Projet de recherche sur l'Alzheimer
Le laboratoire de recherche en psychologie gérontologique de l’Université Laval a obtenu une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), afin d’évaluer l’efficacité d’une intervention de groupe destinée à venir en aide aux familles touchées par la maladie d'Alzheimer. Un groupe témoin exclusivement féminin doit être formé.
«En effet, pour cette phase du projet de recherche, nous devons recruter des femmes qui prennent soin à domicile de leur conjoint ou d'un proche atteint, à titre d'aidante principale. Il faut également que la personne atteinte de l’Alzheimer ou d’un autre trouble apparenté présente des problèmes de comportements, comme l’errance et l’agressivité physique ou verbale», spécifie Marie-Ève Fortin, doctorante en psychologie.
Au cours de l’année 2008, l’intervention sera offerte en groupes d’environ huit participantes, sous la direction d’une animatrice. Les rencontres d'une durée de 90 minutes auront lieu hebdomadairement pendant 13 semaines, sur le campus de l’Université Laval. Il y aura aussi trois questionnaires d'évaluation de la démarche à remplir.
Les objectifs de l’intervention de groupe sont: améliorer la gestion des émotions et développer des habiletés pour mieux réagir aux situations difficiles. Les personnes intéressées doivent se manifester au 418-656-2131 (poste 4747), ou par courriel à: marie-eve.fortin.3@ulaval.ca.
Problème grandissant
Rappelons que de plus en plus de Québécois, nommés aidants naturels, sont appelés à prendre soin, à la maison, d’un proche âgé victime de l’Alzheimer ou d’un trouble apparenté. Accompagner une personne atteinte de cette maladie dégénérative de la mémoire demande beaucoup de temps et d'énergie. Il est reconnu que cette tâche est une source importante de stress. Nombreux sont les aidants qui éprouvent de la dépression, de l’anxiété, de la solitude et des problèmes de santé physique.
Pour l'instant, l’aide apportée aux personnes atteintes de la maladie repose essentiellement sur les familles. Il apparaît donc primordial de développer des programmes d’aide qui permettront d’assurer une meilleure qualité de vie aux aidants.