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Petite histoire d’une communauté virtuelle (2/3)

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 18 mars 2008 à 14:59
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Petite histoire d’une communauté virtuelle (2/3)
Les réseaux sociaux gagnent de plus en plus en popularité. (Photo Karine Bouchard)
Petite histoire d’une communauté virtuelle (2/3)
L’engouement pour les réseaux sociaux ne date pas d’hier. Voici, en quelques paragraphes, un survol des grandes lignes de ce phénomène planétaire. Attention, décollage virtuel dans trois, deux, un.
La première communauté virtuelle voit le jour en 1973. Les espaces en ligne permettant une certaine interaction entre les utilisateurs n’apparaissent qu’une décennie plus tard, soit en 1980. Connu sous le nom de MUDS (multi users domain), l’espace consiste alors principalement à jouer à des jeux de rôles, sous le couvert de l’anonymat. Un modèle qui inspire la création des chats – ou espaces IRC – tels qu’on les connaît aujourd’hui.

«Il y a eu une hausse du nombre d’utilisateurs Internet. Les MUDS ont décliné au profit des IRC dans le début des années 90. Le but consistait à échanger en ligne avec des inconnus sans vouloir les rencontrer. Selon les premiers observateurs, il ne se disait pas grand-chose sur ces fils. On n’y allait pas pour débattre d’idées ou partager des informations. Le but était de passer du temps avec les autres», a relaté Madeleine Pastinelli lors de sa conférence «Clavardage, MySpace, Facebook : Émergence d’un nouveau jeu social», présentée le 22 février dernier au Grand Salon de l’Université Laval.

Puis s’imposent les canaux IRC. Les rencontres face-à-face sont désormais chose du possible. Des critères de sélection, tels l’âge, le sexe et la profession permettent aux utilisateurs du chat de sélectionner les personnes à qui ils veulent s’adresser. Une innovation qui s’implante aisément dans les réseaux de contacts, au début des années 2000.

Durant ce même laps de temps, MySpace réussit à se frayer un chemin dans l’immensité du cyberespace. En 2007, une nouvelle plateforme fait sensation : Facebook. «On y échange avec des gens qu’on connaît ou encore de vagues connaissances. Facebook est conçu pour créer de nouveaux liens, mais apparemment très peu le font. On s’en sert surtout pour approfondir ou renouveler les liens déjà existants», explique Mme Pastinelli.

«Facebook a été ouvert au public dès le 11 septembre 2006, mais il a commencé à faire sensation sur le campus de l’Université Laval durant l’été 2007, observe la professeure en sociologie. Je suis moi-même inscrite sur Facebook et j’y discute avec mes étudiants. Je n’y suis pas parce que je trouve la plateforme intéressante ou parce que je veux en faire la promotion. J’y suis d’abord et avant tout pour étudier le phénomène.»

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