La FIHOQ vient de mettre à jour une liste de végétaux utiles pour reboiser et revitaliser les berges des lacs et cours d'eau. L'erreur fréquente consiste à gazonner mur à mur, jusqu'au plan d'eau, pour garantir l'accès et la vue.
Réaménager les bandes riveraines avec des végétaux appropriés
Dans le cadre de son 4e Forum sur l’environnement, tenu en février dernier, la Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec (FIHOQ) a dévoilé une liste officielle des végétaux recommandés pour l’aménagement et la revitalisation des berges.
En tout, 121 arbustes, 71 arbres et 185 vivaces, espèces indigènes et horticoles ont été sélectionnés par un comité formé d’une vingtaine de spécialistes de l’horticulture ornementale. «Mais ce n’est là qu’une des multiples étapes d’un long processus pour contrer la lutte de la prolifération des cyanobactéries dans les cours d’eau du Québec», explique Luce Daigneault, agronome et directrice générale de la FIHOQ.
Selon Mme Daigneault, il ne suffit pas de savoir quels végétaux utiliser pour reboiser. Il faut aussi connaître les étapes indiquées pour réaménager les bandes riveraines de façon efficace et durable.
Les gens doivent d’abord s’informer sur le type de végétaux à planter. Car ceux-ci doivent s’adapter à l’environnement spécifique dans lequel ils se trouvent. Des techniques de plantation précises doivent également être respectées.
Le reboisement des rives vise cinq objectifs. Les végétaux implantés doivent d'abord stabiliser la rive, filtrer les sédiments, créer un écran solaire afin d’empêcher que l’eau ne se réchauffe, réduisant ainsi la vitesse de prolifération des algues bleues. Tout en créant un habitat pour la faune, les végétaux doivent aussi former une barrière efficace contre les inondations.
On peut avoir accès à cette liste complète de végétaux recommandés dans le site Internet:
www.fihoq.qc.ca
Projet de récupération
La FIHOQ a également profité de son forum pour mettre sur pied deux nouveaux projets de routes-pilotes de récupération des matières résiduelles recyclables de l’industrie de l’horticulture ornementale. Une première qui unit Montréal et Pierrefonds et une seconde entre Longueuil et Saint-Damas.
Rappelons qu’en 2006, une initiative semblable avait été lancée. Les données colligées ont permis de confirmer que d’importants bénéfices environnementaux sont générés par la récupération de matières résiduelles.
En tout, 14 entreprises prennent part au projet sur une période de cinq ans, exclusivement desservies par RCI Environnement. Une enquête est actuellement menée par la firme Marcom auprès de tous les intervenants de la province oeuvrant dans l’industrie, pour savoir de quelle façon sont gérées les matières résiduelles. La FIHOQ espère que les résultats de cette enquête pourront appuyer son projet actuel d’aller en appel d’offres dans différentes régions. D’ici 2009, la FIHOQ envisage élargir son offre à la grandeur du Québec.
* (Collaboration spéciale Evelyn Payne, stagiaire)