Dossier : Maladies respiratoires (1/5)
Une personne sur cinq aux prises avec une maladie respiratoire
L’humain apprend, dès les premiers instants de sa vie, une technique complexe, mais fort essentielle : la respiration. Ce réflexe anodin et involontaire se produit environ 12 fois par minute. Il demeure néanmoins un acte pénible pour les trois millions de Canadiens aux prises avec l’une des cinq maladies respiratoires les plus fréquentes.
L’asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), le cancer du poumon, la tuberculose et la fibrose kystique sont quelques exemples des affections les plus répandues.
Parmi la longue liste de ces maladies, le cancer du poumon est sans contredit le plus mortel. Et le plus dévastateur des cancers. «Il est très difficile de traiter cette forme de cancer, insiste le Dr Michel Laviolette, pneumologue à l’Hôpital Laval. Sur 100 cas, 25 sont opérables. Il y a beaucoup de risques que la maladie récidive.» L’Hôpital Laval traite annuellement entre 300 à 400 cas de cancer du poumon. À l’échelle provinciale, c’est quelque 7 000 nouveaux cas qui sont chaque année dépistés.
Outre le cancer, l’asthme demeure un fléau répandu qui envenime la vie de milliers d’enfants et d’adultes. «Le nombre de cas d’asthme a doublé au cours des dernières décennies. Il affecte 10 % de la population et 15 % des enfants. Une grande proportion des enfants demeurent asthmatiques toute leur vie», explique le Dr Louis-Philippe Boulet, également pneumologue à l’Hôpital Laval.
Ces maladies peuvent être causées ou aggravées en outre par la pollution, le tabac, les mauvaises habitudes de vie et les allergies. Selon l’Agence de santé publique du Canada, les maladies respiratoires remportaient, en 2004, le troisième rang des causes d’hospitalisation les plus fréquentes. Elles seraient également pointées du doigt dans 15,6 % des décès chez les hommes et 13,5 % des décès de la gent féminine.
Selon des données de 2007, les maladies respiratoires totaliseraient des dépenses directes et indirectes annuelles de près de 6,5 % de l’ensemble des coûts en soins de santé, en excluant le cancer du poumon.