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Le diabolo, cette passion

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 19 mars 2008 à 14:11
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Le diabolo, cette passion
À l’aide de ses deux baguettes et d’un diabolo, un petit objet aux formes arrondies ressemblant étrangement au sablier, le jeune jongleur diaboliste épate la galerie avec ses mille et un tours. (Photo Karine Bouchard)
Le diabolo, cette passion
Certains jonglent avec la conciliation travail-famille, d’autres, avec la hausse fulgurante du prix de l’essence et un horaire parfois trop chargé. Jérémie Arsenault, lui, passe ses journées à jongler avec… un diabolo!
Jérémie est déjà, à 20 ans, un jongleur chevronné. À l’aide de ses deux baguettes et d’un diabolo, un petit objet aux formes arrondies ressemblant étrangement au sablier, le jeune jongleur diaboliste épate la galerie avec ses mille et un tours.

C’est une vilaine fracture qui a poussé le jongleur dans la «gueule» du diabolo. «Je me suis cassé le scaphoïde, un osselet du poignet, explique-t-il. J’ai dû trop m’entraîner et après avoir été guéri, il s’est fracturé à nouveau. Je ne savais pas qu’il était cassé et j’ai continué de m’entraîner pendant un an et demie. J’ai dû subir une greffe.» Même si le jeune homme éprouvait un certain intérêt pour les autres formes de la jonglerie, il a opté pour le diabolo, cette technique le faisant moins souffrir.

L’élève finissant du programme spécialisé à l’École de Cirque de Québec ne manque pas d’ambition. Il souhaite faire carrière en tant que jongleur diaboliste. Et, par-dessus tout, voyager aux quatre coins de la planète. «J’aimerais que mon travail m’amène à voyager», confie le jeune homme.

Or, avant d’en arriver là, il doit faire preuve de détermination et de leadership. Car la vie d’artiste de cirque n’est pas toujours de tout repos. «Il faut définitivement être proactif! Préparer et envoyer des vidéos promotionnelles. Mais on est dans un bon temps pour foncer, il n’est pas impossible de réussir», souligne celui qui a déjà travaillé pour le Cirque du Soleil.

Jongler n’est certes pas donné à tous. Le talent est un critère essentiel à l’accomplissement de cet art. L’ingrédient secret d’une carrière réussi réside sans contredit dans une détermination de fer et une passion inégalée pour cet art. Un art d’ailleurs peu – et surtout mal – connu. «Lorsque je dis à quelqu’un que j’étudie à l’École de Cirque, on me répond souvent : ‘‘Ah! T’es un clown!’’. Faire du clown, c’est difficile, et ça demande autant de pratique que la jonglerie. Mais ce n'est pas la même chose.»

Jérémie s’envolera cet été en direction de l’Europe, afin de prendre part à un festival de spectacles de rue. Il était également du TurboFest 2008, un festival organisé par des jongleurs de la région.
Avis aux intéressés, il est possible de visionner des extraits vidéo des performances de Jérémie sur le site Internet www.youtube.com

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