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Cliquez sur l'image pour voir les artistes de Code Universel à l'oeuvre. (Vidéo Frédérick Masson)
Un code de plus en plus universel
Pour la danse contemporaine, point de frontière. La compagnie Code Universel en est un parfait exemple, elle dont les quatre interprètes s'envoleront dans quelques heures à peine vers l'Équateur, afin de prendre part à la 6e édition du Festival Internacional Mujeres en la danza (Festival international Femmes dans la danse).
Accompagnées du chorégraphe Daniel Bélanger, les artistes du mouvement Amélie Bédard, Isabelle Gagnon, Véronique Jalbert et Sonia Montminy exporteront pour une première fois leur talent à l'extérieur du pays. Au cours de leur séjour, qui s'étendra du 7 au 17 mars prochains, les jeunes femmes se produiront dans trois villes, soit Quito (capitale de l'Équateur), Cuanca et Conocoto.
Sur scène, Code Universel présentera une de ses œuvres phares, Quatuor pour la fin des temps. Signée Daniel Bélanger, sur une musique inspirée de l'œuvre musicale du même nom du grand compositeur Olivier Messiaen, la chorégraphie d'une durée de 35 minutes se démarque par son caractère inventif, son explosion d'énergie, sa douce sensibilité et sa grande sensualité.
«C'est une création qui laisse beaucoup de place aux interprètes, de mentionner Sonia Montminy, qui y prête son corps et son âme. Non seulement comporte-t-elle beaucoup de manipulations, mais elle mise sur un rythme très rapide où chaque mouvement a sa raison d'être. Rien n'est laissé au hasard. C'est de loin sa plus grande force.»
Fondée à l'automne 2003 par le danseur et chorégraphe Daniel Bélanger, la compagnie Code Universel sera, le temps de son séjour à l'étranger, une ambassadrice de premier plan pour la capitale. Un rôle qui gagne en importance, puisqu'elle deviendra la toute première compagnie de danse du Québec à être invitée lors de ce grand rendez-vous, qui réunira des artistes du monde entier.
«Il s'agit d'une chance inouïe de démontrer notre savoir-faire, se réjouit Daniel Bélanger. Nous avions tenté l'expérience l'an dernier, mais le temps avait joué contre nous. Cette année, toutes les planètes sont bien alignées. Ce devrait être une aventure extraordinaire.»
L'enthousiasme est donc à son paroxysme à quelques jours du grand départ. Un voyage qui fait la fierté du principal intéressé, qui se rappelle avoir créé la compagnie Code Universel dans le but premier d'augmenter le rayonnement de la danse contemporaine et de faire découvrir aux amateurs le talent des interprètes d’ici.
«Il faut donner la chance aux jeunes professionnels de la danse à Québec de vivre de leur métier et de réaliser leur rêve. Il est essentiel de leur offrir la possibilité d’acquérir une expérience de la scène et de participer à la création d’œuvres chorégraphiques», de mentionner le chorégraphe.
Force est d'admettre que l'objectif est atteint.