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Alain April: descendant d'une famille d'hôteliers de père en fils

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 10 mars 2008 à 6:50
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Alain April: descendant d'une famille d'hôteliers de père en fils
Alain April est tombée dans l'hôtellerie quand il était petit.
Alain April: descendant d'une famille d'hôteliers de père en fils
Qui ne connaît pas le Château Bonne Entente à Québec? Mais ce que l’on connaît moins, c’est qu’il est dirigé par un jeune directeur général fort dynamique. D'ailleurs, à sa nomination, Alain April a été le plus jeune directeur général de toute l’histoire de cet hôtel. Il a dû tomber dans cette fameuse potion magique dès son jeune âge!
Québec Hebdo - Qu'est-ce qui vous a attiré dans l'hôtellerie?
Alain April - «J’ai toujours été dans ce domaine. Je suis issu d’une famille d’hôteliers québécois de père en fils. Je suis de la quatrième génération à gérer des hôtels au Québec. La famille April est reconnue comme la plus vieille famille ayant un représentant oeuvrant encore dans le domaine, et ce, depuis 1935, époque où mon grand-père avait acheté son premier hôtel à Notre-Dame-du-Portage.»
QH - Est-ce à cet endroit que tu as fait tes premières armes?
AA - «Absolument. Mon père était alors propriétaire de deux hôtels et j’ai appris sur le tas, comme on dit. J’ai été élevé dans l’hôtellerie. Dès l’âge de 8 ou 9 ans, je faisais visiter les chambres aux clients, À 10 ans, je transportais les valises et à 12 ans je m’occupais de l’entretien extérieur.»
QH - J’imagine que tes études étaient dirigées dans ce domaine?
AA - «Pour moi, ç’a toujours été clair. Je ne me suis jamais posé de questions. À partir du secondaire IV, j’ai avisé mon père que je voulais prendre la relève et que je désirais poursuivre mes études à l’Institut hôtelier du Québec à Montréal. En 1985, alors que j’étais nouveau diplômé, je suis revenu travailler avec mon père. En 1991, les circonstances ont fait qu’il a vendu ses hôtels et comme j’étais trop jeune pour assurer les responsabilités financières inhérentes au rachat de ces hôtels, j’ai dû quitter afin de venir travailler à Québec.»
QH - Dans la région de Québec, le Château Bonne Entente a-t-il été ton premier employeur?
AA - «En effet, en septembre 1991, je débutais au Château Bonne Entente à titre d’adjoint au directeur général. Je quittais donc une petite auberge familiale comprenant une cinquantaine de chambres pour un emploi de cadre supérieur dans une entreprise avec plus d’une centaine d’employés syndiqués. Il a fallu vraiment que je prenne les bouchées doubles. Tout un défi! Ç’a été vraiment un gros choc et j’ai dû apprendre vite!»
QH – L'établissement appartenait-il déjà à la famille Pomerleau?
AA - «Oui, depuis 1986. Cette famille possédait aussi le Georgeville à St Georges de Beauce. D'ailleurs, c'est en 1993 que M. Pomerleau m'offrait la direction générale de cet hôtel. Je n'y suis resté qu'un an et demi. Le directeur général du Château Bonne Entente ayant quitté, je suis revenu à Québec pour mettre en place un système qui me permettait de diriger les deux hôtels, ce que je fais toujours aujourd'hui.»
QH - À cette époque, le Château était différent de celui qu'on connaît aujourd'hui, non?
AA - «C'était beaucoup plus petit, 90 chambres seulement. C'était l'époque de "L'Autre Château". Ce fut des années difficiles dans l'hôtellerie. On subissait une forte compétition et c'était la guerre des tarifs. Notre situation géographique ne nous aidait pas non plus. On se devait de faire les choses autrement. Nous devions élaborer un plan d'action à long terme. Donc, en 1997, notre axe de développement nous a amenés à positionner le Château Bonne Entente comme un hôtel haut de gamme. D'un classement de trois diamants nous en somme aujourd'hui à offrir un hôtel cinq étoiles, rare à Québec, en association avec la bannière "leading hôtel of the world". Notre positionnement est clair, nous sommes l'hôtel de références pour le marché des affaires et, aujourd'hui, notre situation géographique, un peu hors du centre-ville, est devenue un atout important.»
QH – De quel ordre sont les investissements pour en arriver là?
AA - «Depuis 1999, nous aurons investi plus de 15 M$. Encore cette année, nous rénoverons un certain nombre de chambres pour plus de 2 M$. Juste à l'extérieur, nous avons investi plus de 4 M$. Nous avons encore plein de projets. On peut dire qu'on a le vent dans les voiles.»
QH - Combien de personnes composent votre équipe?
AA - «Notre plus grand succès, ce sont nos employés. Plus de 175 employés pour 165 chambres. C'est un ratio des plus élevés dans le domaine de l'hôtellerie. Nos employés sont responsables de la bonne réputation de notre établissement à travers le monde. Laisse-moi te dire en terminant que j'ai beaucoup de chance de travailler avec une telle équipe et pour des hommes d'affaires exceptionnels.»
Merci Alain pour ce bref entretien. C'est toujours plaisant de rencontrer un passionné. Tu reflètes bien cette maxime: «la valeur n'attend pas le nombre des années!»
* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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