L’Institut Fraser félicite le gouvernement pour l’élimination de la taxe sur le capital
Mais souhaite plus d’action en ce qui concerne la productivité
Le budget provincial du Québec a pris un premier pas décisif vers l'amélioration de la productivité et de la prospérité des Québécois, a affirmé Tasha Kheiriddin, la directrice pour le Québec et la francophonie de l’Institut Fraser.
«Nous sommes heureux que le gouvernement ait enfin décidé d’éliminer la très dissuasive taxe sur le capital des sociétés du Québec. C’est un premier pas pour combler les lacunes de la province en matière de productivité et de prospérité », a fait remarquer Mme Kheiriddin au sujet budget provincial de 2008-2009.
«En revanche, il est fort dommage que le gouvernement ait utilisé sa réserve budgétaire pour entreprendre cette démarche. En mieux restreignant ses dépenses, le gouvernement aurait pu éviter cette situation.»
Le budget 2008-2009 prévoit une augmentation de 4,2 % en matière de dépenses de programmes, y compris une augmentation de 5,5 % en matière de dépenses de santé. Selon Mme Kheiriddin, le budget n’inclut pas les autres solutions nécessaires afin de relever les défis de la productivité et de la prospérité.
«L’élargissement du commerce ne constitue qu'une solution parmi tant d'autres, et ses retombées ne se feront sentir qu’une fois que d’autres ententes commerciales auront été conclues. Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures dès maintenant pour améliorer le climat des affaires de la province. Il s’agirait, entre autres, de libéraliser les lois sur la main-d’œuvre et de réduire la bureaucratie».
Selon une étude réalisée par l’Institut Fraser en 2007, le Québec se classe au 48e rang des 60 provinces et états au chapitre de la productivité de la main-d’œuvre. Le Québec dispose également des lois les plus restrictives en fait de relations de travail en Amérique du Nord, et le nombre d’emplois de son secteur public est l’un des plus élevés, deux facteurs qui – il a été démontré – conduisent à des degrés de productivité et à un rendement économique plus faibles. Dans son plus récent classement annuel du climat d’investissement des provinces canadiennes, l’Institut Fraser a classé le Québec au 9e rang des dix provinces, principalement à cause de son régime de taxation dissuasif.
Concernant les baisses d’impôts des particuliers, Mme Kheiriddin déplore le manque d’action de ce budget. «Le Québec impose un des fardeaux les plus onéreux de toutes provinces canadiennes. En 2007, la famille québécoise moyenne a gagné 72 214 $ et a payé 34 688 $ en impôts, soit 48 % de son revenu total», affirme-t-elle.
«Si le gouvernement souhaite réellement aider les familles, au lieu des crédits d’impôts pour la garde des enfants, il devrait plutôt inclure dans son budget un allégement de l’impôt sur le revenu des parents».
* (Source: Institut Fraser)