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Le faux lait et l'hyperactivité de l'enfant

Article mis en ligne le 5 mars 2008 à 12:25
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Le faux lait et l'hyperactivité de l'enfant
Selon des chercheurs norvégiens de Stavanger, le lait pourrait entraîner l’hyperactivité chez l’enfant. Pourquoi pas! J’avais moi-même colligé de ces études, dont certaines datent de 1981 et 1982, parues dans d’aussi prestigieuses revues scientifiques que Pediatrics et The Lancet. Puis j’ai trouvé un article publié en 1979, dans The Journal of Family Practice par Dr William C. Deamer, rapportant que les «douleurs de croissance» chez l’enfant venaient fréquemment du lait.

C’était le cas de mon fils Michel. On supprima le lait puis, soulagement complet en quelques jours. Mirage ? NON! Il y a une masse d’études scientifiques illustrant les troubles de toutes sortes causés par le lait. Le lait serait-il mauvais pour nous? NON, car il y a un bon et un mauvais lait.

Le lait vendu en épicerie vaut-il le lait d’autrefois? Demandez à un scientifique. Invariablement, il vous répondra OUI. Mais cela ne repose sur aucune démonstration scientifique, bien au contraire (le lait d’autrefois, c’est le lait cru, non transformé). C’est que, en 1900, la pasteurisation du lait aurait sauvé 20% des jeunes enfants à New York. Imaginez la frousse des autorités scientifiques! À bas le lait cru! J’aurais probablement approuvé. Depuis lors, les scientifiques sont restés complètement fermés au lait cru, rendant impossible les recherches où on donne du l;ait cru à des sujets humains pour comparer ses effets à ceux du lait d’épicerie. On n’a donc pas pu démontrer que le lait d’épicerie vaut le lait d’autrefois. Ce n’est qu’une croyance. Point.

Le lait vendu en épicerie, un lait fortement dénaturé. Aujourd’hui, les problèmes du lait cru sont amplement réglés et il est légal dans la plupart des pays, mais le milieu scientifique reste commotionné. À preuve, le 22 mai 1996 à Longueuil, j’avais assisté à l’argumentation «scientifique» officielle visant à faire interdire le fromage au lait cru. Pathétique d’irrationalité! Le projet s’est planté suite au puissant tollé de protestations des animateurs, artistes, communautés culturelles, etc., mais d’aucun scientifique.

À peu près 100 % des producteurs laitiers boivent leur lait cru, pas 30 % ou 75 %, mais 100 %, preuves à l’appui. Dangereux ça? De son côté, le lait vendu en épicerie est pasteurisé (chauffé à 73 ˚C), homogénéisé, écrémé, désodorisé, pompé plusieurs fois, etc., tous des traitements qui le modifient profondément selon les grands traités techniques sur le lait : Handbook of milk composition, RG Jensen, 1995 ; Heat-induced changes in milk, Fédération internationale de laiteries, 1995 ; Heat treatments & alternative methods, même source, 1995 ; Advanced Dairy Chemistry, Vol. 1, Proteins, 2003 ; Structures et technofonctions des protéines du lait, Arilait recherches, 1998, etc.

À elle seule, la pasteurisation déforme ou détruit lactoperoxydase, fibronectine, anticorps, compléments, protéines régulatrices, enzymes, etc. C’est sans compter l’écrémage, la désodorisation, etc. Chaque pompage (plusieurs) dénature le lait, données scientifiques à l’appui. Et l’homogénéisation? C’est un pompage extrême qui déforme fortement le goût. On est bien loin de ce que donne la vache à son veau. Le seul fait de mettre une pomme en purée au mélangeur donne une allure hypoglycémique au sucre sanguin après l’avoir mangée (The Lancet, 1er oct. 1977). Le lait d’épicerie, considérablement plus dénaturé que cette purée de pomme, n’en serait pas modifié?

Le faux lait mêle le milieu scientifique: la dérive. Pour vous donner une petite idée, sachons que du lait maternel aussi transformé que le lait d’épicerie ne serait plus maternel. Il suffit de lire le merveilleux article, «How breast milk protects newborns», du Dr Jack Newman, directeur de la Clinique d’allaitement maternel de Toronto, dans Scientific American de 1995.

Il va de soi de consommer du lait, mais à la lumière des faits, il ne va pas de soi de prendre de ce cocktail suspect qu’est le lait d’épicerie. Malheureusement, prisonnier de sa croyance, le milieu scientifique n’y voit rien et minimise l’impressionnante masse de données scientifiques avertissant contre «le lait» (d’épicerie); il conclue que ça ne concerne que «quelques individus». Alors ne soyez pas surpris de n’avoir pas été informés des troubles de santé par le lait. Voilà le drame, la dérive! De là, la controverse sur le lait que la population délaisse tranquillement.

Information: www.bonlait.com
Dr Carol Vachon, consultant en nutrition, Québec

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