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Tristes célébrations

Le Relais d’espérance célèbre ses 10 années d’existence au cœur du Vieux-Limoilou... en période de précarité financière

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 5 mars 2008 à 14:57
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Tristes célébrations
Chaque semaine, plus de 200 personnes cognent aux portes du Relais d’espérance, dont une centaine lors de la distribution de denrées alimentaires, assure Danielle Pearson, directrice des services psychosociaux. (Photo Karine Bouchard)
Tristes célébrations
Le Relais d’espérance célèbre ses 10 années d’existence au cœur du Vieux-Limoilou... en période de précarité financière
L’heure devrait être aux réjouissances au Relais d’espérance. L’organisme a célébré le 15 février dernier le 10e anniversaire de sa présence dans le Vieux-Limoilou. Le cœur n’était cependant pas à la fête : c’est dans un état de précarité financière que l’organisme saute à pieds joints dans sa 11e année d’appartenance limouloise.
«Nous avons augmenté le nombre de services octroyés au mètre carré et nous servons un plus grand nombre de personnes. Tout ça, sans avoir embauché d’employés supplémentaires et sans avoir obtenu des montants plus élevés», d’expliquer Danielle Pearson, directrice des services psychosociaux.

L’organisme, qui compte sur l’aide de 64 personnes, dont quatre employés à temps plein, a dû se départir d’un employé l’an dernier, faute de sous. Plus récemment, le Relais d’espérance a obtenu une subvention supplémentaire de 20 000 $. Somme qui ne sera cependant pas suffisante. «Est-ce qu’on va être obligés de fermer? Je ne peux pas dire oui ou non», confie Mme Pearson. Une chose est certaine : tout sera mis en branle afin d’éviter la catastrophe.

Car le Relais d’espérance fait partie de la vie de bien des gens. Chaque semaine, plus de 200 personnes franchissent les portes de l’organisme. Ces gens, en bonne partie originaires de Limoilou, s’y présentent pour socialiser, demander de l’aide, s’informer… La liste des demandes et services est longue. L’organisme ne s’est jamais spécialisé et demeure ouvert à tous les types de problèmes. «Le relais, c’est comme la filière 13. Nous existons pour les personnes entre deux cases, entre deux chaises. Qui ne pourront pas trouver ailleurs ce qu’ils trouveront ici. Nous n’avons pas de clientèle cible», explique le directeur général de l’endroit, Louis Blaquière. Redonner confiance est leur principale mission.
Au cœur du Vieux-Limoilou
Le Relais d’espérance a vu le jour à l’extérieur des murs de Limoilou, en 1980. Il est venu s’y nicher il y a maintenant 10 ans. Des locaux plus imposants et mieux situés étaient nécessaires afin de bien desservir la clientèle. Depuis lors, le nombre de personnes fréquentant l’organisme sis sur la 4e avenue a connu une progression constante. «Une augmentation de 15 à 25 % a été observée tous les ans, sauf l’an dernier», souligne M. Blaquière.
«Mes plus beaux souvenirs, c’est lorsque les gens m’accrochent dans la rue et qu’ils me disent qu’ils s’en sont sorti. Que le temps passé ici, au Relais d’espérance, a été bénéfique», de conclure Mme Pearson.

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