Une première «Semaine sans pesticides»... en mars
Avec l’arrivée du printemps, Équiterre lance la première édition québécoise de la «Semaine sans pesticides», du 24 au 28 mars, afin d’informer les citoyens sur les risques et sur les alternatives aux pesticides chimiques. Cette initiative répond à une invitation lancée par l’Europe, où cet événement connaît un grand succès depuis 2006.
Au programme, conférences gratuites ouvertes au grand public, trucs et astuces pour les jardiniers amateurs et interventions d’experts en horticulture pour éviter l’usage encore important des pesticides, pourtant révélés nocifs pour la santé et l’environnement par de récentes études.
Citoyens en manque d’information
Si de plus en plus d’acteurs reconnaissent les effets nocifs des pesticides, leur consommation au Canada ne décroît malheureusement pas. Bien que le Québec montre l’exemple – la province a mis en place un Code de gestion des pesticides et en réduit sa consommation depuis 1990 – encore près de la moitié des jardiniers ne montre pas d’inquiétudes vis-à-vis des dangers reliés à l’usage des pesticides.
«Une faible proportion des Québécois accorde de l’importance à l’environnement lorsqu’ils achètent des produits destinés au jardinage, s'inquiète Lova Ramanitrarivo, chargée du projet horticulture écologique chez Équiterre. Malgré les efforts de sensibilisation et l’ouverture des Québécois à poser des gestes pour respecter l’environnement, les gens nous disent que l’information sur les solutions alternatives est insuffisante.»
Risques importants pour la santé
De récentes études attirent l’attention sur les dangers des pesticides, notamment pour les femmes enceintes. Une équipe danoise, conduite par le professeur Andersen, démontre que l’utilisation de pesticides pendant la grossesse, malgré des précautions d’emploi, peut nuire au développement des fonctions reproductrices chez le futur garçon.
La revue Environmental Health Perspective du mois de décembre 2007 révèle, elle, les résultats d’une étude française selon laquelle les pesticides multiplieraient par deux le risque de leucémie ou de lymphome chez l’enfant. Enfin, des chercheurs de l’Institut de la santé publique à Oakland, du Département des services de santé de Richmond et de l’École de la santé publique de l’Université de Californie ont démontré qu’il y aurait un lien potentiel entre l’exposition aux pesticides des femmes enceintes et l’autisme chez l’enfant.
Objectif sensibiliser
Cette «Semaine sans pesticides» sera l’occasion de bénéficier de suggestions pratiques et judicieuses pour obtenir une pelouse verdoyante, par exemple en ajoutant simplement du compost ou encore en semant des trèfles. C’est également une opportunité de découvrir les professionnels de l’aménagement paysager certifiés Horti-Eco, proposant des services plus respectueux de l’environnement et de la santé.
Pour davantage de conseils, Edith Smeesters, spécialiste en horticulture écologique, présentera la conférence publique gratuite «C’est le printemps! Trucs et astuces pour un jardin écologique», le mercredi 26 mars à 19 h en collaboration avec le Jardin botanique de Montréal, qui accueillera la conférence. Une seconde conférence publique gratuite sera donnée par Lili Michaud, agronome et conférencière reconnue, en collaboration avec la Ville de Québec le jeudi 27 mars à 19 h 30 au Centre communautaire Michel Labadie à Québec.
Pour plus d’information sur les activités et sur l’horticulture écologique:
www.equiterre.org
* (Source: Équiterre)