En dépit de leur absence aux séances du conseil d’agglomération, le maire de Québec Régis Labeaume, dit respecter Émile Loranger (à gauche) et Marcel Corriveau (derrière à droite).
Le maire Labeaume respecte ses collègues Corriveau et Loranger
Malgré l’absence bimensuelle de Marcel Corriveau et Émile Loranger aux séances du conseil d’agglomération, le maire de Québec Régis Labeaume, dit respecter ses deux collègues.
Au cours des dernières semaines, le principal intéressé a pu fraterniser davantage avec ses collègues des villes reconstituées. «Nous avons dîné ensemble l’autre jour, nous avons eu du fun, raconte-t-il. Ce sont deux bons gars.»
En dépit de leur absence aux assemblées du conseil d’agglomération, le maire Labeaume a apprécié la présence de Marcel Corriveau et d’Émile Loranger à sa toute première séance, en décembre dernier. L’adoption du budget figurait alors à l’ordre du jour.
«Ils ont fait une belle marque de politesse, ils ont été gentils les gars», exprime-t-il, reconnaissant du geste.
Il affirme cependant bien comprendre leur situation, même s’il pense d’une façon différente. À son avis, le statu quo persistera jusqu’à l’application du rapport du comité d’arbitrage (rapport Mireault).
«C’est une question de principe, je les comprends, je n’ai pas de problème avec ça. Tant que le rapport Mireault n’est pas déposé, ils ne participent pas à l’agglomération. L’agglomération, ça dure 10 minutes. Tant que le rapport Mireault ne sera pas déposé et établi quant à la fiscalité, les relations vont être où elles sont actuellement.»
Régime minceur au conseil
Le maire de Québec attend d'une journée à l'autre le rapport qu'il a commandé à un comité externe afin de lui suggérer des pistes devant mener à une réduction du nombre de conseillers municipaux. «Il faut donner l'exemple et commencer par le haut, mentionne-t-il, faisant allusion aux négociations en cours avec les employés de la Ville. Avant de demander aux gens de redonner certaines choses qu'ils ont eues, il faut que les élus fassent leur part.»
Lors de la présentation des membres du comité, Régis Labeaume avait laissé entendre que l'existence de l'arrondissement Laurentien, du moins sous sa forme actuelle, ferait partie de la réflexion. S'il semble avoir une bonne idée de son plan de match quant à l'avenir de ce secteur de Québec, il refuse toutefois de s'avancer davantage pour l'instant. «On va attendre le rapport», se contente-t-il de répondre.