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À l'assaut du mythique mont Everest

Sylvie Fréchette prendra la direction de Katmandou le 24 mars

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 19 mars 2008 à 7:31
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À l'assaut du mythique mont Everest
À son retour en mai, Sylvie Fréchette aimerait écrire un livre sur son parcours de vie et elle compte bien présenter des conférences pour raconter son aventure. (Photo François Simard)
À l'assaut du mythique mont Everest
Sylvie Fréchette prendra la direction de Katmandou le 24 mars
Le 24 mars prochain, la Silleroise Sylvie Fréchette entreprendra ce qui s'avèrera certainement l'expédition la plus exigeante de sa jeune carrière d'alpiniste. Elle s'attaquera à l'ascension du mythique mont Everest, espérant être la première Québécoise à en atteindre le sommet.
«Je suis prête tant physiquement que psychologiquement je n'ai aucun doute là-dessus, assure la principale intéressée, rencontrée à un peu plus d'une semaine du départ. Je suis très bien organisée et il ne me reste plus qu'à terminer la préparation des bagages et à régler quelques détails pour les communications.»

Native de Val-d'Or et âgée de 43 ans, Sylvie Fréchette a toujours entretenu une étroite relation avec la nature et le plein air. «Quand j'étais toute petite, je jouais au roi de la montagne avec mes deux frères plus âgés, se souvient celle qui gagne aujourd'hui sa vie en donnant des conférences sur la motivation. Quand ma mère nous appelait pour aller manger, j'en profitais pour les déjouer et monter jusqu'au sommet. C'était mon petit moment de gloire. Mais jamais je n'aurais pu m'imaginer à cette époque qu'un jour, je m'attaquerais au mont Everest.»

La piqûre de la montagne, c'est dans les Rocheuses canadiennes que la Silleroise l'a eue lors d'un séjour en Alberta, en juillet 2005. Quelques mois plus tard, elle participait, en compagnie de son conjoint, à une expédition au Kilimandjaro organisée en collaboration avec la Société d'Arthrite du Québec.

«C'est à cet endroit que j'ai eu comme une révélation, explique-t-elle. Je me suis dit que je ferais plusieurs autres montagnes importantes de la planète.»

Pour être à la hauteur de ces nouveaux défis, l'aventurière a suivi une formation intensive de trois mois en alpinisme au Canada et en Nouvelle-Zélande. Elle a notamment eu la chance de côtoyer Lydia Bradley, première femme à avoir atteint l'Everest sans oxygène en 1998.
Un voyage de repérage en 2007
En guise d'apéritif pour cette ascension de plus de 8800 mètres, Sylvie a escaladé l'Aconcagua, une montagne d'Argentine de plus de 6900 mètres, en décembre 2006. En avril et mai 2007, elle entreprenait un voyage de repérage au mont Everest, devenant la première Québécoise à être allée au-delà du camp de base.
«Il fallait que j'aille constater par moi-même si c'était réalisable, affirme-t-elle. Après avoir traversé plusieurs fois la cascade de glace et franchi de gigantesques crevasses avec une échelle, ça m'a convaincu que je pouvais réussir.»

Outre un effort physique d'une intensité peu commune, un des aspects les plus difficiles pour la Silleroise sera sans aucun doute d'être séparée de son conjoint et de ses trois filles de 10, 13 et 14 ans durant les quelque 60 jours que durera le périple. «Nous avons beaucoup discuté et elles saisissent bien combien cette aventure est importante pour moi, précise-t-elle. Et je disposerai de moyens de communication efficaces pour les joindre et les tenir au courant de ma progression.»

La Silleroise est en contact régulier avec Mario Dutil qui est en quelque sorte devenu son mentor. Alpiniste accompli, ce dernier a atteint le sommet de l'Everest en mai 2004 ce qui en fait un conseiller de choix.

«Un jour, il m'a mentionné que des centaines de personnes lui avaient dit qu'ils allaient faire l'Everest, mais que j'étais la seule qu'il croyait capable de le faire, raconte-t-elle. C'est toute une marque de confiance et c'est certain que ça ajoute un élément de motivation important. Je vais tout faire pour lui donner raison.»

Cette expédition coûtera à Sylvie Fréchette autour de 35 000$ et si elle compte déjà sur l'appui de plusieurs commanditaires, elle est encore à la recherche d'un partenaire majeur qui, assure-t-elle, «bénéficiera d'une très belle visibilité». Elle aimerait également amasser un montant de 3500$ supplémentaire qu'elle remettra à Rêves d'Enfants.

L'alpiniste partira donc le 24 mars prochain, direction Katmandou, où elle rejoindra les deux sherpas qui l'accompagneront. Il sera possible de la suivre dans son aventure par l'entremise de son site web logé au www.sylviefrechette.com. Un compte-rendu hebdomadaire devrait également être publié dans les pages de L'APPEL et au www.quebechebdo.com.

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