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Dossier: Réseaux sociaux virtuels (1/3)

Facebook : pas près de perdre la face

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 18 mars 2008 à 16:01
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Dossier: Réseaux sociaux virtuels (1/3)
Facebook : pas près de perdre la face
Les réseaux sociaux se suivent et se ressemblent… à quelques exceptions près. Ils évoluent, surtout, et interpellent un nombre phénoménal d’utilisateurs. Facebook, le dernier chouchou des internautes, fera-t-il à son tour bientôt place à une plateforme plus sophistiquée?
Pour le commun des mortels, le succès est bien souvent éphémère. Les success-stories du cyberespace ne font pas exception. Des premières traces des réseaux sociaux, au début des années 70, jusqu’aux tout récents Hi5 et MySpace. Et à l’inévitable Facebook, espace qui réunirait, selon les dernières statistiques, plus de 65 millions de personnes des quatre coins de la planète. Une véritable explosion virtuelle.

«L’espace électronique permet d’être dans plusieurs lieux virtuels à la fois et se superpose à d’autres utilisations électroniques. On ne cesse pas d’utiliser MSN Messenger parce qu’on s’inscrit à Facebook. Sinon, l’explosion qu’on connaît n’aurait pas eu lieu», explique Madeleine Pastinelli, ethnologue et professeure de sociologie à l’Université Laval.

L’engouement pour l’espace de socialisation virtuel est tel que le nombre de nouvelles inscriptions avoisine quotidiennement les 250 000. Le Canada se classerait d’ailleurs au second rang des pays dont les citoyens sont le plus branchés sur Facebook, avec un peu moins de 9 millions d’adeptes de ce réseau.

«Ça a littéralement fait boule-de-neige, laisse tomber Mme Pastinelli. Le site est populaire puisqu’il est gratuit, et qu’on n’a pas à sortir de chez soi… Il y a un véritable mouvement d’entrainement depuis sa mise en ligne publique.»

De sa première utilisation, soit une version électronique du traditionnel album de finissants, réservé aux étudiants de Harvard, au livre de contacts à l’échelle planétaire qu’on connait aujourd’hui, Facebook n’a pas encore perdu la «face». Il demeure pour plusieurs adeptes une façon de renforcer les liens sociaux préalablement créés. «Sur Facebook, les gens renforcent les liens dits faibles. Allant de vagues connaissances à des amis plus rapprochés.»

L’espace virtuel, aujourd’hui coté en bourse, fait partie d’un marché lucratif. De quoi faire baver les compétiteurs. «D’autres entreprises voudraient conquérir ces parts de marché en offrant de nouvelles plateformes. Ça serait vraiment étonnant que Facebook ne soit jamais appelé à disparaitre», conclut Mme Pastinelli.

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