consulter.
Dans les années 70, le Ministre Claude Castonguay, appuyé d’avis d’experts dont un certain scientifique, Monsieur Fernand Séguin, avait obligé par une loi que les municipalités fluorent leur eau dans les 24 mois de la sanction de celle-ci. Le maire Jean Drapeau avait monté aux barricades pour exiger que le libre choix soit donné aux municipalités et le Ministre a modifié la loi. Il est paradoxal que le RMQ propose le contraire aujourd’hui et demande de revenir aux années 70.
Il faut aussi se rappeler de la commission sur la gestion de l’eau a siégé au début des années 2000. Après des consultations publiques, le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des parcs de l’époque a accouché d’une «Politique Nationale de l’eau» à l’automne 2002 dans laquelle un consensus se dégageait à savoir que la gestion de l’eau était une responsabilité partagée et ainsi les conseils de bassin versant ont vus le jour et sont maintenant financés par l’état pour gérer les cours d’eau de la province. Il en est de même des municipalités et deux principes clairs ont été énoncés:
1) L’approvisionnement en eau potable de qualité est le premier service de base collectif qu’une municipalité offre à sa population. Donc, les municipalités sont responsables de leurs réseaux et la réglementation les obligeant à agir ainsi a pris effet le 1er décembre 2005.
2) L’approche réglementaire est essentielle pour protéger la santé de la population eu égard à l’eau potable. Le gouvernement procédera à l’avenir par règlement dans le dossier de l’eau en gestion partagée. C’est ce qu’il a fait quand les règlements suivants ont été adoptés.
«Règlement fixant la concentration optimale en fluor pour prévenir la carie dentaire» entrant en vigueur le 24 juin 2004 en vertu de la Loi sur la santé publique.
«Règlement sur la qualité de l'eau potable» en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement dont une partie est entré en vigueur le 28 juin 2001, et une autre les 1er décembre 2005 pour les municipalités et les régies intermunicipales desservant les résidences et 1er décembre 2007 pour les autres cas.
La position des élus du RMQ est mal fondée dans les circonstances, anti démocratique et questionnable quand à leur responsabilité de veiller au bien-être de leurs commettants.
Fernand Trudel, Beauport
Daniel Bédard
Commentaire mis en ligne le 7 avril 2008Ne manquez pas cette brève entrevue sur la fluoration de l'eau (9 min) qui aborde les principaux points de controverse et adopte un point de vue critique sur cette bien étrange pratique.
Vidéo - Entrevue avec M. Sérodes
Professeur de Génie des eaux à l'Université Laval.
Canal VOX, Québec, mars 2008: http://www.qvq.ca/afq/audio-video/Entrevue-serodes.mp4
Profitez-en pour mieux connaître notre ami Fernand Trudel, un ancien conseiller de Beauport, qui est aussi un chaud partisan de la fluoration. Notez bien que M Trudel ignore pratiquement tous les points de controverse abordés par le professeur Sérodes. Comme la majorité des partisans de la fluoration, M Trudel invoque l'argument d'autorité (invalide en sciences), en référant constamment à la Direction de la santé publique.
http://www.qvq.ca/afq/Articles/correspondance-trudel.htm